Une Terre de Je
À l’heure où je me demande si je ne vais pas changer de nom et quand sera le bon moment, je mesure combien ce nom que j’ai choisi en 2015, Terre de Je, avait un sens pour moi, pour ma vie, pour me guider.
Vous ne trouvez pas ça dingue que j’en prenne conscience 6 ans plus tard ?!
Bon, il n’est pas trop tard, ceci dit, car mon chemin avec lui n’est pas fini...
Une Terre
Quand j’ai finalement décidé de m’installer (la première fois) pour accompagner les petits et les grands à rencontrer leurs émotions, j’avais à cœur de nous rassembler : nous vivons tous sur la même Terre et je découvrais combien nous étions tous liés. Je commençais à prendre conscience de ce que “nous sommes Un” signifiait.
J’étais déjà “écolo”, dans le sens où je faisais de mon mieux pour que mon impact ne soit pas trop important pour la planète. C’était ce que je considérais comme ma meilleure option pour prendre soin de celle qui, plus ou moins directement, me nourrissait depuis toujours.
Photo de Gabriel Jimenez sur Unsplash
Et puis c’était aussi une façon de faire le lien avec la Nature, qui a toujours eu une place importante dans ma vie. Mon amour pour les animaux quand j’étais petite n’en était qu’une partie émergée.
Photo de Johannes Plenio sur Unsplash
Des “Je”
Sur cette Terre, même tous faits de la même énergie et étrangement reliés à un niveau quantique, il y a vous, il y a moi, il y a nous tous et nous sommes tous différents. Chacun dans sa vie, chacun avec une histoire, chacun avec ses émotions. Chacun venu expérimenter sa propre version de l’humanité. C’est à tous ceux-là que je voulais rendre hommage dans ce nom : tous ces individus qui ne sont pas là par hasard, qui ont chacun leur rôle à jouer.
Parce que pour prendre soin de soi et de ses émotions, il faut aussi accepter de prendre la responsabilité de sa vie, de se regarder comme un être qui mérite l’amour de la Terre sans aucune condition et qui est acteur à chaque instant.
Je pensais aussi à tous ces bébés et ces enfants, que j’avais envie d’aider à être entendus et compris, parce que je sentais qu’ils étaient bien plus que “des enfants” au regard de notre société, mais bel et bien des êtres à part entière comme les adultes.
Un jeu
Bien entendu, le jeu de mots ne vous a pas échappé. Il symbolisait déjà ma façon de vivre le développement personnel : un jeu pour grandir, pour évoluer, pour mieux se comprendre et se libérer profondément. Souvent, quand on parle de thérapie ou de travail sur soi, il y a des peurs, des freins qui nous empêchent de franchir le pas, de demander de l’aide. Parce que nos croyances – héritées ou non – et l’inconscient collectif nous soufflent : “Mais enfin, tu n’es pas malade, tu n’as pas besoin de quelqu’un pour t’aider à aller mieux !”... Ou alors, c’est parfois parce que les sujets que l’on souhaite aborder sont lourds et qu’après tout, on a l’habitude de traîner ces casseroles, à quoi bon les détacher ?... On peut s’inquiéter en réalité de ce qu’on va devenir sans, inconsciemment.
Malgré les larmes qu’aller à la rencontre de soi-même peut faire couler, malgré les émotions traversées en profondeur, cette vision “légère” me tient à cœur encore aujourd’hui. Parce que j’ai aussi vécu de drôles de choses, je sais qu’on n’est pas obligé de vivre sa vie dans la douleur, mais qu’au contraire, la bienveillance et la douceur sont accessibles en tout temps.
Alors pourquoi ne pas jouer à déployer ses ailes, à retrouver sa pétillance, sa légèreté, son innocence d’enfant en se délestant de tous ces poids que nous portons ? Oui, on peut vivre sa vie comme un jeu ; un jeu précieux et merveilleux.
Photo de Tim Mossholder sur Unsplash
Trouver ma place
Mais si je n’en ai pas terminé avec ce doux nom de Terre de Je, c’est parce que son invitation allait au-delà de ce que je voyais à l’époque. J’avais envie d’accompagner des personnes prêtes à reprendre les rênes de leur vie, à prendre conscience de leur pouvoir créateur... Finalement, j’avais envie de les aider à prendre leur place sur cette Terre, en tant qu’individu à part entière, quel que soit leur âge.
Petite dernière de ma fratrie, arrivée 10 ans après “les grands” qui avaient tout juste un an d’écart entre eux, j’ai eu une place singulière – pas obstinément désagréable, mais particulière. Régulièrement dans ma vie, j’avais un sentiment d’être un peu extraterrestre, pas comme les autres, jamais dans le moule, pas à la mode, un peu en contradiction avec le reste du monde... Singulière, je vous dis.
Je me suis appuyée sur des “circuits parallèles” de reconnaissance : pas ceux qui sont sur le devant de la scène, plutôt ceux qu’on ne voit pas trop, mais qui ont eu beaucoup de valeur pour moi, qui m’ont aidée à grandir.
Photo de Manuel Meurisse sur Unsplash
Heureusement pour moi, je sais profondément qui je suis et plutôt bien où je vais. Mais peut-être que le bon moment pour changer ce nom, ce sera quand j’aurai bel et bien trouvé ma place à vos côtés sur cette Terre, quand je serai prête à l’incarner.
Affaire à suivre...

















