Vue de l’exposition « The Transformation of Silence: with Héla Ammar and Souad Mani » curatée par Marianna Liosi à la Chapelle de Carthage. L’exposition est l’un des résultats de la bourse 2021 sur la mémoire et la justice, au Merian Centre for Advanced Studies in the Maghreb (MECAM), à Tunis. L’événement est le résultat d’une coopération entre le MECAM et La Boîte (Tunis), avec l’aimable soutien de Fatma Kilani.
Duo Wujud (Souad Mani et Romain Papion) Strates de l'incertitude | 2022
Vidéo intéractive, 14’:20’’
Usine ArcelorMittal, France
Duo Wujud (Souad Mani et Romain Papion) Strates de l'incertitude | 2022 Datavisualisation, 19’:27’’
Usine ArcelorMittal et Usine Rassuen, France
"Le triptyque joue avec la collecte de données environnementales et leur esthétique, ainsi qu'avec les glitches conçus comme un mécanisme non performant qui ouvre des possibilités de créer de nouvelles réalités. D’un côté, il y a les images prises à l’usine de ArcelorMittal, en pleine activité, que l’artiste filme pendant la nuit. En réaction à un lieu surexposé à la pollution et bruyant, Mani en collaboration avec le développeur associé, Romain Papion, choisissent d’ajouter les valeurs de gaz et de température à la vidéo à travers des logiciels de développement et créer une interaction entre vidéo et données scientifiques. Le résultat est une altération qui produit des glitches, des erreurs, des datas corrompus et “donne à voir un monde flottant et effondré” - Souad Mani. Au milieu du triptyque, il y a les courbes, des dessins abstraits qui sont chargés de valeurs scientifiques et numériques. Elles représentent les taux d'humidité, de gaz, de pression, de températures enregistrées à travers MOTTY un objet réalisé par le duo, WUJUD (Souad Mani & Romain Papion) et connecté en évolution. De l’autre côté, l’usine de Rassuen, abandonnée depuis vingt ans, devient pour l’artiste un lieu de découverte archéologique. Paradoxalement, les séquences filmées la nuit évoquent les grains et la réalité physique de l’image analogique, source d’un milieu à repenser." Marianna Liosi