Je nâai pas la prĂ©tention dâĂȘtre experte dans ce syndrome, loin de lĂ , car mon expĂ©rience nâen est quâĂ ses dĂ©buts et mes investigations sont encore rĂ©centes, mais aprĂšs le premier Ă©pisode de ma trilogie KISS, jâaimerais vous partager la comprĂ©hension que jâai aujourdâhui du syndrome de KISS, les sources intĂ©ressantes que jâai trouvĂ©es et bien sĂ»r les constats que je fais suite Ă la premiĂšre manipulation de mes KISS Kinder.
Partie 2 : Comprendre le syndrome de KISS, manipulations et effets
Partie 3 : Syndrome de KISS : un an aprĂšs
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Parce que câest ce qui vous prĂ©occupe peut-ĂȘtre et parce que finalement ça aide Ă confirmer ses doutes, peut-ĂȘtre mĂȘme Ă passer Ă lâaction de prendre rendez-vous avec un spĂ©cialiste pour poser ou non le diagnostic : comment se manifeste le syndrome de KISS (symptĂŽmes possibles) et dâoĂč vient-il ?
Les symptĂŽmes sont multiples. Les bĂ©bĂ©s atteints du syndrome de KISS ne les prĂ©sentent pas tous, en gĂ©nĂ©ral. Leur cumul peut mener Ă lâidĂ©e du syndrome de KISS, les symptĂŽmes les plus pertinents Ă©tant a priori les asymĂ©tries et les postures. Je vous en cite quelques-uns ici :
* AsymĂ©tries et inclinaisons : des postures de compensation, en âCâ (câest-Ă -dire avec les lignes Ă©paules/bassin non parallĂšles), la tĂȘte en arriĂšre en dormant ou penchĂ©e en marchant par exemple.
AsymĂ©trie du visage (un Ćil plus petit ou plus enfoncĂ© que lâautre par exemple), du crĂąne ou du bassin.
Aplatissement de lâarriĂšre de la tĂȘte â pouvant faire penser Ă une plagiocĂ©phalie.
Position allongée sur le dos difficile.
* BĂ©bĂ© dit aux besoins intenses (BABI), qui pleure beaucoup (en voiture, lors de lâhabillage, la nuit), qui ne peut ĂȘtre posĂ© ;
ou au contraire enfant trĂšs calme, tranquille, âbĂ©bĂ© parfaitâ, sage (10 % des enfants KISS).
* Faiblesse de la bouche et de la mĂąchoire, bouche constamment ouverte, salivation excessive.
ExtrĂ©mitĂ©s des membres froides, pouvant ĂȘtre moites.
* DifficultĂ©s lors de lâallaitement : douleurs ou crevasses chez la maman, sein âprĂ©fĂ©rĂ©â, succion difficile, etc.
Des freins de langue ou de lĂšvre courts.
Diversification alimentaire compliquée voire tardive.
* Troubles digestifs : gaz et rots importants, âcoliquesâ, intolĂ©rances alimentaires.
* Reflux gastro-Ćsophagien (RGO), pouvant ĂȘtre interne et donc passer inaperçu, et/ou vomissements.
* Poussées de fiÚvre inexpliquées.
* Sommeil perturbé (endormissement difficile, sommeil agité, réveils multiples...).
Retards dans le dĂ©veloppement de la motricitĂ©... ou au contraire en avance (!), car lâenfant peut ainsi trouver de nouvelles positions pour attĂ©nuer les douleurs.
* Enfant qui marche de travers ou tombe souvent.
Ă la lumiĂšre de ces quelques symptĂŽmes, je voudrais vous reparler â briĂšvement â de mon expĂ©rience avec mes filles.
Elles ne prĂ©sentent pas tous ces symptĂŽmes (jâai mis un astĂ©risque aux symptĂŽmes qui les concernent) : pas dâasymĂ©trie particuliĂšre ni au niveau du visage ni au niveau du crĂąne par exemple, pas dâaplatissement de la tĂȘte, pas de souci apparent Ă ĂȘtre sur le dos, une prise de poids correcte, aucun souci avec la diversification... Rien de trĂšs visible ou dâhandicapant, donc.
En revanche, plusieurs des autres symptĂŽmes sâexpriment ou se sont exprimĂ©s chez mes filles, sans que jâen aie vraiment conscience malheureusement. Je pense notamment aux postures : ne connaissant pas le syndrome de KISS et donc ces postures typiques, je nâavais jamais fait attention, mais L. a parfois pris cette position en âCâ, marchait effectivement avec la tĂȘte penchĂ©e Ă gauche et A. dormait exactement avec la tĂȘte rejetĂ©e en arriĂšre, en hyper-extension complĂšte.
Mais je pense aussi Ă dâautres signes, tels que la salivation excessive (Ă partir de 3 mois, nous avons mis ça sur le compte des dents qui âtravaillentâ mais qui ne sont pourtant arrivĂ©es quâau moins trois mois plus tard),
la bouche toujours ouverte â signe certain dâun manque de tonus, mais le prĂ©sentant toutes les deux je nâai pas trouvĂ© ça anormal âÂ
et la langue dâA. lĂ©gĂšrement sortie,
les difficultĂ©s dâallaitement (jâai eu une crevasse et A. pouvait provoquer de petites douleurs ou gĂȘnes, mais jâĂ©tais persuadĂ©e que mon allaitement se passait parfaitement bien... Pourtant il y avait bien un sein plus agrĂ©able pour chacune, du moins de mon ressenti.),
des troubles digestifs Ă©vidents quand jây repense (on a longtemps cru Ă ces fameuses âcoliquesâ, fourre-tout mĂ©dical idĂ©al ; des rots âexplosifsâ parce quâĂ©normes par rapport Ă leur gabarit et sortis de nulle part),
un reflux interne pour chacune, resté invisible à nos yeux de parents débutants,
et des poussées de fiÚvre assez brutales et effectivement inexpliquées (mises sur le compte des dents là encore).
Avec le recul, je me dis que tous les nourrissons devraient ĂȘtre âregardĂ©sâ par un spĂ©cialiste. Les parents gagneraient du temps et Ă©viteraient certainement dâen arriver Ă lâĂ©puisement. Quant aux enfants, ceux qui seraient diagnostiquĂ©s KISS Kinder Ă©viteraient assurĂ©ment bien des souffrances, en plus de se sentir Ă©coutĂ©s et compris. Mais ça ne se passe pas comme ça, alors Ă dĂ©faut, je pense quâau moindre doute, les parents devraient consulter un de ces spĂ©cialistes : pourquoi attendre au risque de laisser ce blocage sâinstaller, cristalliser et crĂ©er de nouveaux symptĂŽmes ?
Si la curiositĂ© vous a poussé·e Ă lire mes articles au sujet du syndrome de KISS, ça ne veut Ă©videmment pas dire que votre enfant est un KISS Kinder. Si le doute sâest insinuĂ© dans votre esprit Ă la lecture des symptĂŽmes, voici quelques causes qui prĂ©disposent particuliĂšrement Ă ces blocages de la jonction crĂąnio-cervicale. Elles vous aideront peut-ĂȘtre Ă infirmer ou confirmer votre hypothĂšse.
Grossesse : stressante ou multiple (jumeaux, triplés...)
Position du bĂ©bĂ© dans lâutĂ©rus
Naissance prématurée ou au contraire avec dépassement du terme
Accouchement prolongé ou au contraire trÚs rapide
Accouchement instrumentalisé (forceps, ventouse) ou difficile (cordon autour du cou, présentation en siÚge...)
Petits poids de naissance ou au contraire bébé de plus de 4 kg
Prédisposition familiale
Si vous voulez creuser la question, je vous invite vivement Ă consulter le document PDF de BĂ©bĂ© Continuum. Vous trouverez Ă©galement dâautres sources en fin dâarticles.
Un brin de âthĂ©orieâ...
Le syndrome de KISS part dâun blocage ou dâun dĂ©calage des cervicales. Une ou plusieurs. Dâautres blocages, sur lâensemble du squelette, peuvent dĂ©couler de ce mauvais positionnement des vertĂšbres.
Au plus prĂšs, la base du crĂąne â lâocciput â peut sâen trouver compressĂ©e. Cette jonction crĂąnio-cervicale influe Ă©galement sur le tonus de la mĂąchoire et sur les freins, notamment de langue, dont la mobilitĂ© est intrinsĂšquement liĂ©e Ă celle de la jonction crĂąnio-cervicale.
Vers le bas, le blocage des cervicales peut Ă©tirer la colonne et ainsi provoquer des hyper-extensions, puis des tensions qui se cristallisent dans le bassin, ce qui peut entraĂźner des compensations dans lâouverture et la souplesse des mouvements des jambes et des pieds.
La jonction crĂąnio-cervicale est directement liĂ©e aux systĂšmes nerveux et immunitaire. Rien dâĂ©tonnant alors Ă ce que, parmi les symptĂŽmes du syndrome de KISS, on trouve des troubles du dĂ©veloppement moteur, de la digestion (reflux) et du transit !
Ce sont donc des rĂ©actions en chaĂźne. Avec le temps, lâenfant compense et sâadapte. Dâailleurs, il y a une pĂ©riode pendant laquelle les symptĂŽmes tendent carrĂ©ment Ă devenir invisibles ; on peut penser alors que tout est rentrĂ© dans lâordre, mais il nâen est rien, car le syndrome de KISS, lui, nâa pas disparu et il risque fort de provoquer des douleurs plus tard dans la vie de lâenfant, mĂȘme devenu adulte.
AprĂšs les manipulations pour rĂ©tablir les cervicales dans leur position ânormaleâ, le corps rĂ©agit plus ou moins pour sâhabituer Ă ses nouvelles libertĂ©s, ce qui peut provoquer ce que lâon appelle lâeffet rebond, avec une possible aggravation de certains symptĂŽmes pendant plusieurs jours, jusquâĂ trois semaines environ.
On en entend parler quand on a un nourrisson et plus particuliĂšrement quand on lâallaite, il me semble. En effet, des freins courts auront des consĂ©quences sur lâefficacitĂ© de la succion et peuvent provoquer des douleurs chez la maman ou des mauvaises prises du sein.
La longueur des freins est variable. Parfois, il sâavĂšre nĂ©cessaire de pratiquer une freinectomie ; au stade opposĂ©, on peut simplement exercer ces freins en jouant Ă claquer ou tirer la langue, toucher son nez avec sa langue, mobiliser la mĂąchoire infĂ©rieure...
Lâallaitement est le meilleur moyen de mettre en mouvement cette mĂąchoire et tous ces freins dĂšs le plus jeune Ăąge. Pour un KISS Kinder â mais certainement pour les autres aussi â, lâallaitement durant les premiĂšres annĂ©es de croissance est un Ă©norme bĂ©nĂ©fice qui permet de mobiliser chaque jour cette zone sujette aux blocages. Je comprends pourquoi Mme M. mâavait dit dâentrĂ©e que câĂ©tait une bonne chose que mes filles soient encore allaitĂ©es Ă 2 ans passĂ©s.
Bonne et mauvaise nouvelles
Le syndrome de KISS a des consĂ©quences qui peuvent ĂȘtre lourdes pour le dĂ©veloppement de lâenfant et le bien-ĂȘtre du bĂ©bĂ©. TrĂšs peu connu en France, et mĂȘme mal reconnu par les professionnels de santĂ©, les bĂ©bĂ©s restent souvent longtemps avec ces multiples symptĂŽmes sans que les parents ne puissent seulement imaginer quâil y a un blocage cervical ! Quand on ne connaĂźt pas, on ne peut tout simplement pas y penser.
La mauvaise nouvelle, câest que sâil nâest pas pris en charge par un professionnel spĂ©cialisĂ© dans son diagnostic et son traitement, il perdurera et aura de forts risques de laisser des sĂ©quelles chez lâenfant, qui deviendra alors âKIDDâ (âKopfgelenk-induzierte Dysgnosie und Dyspraxieâ â dysgnosie et dyspraxie induites par les articulations de la jonction crĂąnio-cervicale). Il pourra alors dĂ©velopper des scolioses, douleurs dorsales, dysgnosie (troubles de la perception), dyspraxie (troubles des gestes, une forme de maladresse)... et plus tard des migraines, hernies discales, etc. Ce qui nâarrange rien, câest que les professionnels non spĂ©cialisĂ©s â qui, eux non plus, nâont souvent jamais entendu parler du syndrome ! â penseront Ă dâautres blocages qui ressemblent au syndrome de KISS : torticolis du nourrisson, plagiocĂ©phalie... et maintiendront ainsi, Ă lâinsu de tous, les parents dans lâerreur de diagnostic.
Pourtant, et câest lĂ la bonne nouvelle, câest un simple blocage mĂ©canique et il suffit normalement de quelques manipulations avec le bon professionnel et tout est remis dans lâordre. Ce nâest pas grave en soi... mais il faut le dĂ©tecter.
Lors de la premiĂšre consultation diagnostic pour L., la praticienne que nous avions rencontrĂ©e (voir Double KISS) mâavait fait sentir la diffĂ©rence entre le cĂŽtĂ© gauche et le cĂŽtĂ© droit de sa nuque. Quelques jours aprĂšs, jâai commencĂ© Ă masser le cĂŽtĂ© droit, celui qui prĂ©sente une âanormalitĂ©â, en faisant une douce pression circulaire. En fait, un soir jâai mis mes doigts sur la nuque de L. et je lui ai demandĂ© si elle avait mal, lĂ . Elle mâa dit un petit âouiâ. Jâai massĂ© lĂ©gĂšrement et je lâai vue se laisser aller dans mes bras, le regard lointain.
Tous les jours pendant une dizaine de jours, jâai fait ce petit massage, surtout quand elle Ă©tait au lit avant de sâendormir. Jâai constatĂ© plusieurs amĂ©liorations :
elle sâest apaisĂ©e dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale
les endormissements sont plus calmes, elle ne sâagite plus dans tous les sens, dâun bord Ă lâautre de son lit, elle ne se relĂšve plus des milliers de fois...
les endormissements sont (par voie de conséquence) globalement plus rapides
elle a gagnĂ© en souplesse et en aisance quand elle se laisse tomber en arriĂšre, ce quâelle ne faisait pas
elle lĂąche plusieurs fois spontanĂ©ment le sein une fois rendormie la nuit, ce qui nâarrivait jamais
la veille du deuxiĂšme rendez-vous avec Mme M., elle a fait une selle normale, ce qui nâĂ©tait pas arrivĂ© depuis environ 3 mois !
Presque un mois aprĂšs que le diagnostic ait Ă©tĂ© posĂ© pour L., me voilĂ de nouveau dans le cabinet de Mme M., cette fois avec L. et A. Je fais rapidement le point sur les doutes que je nourris concernant A., puis les tentatives dâapproche pour que Mme M. puisse les toucher toutes les deux se multiplient. Tranquillement, elles explorent lâespace, sâapprochent de Mme M., jouent et refusent chaque fois les propositions de manipulation.
L. enlĂšve dâelle-mĂȘme ses chaussures et ses chaussettes, ce qui donne lâoccasion Ă la praticienne de regarder ses pieds, ses jambes et rapidement ses hanches. Puis L. rĂ©clame une tĂ©tĂ©e et je mâallonge donc sur la table de consultation pour quâelle puisse ĂȘtre manipulĂ©e pendant ce temps-lĂ . Une lĂ©gĂšre impulsion au niveau de la nuque, une autre au bassin... confirmĂ©e dans la position assise et le tour est jouĂ© ! Et dâune !
Bien sĂ»r, A. veut bien une tĂ©tĂ©e elle aussi, maintenant ! QuâĂ cela ne tienne, elle sâallonge Ă son tour sur moi et Mme M. tĂąte ses pieds, constate le blocage de son bassin â trĂšs certainement dĂ» en partie Ă sa naissance â, situe le blocage crĂąnio-cervical au niveau de lâocciput et me le fait sentir sur moi-mĂȘme. Enfin, elle me fait Ă©galement toucher les muscles entourant la cinquiĂšme vertĂšbre thoracique, juste entre les omoplates : il y a ce quâelle appelle une âcorneâ, câest-Ă -dire les petits muscles contractĂ©s qui roulent sous mes doigts. LĂ aussi, de trĂšs lĂ©gĂšres impulsions et câest rĂ©glĂ©. A. tĂšte longuement â ce qui est inhabituel â et donne ainsi le temps Ă Mme M. de sâasseoir Ă sa hauteur, face Ă elle, pour lui masser le muscle de la mĂąchoire, celui qui compense et qui est bien contractĂ© aussi. Tout en douceur, elle lui masse la partie gauche du visage, du front jusquâau menton.
AprĂšs ce rendez-vous, en voulant masser la base crĂąnienne dâA., jâai senti clairement que câest une zone trĂšs sollicitĂ©e lorsquâelle tĂšte : je sens tous les mouvements de succion Ă cet endroit-lĂ , ce qui est loin dâĂȘtre aussi flagrant chez sa sĆur.
à la sortie de la consultation, les filles sont en forme, goûtent avec appétit et courent joyeusement.
En revanche, le lendemain matin elles sont K.O. MĂȘme si çâa Ă©tĂ© par vagues, elles ont Ă©tĂ© bien kaputt plusieurs matins de suite et globalement trĂšs fatiguĂ©es pendant une dizaine de jours. Je ne les ai pas beaucoup mĂ©nagĂ©es non plus avec le rythme du moment, mais je sentais quâil nây avait pas que ça. Dâailleurs, dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale, je les ai trouvĂ©es plus agitĂ©es, plus grognons et beaucoup plus Ă se chamailler que dâhabitude. Royal...
A. mâa fait une de ses fortes fiĂšvres inexpliquĂ©es dont elle a le secret, deux jours aprĂšs la consultation. Une fiĂšvre qui est tombĂ©e, puis revenue la nuit suivante... Et puis elle a disparu sans autre symptĂŽme si ce nâest un petit nez qui coule Ă©pisodiquement.
Je pense que durant la premiĂšre nuit de fiĂšvre dâA., sa sĆur en a fait une aussi en montagnes russes, moins forte cependant.
Elles ont clairement eu beaucoup moins dâappĂ©tit que dâhabitude et deux semaines plus tard, câĂ©tait encore fluctuant. Mieux, mais fluctuant. Tout comme les selles qui sont globalement de meilleure texture mais il y a eu quelques diarrhĂ©es.
Trois nuits aprÚs la manipulation, elles se sont réveillées une fois chacune en mettant du temps à se rendormir. Et ça peut leur arriver encore à presque trois semaines de la consultation ; heureusement pour moi, ça reste exceptionnel.
Au final, rien dâinquiĂ©tant quand on sait que ces fameuses cervicales touchent les zones qui rĂ©gulent Ă©galement lâappĂ©tit et le sommeil, en lien direct avec le nerf vague et le systĂšme nerveux. Dâailleurs, lâeffet rebond peut durer trois semaines dâaprĂšs ce que jâai entendu. On arrive Ă la fin de cette Ă©chĂ©ance et jâenvisage le prochain rendez-vous.
Je crois quâen ce qui concerne lâeffet rebond, jâai quand mĂȘme de la chance, car il peut vraiment ĂȘtre terrible pour certains enfants. Les parents, dĂ©couragĂ©s, se demandent mĂȘme parfois sâils nâont pas fait une erreur en consultant le professionnel en question. Mais dâaprĂšs les tĂ©moignages des parents qui sont passĂ©s par-lĂ : câest vraiment pour du mieux aprĂšs, il faut garder espoir et il ne reste quâĂ accompagner lâenfant en attendant la stabilisation du dĂ©blocage.
Ce que jâobserve depuis le rendez-vous avec Mme M. :
lâamĂ©lioration la plus flagrante, câest A. qui respire ânormalementâ : avant, mĂȘme si sa porte de chambre Ă©tait fermĂ©e, on lâentendait dans le couloir, parfois mĂȘme depuis notre chambre de lâautre cĂŽtĂ© de ce couloir ! LĂ , jâai du mal Ă lâentendre quand je passe la tĂȘte par la porte de sa chambre...
A. dort moins souvent dans sa position "favoriteâ sur le cĂŽtĂ© avec la tĂȘte en arriĂšre, je la vois frĂ©quemment sur le dos maintenant
elles me paraissent plus souples et dĂ©tendues, la course de L., bien quâencore imparfaite, est vraiment plus fluide
A. se laisse tomber ou se jette sur un matelas avec joie et plus de confiance
L. se jette en arriĂšre en toute confiance
le transit va vers du mieux, lâappĂ©tit revient
les endormissements de L. sont moins pĂ©nibles, surtout quand jâai le temps de la masser
je nâai plus systĂ©matiquement une gĂȘne ou une douleur lorsquâA. tĂšte et elle peut changer de sein sans problĂšme
lâune comme lâautre nâont plus ces petits âlĂąchersâ de lâeffet ventouse quand elles tĂštent
Je nâai pas encore suffisamment de recul pour constater dâautres amĂ©liorations, mais jâai confiance, car je sens que cette premiĂšre manipulation leur a fait du bien.
Le document de lâassociation BĂ©bĂ© Continuum : le doc parfait Ă mes yeux, qui explique tout, des symptĂŽmes du nourrisson aux causes en passant par les symptĂŽmes du KIDD, sans oublier des prĂ©cisions sur le pourquoi du comment.
Lâarticle de la Leche League : particuliĂšrement pour les bĂ©bĂ©s, dâautant plus sâils sont allaitĂ©s... logique ! ;-)
Site des praticiens de Paris et Aix-en-Provence : je lâai trouvĂ© trĂšs axĂ© prise de rendez-vous, avec assez peu dâinfos quand on cherche Ă connaĂźtre le syndrome, ou du moins trop technique et pas assez vulgarisĂ©.
En revanche, leur blog présente des articles fort intéressants autour de ce sujet.
Le tĂ©moignage dâune maman dâun ancien KISS Kinder
Les groupes Facebook : âSyndrome de KISS : TĂ©moignages et soutien autour de nos KISS Kinderâ et âSyndrome de KISS : tout savoirâ
La page Facebook dâune famille KISS/KIDD
Suite au prochain épisode...
Un grand merci Ă Julie : merci de mâavoir parlĂ© de ce syndrome, dâavoir rĂ©pondu Ă mes questions et de ses relectures attentives malgrĂ© la longueur de mes textes ! Merci, vraiment !!
La sortie du prochain opus qui clĂŽturera ma trilogie KISS est prĂ©vue dans quelques mois, afin dâavoir un regard aussi objectif que possible sur les Ă©volutions suite aux manipulations.