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Ma vidéo Tik Tok
đ€ MON CHARLY đ€
3 ans aujourdâhui 22 dĂ©cembre 2025 que tu es parti rejoindre les Ă©toiles đȘ đ°
Toujours ce grand vide en moi depuis ton violent dĂ©part, qui ne pourra jamais ĂȘtre comblĂ© đ
Mes larmes coulent chaque jour, nous Ă©tions si fusionnels đ
Le poids de la culpabilitĂ© me ronge et me hantera jusquâĂ la fin đ đ
Je tâaime Ă lâinfini et pour lâĂ©ternitĂ© đŻïž đïž
"It's not easy to look at a picture of you, it's not easy not to cry when I think of you. I don't want to tell myself it's over anymore, I don't want to tell myself you're gone, that you're all alone up there in heavenâŠâŠ"
source : @cheminer-poesie-cressant
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tout un feuillage de blessures parmi les arbres qui se dĂ©nudent jaune tranchant les bleus du ciel aucun remĂšde ne pourra Ă©viter lâĂ©coulement de la saison
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a whole foliage of wounds among the trees laying themselves bare yellow slicing through the blues of the sky no remedy will be able to prevent the flowing away of the season
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un intero fogliame di ferite tra gli alberi che si spogliano giallo che taglia gli azzurri del cielo nessun rimedio potrĂ evitare lo scorrere della stagione
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© Pierre Cressant (vendredi 29 novembre 2024)
11.04.26
''Quelle est donc cette longue traversée du désert ? Quelle est donc cette interminable marche en terre de souffrance ? Est-ce ça qu'on s'appelle la vie ?"
Karine Giebel - Glen Affric

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Texte de Teberbi Belgacem.
Suis-je celui qui marche sur le chemin? Ou est-ce le chemin qui marche? Ou bien sommes-nous tous deux immobiles et le temps avance? Je ne sais pas... Ă mon Ăąme, patiente face aux Ă©preuves du temps, car le soulagement se lĂšve aprĂšs de longues nuits d'insomnie. Et si nous voulions ĂȘtre deux aiguilles dans une heur? Je te rencontre et t'embrasse, puis je reste lĂ Ă compter le temps pour te retrouver Ă nouveau aprĂšs une absence qui a durĂ© soixante secondes. Je veux son union et elle veut mon Ă©loignement. Qu'il est malheureux, celui qui dĂ©sire sans ĂȘtre dĂ©sirĂ©. Ni dans leur proximitĂ© je n'ai trouvĂ© le bonheur, ni dans leur Ă©loignement la douleur ne s'est effacĂ©e. Fais parler ton imagination de celle que tu aimes, peut-ĂȘtre la retrouveras-tu dans un souffle de rĂȘves. Et peut-ĂȘtre que ce que tu crains n'existe pas, et que ce que tu espĂšres, arrivera.
La douleur est le prix que lâĂąme paie pour grandirâŠ
V. H. SCORP
La douleur⊠Ma nouvelle « AMIE »âŠ
Jâai cru Ă ce que mon cerveau malade me montrait, aujourdâhui je vois plus clair.
Je nâai pas menti,
Je nâai pas fabulĂ©,
Jâai vĂ©cu une rĂ©alitĂ© psychique produite par mon cerveau en dĂ©tresse. Les monstres nâexistaient pas, mais la terreur, ELLE, Ă©tait vraieâŠ
Le brouillard a laissé place à la douleur, mon ventre était énorme, enflé, et plus il gonflait et plus la douleur était insupportable.
Je ne suis pas douillette du tout, pourtant cette douleur lĂ , vive, lancinante, comme si mes organes, prenaient trop de place, comme si ils se tordaient dans tous les sens.
Je me souviens, des pleurs, des plaintes, des gémissements.
JâĂ©tais en plein dĂ©sespoir, je vivais un calvaire, je mâaccrochais aux barreaux de mon lit, mon corps se crispait, je me tortillais dans tous les sens.
Et pire que tout, jâĂ©tais devenue, dĂ©sagrĂ©able, comme mĂ©chante, dĂ©testable sans mĂȘme mâen rendre compte.
Les infirmiĂšres disaient « à combien vous situez la douleur ? » et moi dans ma tĂȘte, ou peut ĂȘtre tout haut je les insultais, je les maudissais. Le plus dur pour moi câĂ©tait quand je mâen prenais aux miens, Ă mon HEROS, Ă ma mĂšre.
Vous savez, ses deux-lĂ , ils ont tout essuyĂ©, tout supportĂ©. Ils mâont portĂ©, ils mâont nourri, ils mâont habillĂ©, lavĂ©.
Ma maman Ă souffert avec moi, je crois autant que moi, ou sinon beaucoup plus que moi, je lâai ressenti, JE LE SAISÂ !!!
Elle a eu mal avec moi, elle a pleuré avec moi.
Peut-ĂȘtre pensait âelle que je ne la voyais pas mais au bout dâun moment dans les hĂŽpitaux, mĂȘmes les silences deviennent bruyants.
Lui, mon HEROS, Tout le temps oĂč jâĂ©tais dans cet hĂŽpital-lĂ , il a dormi avec moi, par terre, sur un matelas. Il Ă©tait fort malgrĂ© tout, il a partagĂ© mes peurs, il a acceptĂ© mes humeurs et ma douleur.
Et il a fait ça avec une douceur et un amour incommensurable, inĂ©branlableâŠ
Tout ça alors quâil Ă©tait totalement dĂ©boussolĂ©, quâ il perdait ses moyens, quâ il avait besoin dâĂȘtre encadrer, quâon lui dise quoi faire et comment.
CâĂ©tait lĂ encore le rĂŽle de MAMAN, elle gĂ©rait tout, dâune main de maĂźtre, AAAAH MA REINE, MON SOLDAT⊠Elle savait prendre soin de sa fille !
Avec le recul, je crois que je ne mâen suis jamais pris Ă mon pĂšre.
Depuis toute petite, quand jâĂ©tais malade, quand jâavais un examen Ă passer et que je stressais, quand jâĂ©tais en colĂšre, il savait me calmer, sa prĂ©sence mâapaisait.
Mon frÚre lui, il avait peur des hÎpitaux, il ne supportait pas de me voir comme ça, dans cet état-là .
Je le comprenais, pourtant jâavais tellement besoin de luiâŠ
Câest mon jumeau, on ne se voit pas souvent, pourtant nous avons quelque chose que ni les gens autour de nous, ni la jalousie, ni la rancune, ni la colĂšre ne nous enlĂšvera jamais.
Ce lien quâon a nous les jumeaux,
Personne ne nous lâenlĂšveraâŠ
Les anti-douleurs aussi forts quâils soient ne me servaient Ă rien, ou alors au pire, Ă mâabrutir.
Ăa, jâĂ©tais totalement shootĂ©e ! đ„Žđ„Žđ„Žđ„Ž
JâĂ©tais branchĂ©e de partout, on me faisait des analyses Ă profusions, tant et si bien que mon corps ne voulait plus coopĂ©rer, il ne voulait plus rien donner, les bras, les poignets, dans le cou, lâaine etcâŠ
Plus une goutte⊠đ©žđ©žđ©ž
Jâai eu droit aux transfusions, jâen ai eu plusieurs.
Je dĂ©testais ça, je nâaimais pas lâidĂ©e que le sang de quelquâun dâautre, circule en moi, se mĂ©lange au mien, câĂ©tait juste une autre preuve Ă mes yeux que mon corps ne valait plus rien, quâil me lĂąchaitâŠ
Et puis un jour, ils ont dit à maman « ON NE PEUT PLUS RIEN FAIRE POUR ELLE, ICI ON NE FAIT QUE LA MAINTENIR EN VIE !!! »
Ăa nâallait pas durer longtemps, ils le savaient tous alors ils ont ajoutĂ© « SOIT VOUS PARTEZ AVEC ELLE, SOIT ELLE MEURT ICI »
Est-ce quâon dit ça Ă une mĂšre ?
Pour moi, câĂ©tait hors de question, je refusais de partir, de laisser les miens, de ne plus les avoir auprĂšs de moi, ils voulaient mâenvoyer mourir ailleurs loin dâeuxâŠ
Loin de MON FILSÂ !!! DE MA CHAIRÂ !!! DE MON SANGÂ !!!
Je voulais mourir à leur cotés et pas SEULE !
Je me savais condamnée, Voilà pourquoi je ne voulais pas partir !
Maman mâa dit « je pars avec toi, je ne vais pas te laisser seule, ça va aller ma fille ! »
Elle savait que si je ne lâavais pas avec moi, je me laisserais mourir !
Lui, mon hĂ©ros, viendrait me rejoindre plus tardâŠ
Mon Ă©tat se dĂ©gradait de plus en plus, il fallait faire vite, ils mâattendaient dĂ©jĂ Ă lâautre hĂŽpitalâŠ
Le transfert à été rapide !
Le jour de mon dĂ©part, je crachais du sang, ça nâallait plus, maman Ă©tait dĂ©jĂ Ă lâaĂ©roport, papa poussait mon fauteuil et lui marchait Ă mes cĂŽtĂ©s.
Mon bĂ©bĂ© est venu me dire aurevoir, est-ce que jâallais le revoir ?
Mon fils que jâaimais tant⊠ Je ne le laissais pas tout seul mon garçon, je laissais mon cĆur avec lui et il allait ĂȘtre ma force, plus grande motivation !!!
Mon Ă©quipe mĂ©dical, ma maman avec moi, nous voilĂ dans lâavionâŠ
JâALLAIS AU FRONTÂ !!!!