“Bonjour vous avez du tabac bio ou sans additifs ?”
- Entendu par LoĂŻc Prigent.

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“Bonjour vous avez du tabac bio ou sans additifs ?”
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Collage de N. et R. (7/18)
Le scandale de l'eau empoisonnée à Flint, une discrimination raciale et sociale
Le scandale de l’eau empoisonnée à Flint, une discrimination raciale et sociale
Nous étions si fragiles…   L’enchaînement de faits de violence policière envers des Afro-américains suivis d’actions de représailles commises par les plus radicaux d’entre eux n’était en réalité que la partie émergée de l’iceberg, l’aspect le plus spectaculaire des conséquences de la discrimination raciale et sociale renaissante. Le scandale de l’eau empoisonnée au plomb de Flint, dans le…
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L’algorithme de Yuka
L’application Yuka est utilisĂ©e par un public de plus en plus large et de plus en plus nombreux en quĂŞte de transparence et de traçabilitĂ© des produits qu’il mange. Suite Ă de nombreux scandales alimentaires, mais aussi Ă la phobie de la « malbouffe », l’intĂ©rĂŞt des consommateurs face Ă l’application s’accroit. L’application attribue Ă chaque produit alimentaire une note, allant de 0 Ă 100. D’après le site internet de Yuka, la notation se base sur : la qualitĂ© nutritionnelle Ă©tablie Ă partir du Nutri-Score Ă hauteur de 60%, la prĂ©sence d’additifs Ă hauteur de 30% et la dimension biologique Ă hauteur de 10%. Nous pouvons lĂ©gitimement nous demander : dans quelle mesure ces critères de notations sont-ils fiables ? Comment fonctionne l’algorithme de Yuka, et peut-on faire confiance Ă notre Ă©cran ? AppuyĂ©es par des interviews donnĂ©s par le docteur Anthony Fardet, Ă propos de son livre : Mangeons vrai: Halte aux aliments ultra transformĂ©s, et par plusieurs Ă©tudes de cas, nous avons tentĂ© de rĂ©pondre Ă la question de la pertinence de l’algorithme de Yuka et de comprendre si l’on peut rĂ©ellement faire confiance Ă l’application. Â
Pour commencer, l’application Yuka se base sur la qualitĂ© nutritionnelle et notamment le Nutri-Score pour sa notation et Ă hauteur de 60%. Le Nutri-Score est un système d’étiquetage nutritionnel oĂą un produit se voit attribuer une note allant de A Ă E. Le Nutri-Score a Ă©tĂ© conçu par des chercheurs et par SantĂ© publique France, il s’appuie sur des travaux scientifiques et cherche Ă guider le consommateur. Le calcul du Nutri-Score se fait grâce Ă des points positifs P (protĂ©ines, fibres …) et des points nĂ©gatifs N (sucres, kcal, graisses saturĂ©es …). L’amplitude du Nutri-Score est de 55 points, il peut aller de -15Ă 40.Â
Le Nutri-Score est ensuite calculĂ© grâce Ă la diffĂ©rence N-P. Ainsi, plus le Nutri-Score est bas, plus le produit contient de bonnes qualitĂ©s nutritionnelles (comme montrĂ© sur le tableau ci-contre.Â
En ce sens, grâce au graphique prĂ©sent ci-contre, on observe que le Nutri-Score influence grandement la notation de Yuka. En effet, pour un Nutri-Score A, le produit sera notĂ© excellent sur Yuka et pour un Nutri-Score D ou E, le produit sera certainement mauvais ou peut-ĂŞtre mĂ©diocre sur Yuka (en fonction des additifs et de la dimension biologique qui correspondent aux autres critères de notation). Le lien de corrĂ©lation est donc bien visible.Â
Cependant, des scientifiques, comme Anthony Fardet ou Thierry Souccar ont cherchĂ© Ă dĂ©montrer les Ă©checs du Nutri-Score. Le docteur Anthony Fardet dĂ©clare d’ailleurs que « les critères sur lesquels se base le Nutri-Score appartiennent au monde ancien ». En effet, le Nutri-Score rĂ©duit un produit Ă une somme de nutriments, et juger un aliment seulement sur ses qualitĂ©s nutritionnelles manque clairement de globalitĂ© pour deux raisons principales intrinsèquement liĂ©es. DĂ©jĂ , le Nutri-Score est un « effet d’aubaine » pour les industriels. Effectivement, pour obtenir un Nutri-Score satisfaisant, il suffit de baisser la teneur en sucre ou en graisse du produit sans pour autant changer la recette du produit. C’est ainsi que le Nutri-Score ne peut, en aucun cas prendre en compte le degrĂ© de transformation du produit. Gras, salĂ©s, sucrĂ©s ou pas, ce qui pose le plus problème dans l’alimentation de nos jours c’est l’ultra-transformation des produits. Je prends ici l’exemple de Coca-Cola qui a créé le Coca-Cola zĂ©ro avec une teneur en sucre beaucoup moins Ă©levĂ©e - produit ultra transformĂ© - pour obtenir un Nutri-Score B. A l’inverse l’huile d’olive (dont les graisses sont vĂ©gĂ©tales et donc non nocives pour la santĂ© et dont la teneur en sel est importante) a un Nutri-Score D. Pour prendre un autre exemple : les frites surgelĂ©es (qui vont ĂŞtre cuites dans l’huile et dans le sel et qui auront donc de mauvaises qualitĂ©s nutritionnelles) ont un Nutri-Score A, alors que le jambon sec (qui est dĂ©jĂ au stade final dans le sens ou aucun sel ne sera ajoutĂ© par la suite) a un Nutri-Score E. La note Yuka des frites sera donc comprise entre 80 et 100 et celle du jambon sera infĂ©rieure Ă 40. Pourtant, en terme de qualitĂ© nutritionnelle, les frites ne sont pas conseillĂ©es … Le Nutri-Score se rĂ©vèle donc ne pas prendre en compte les pesticides, les Ă©dulcorants, les conservateurs et l’ultra transformation ce qui est grandement problĂ©matique ainsi que l’avenir des produits : les frites ne sont pas Ă leur stade final lorsqu’elles sont achetĂ©es en grande surface et de nombreuses graisses vont venir s’ajouter. Ainsi, mĂŞme si Yuka propose d’évaluer la dangerositĂ© des additifs dans une seconde partie de la notation, il est simple d’observer de nombreuses incohĂ©rences seulement avec ce critère. C’est ici que l’on observe l’une des première limite de Yuka, le Nutri-Score est un bel outil pour comparer des produits similaires (par exemple comparer des brioches industrielles en fonction des marques), mais pas pour noter l’ensemble des produits que l’on utilise.Â
 Ensuite, Yuka procède à la pénalisation des additifs dans sa note. Le tableau ci-contre présente le nombre de points de pénalisation en fonction des prétendus risques des additifs. Pourtant, la notation des additifs révèle elle aussi être problématique. Yuka catégorise ses additifs en « sans risque », « risque limité », « risque modéré », ou « risque élevé ». Pourtant, calculer le risque d’un additif n’est pas une mince affaire. Le risque lié aux additifs est en effet propre à chacun et pour le déterminer il faut connaître le profil du consommateur. Trouver le risque lié aux additifs est un calcul compliqué, dont le résultat doit être comparé à une Dose Journalière Admissible (DJA) : quantité d’additifs pouvant être consommée tout au long d’une vie et quotidiennement sans risque pour la santé. La DJA étant propre à chaque personne, Yuka ne peut pas évaluer le risque lié à un additif. L’application peut évaluer un danger, et non pas un risque. L’application simplifie donc beaucoup la question des additifs alimentaires. En plus, le docteur Anthony Fardet dénonce un manque de scientificité dans les évaluations faites par Yuka. Il a même déclaré « J’ai épluché la législation et les études sur les quelque 400 additifs existants et je n’aboutis pas du tout aux mêmes conclusions que Yuka ». En ce sens, cela mène à des erreurs importantes. Prenons un exemple : les fruits secs Apérifruits et les sablés au fromage Michel Augustin ont la même note sur Yuka (30/100), pourtant ce qui fait baisser la note de l’un; ce sont les qualités nutritionnelles mauvaises, et pour l’autre, ce sont des additifs dont la toxicité n’est pas prouvée !
Prenons maintenant le dernier indicateur, la dimension biologique du produit. L’algorithme de Yuka ajoute 10 points a un produit bio. C’est en ce sens que l’on peut dire que l’application est fondĂ©e sur des prĂ©somptions. En effet, ce n’est pas parce qu’un produit est issu de l’agriculture biologique qu’il est une alternative plus saine. Anthony Fardet le dit lui-mĂŞme : « les rayons et magasins bio ne sont pas Ă l’abri de l’ultra-transformation ». Les notations manquent donc de sens. L’agriculture biologique est une obligation de moyens et non pas de rĂ©sultat. Et, comme le soulignent de nombreuses Ă©tudes, manger bio permet de rĂ©duire le risque d’exposition aux pesticides, pour autant, cela ne suffit pas Ă prouver que le bio est meilleur pour la santĂ©.Â
naturellement présents dans le produits ou ajoutés ? Pour exemple, un jambon artisanal peut être moins bien noté qu’un jambon industriel dans lequel du saumure a été injecté pour faire baisser la teneur en sel, pourtant, cela peut contenir des sucres cachés, qui ne sont pas mis en évidence par Yuka. Enfin, l’application commet aussi des erreurs. En effet, certaines valeurs de Yuka sont supérieures à celles inscrites sur les étiquettes. Prenons l’exemple des biscuits salés Curly. Yuka indique une excellente quantité de fibres, pourtant, l’étiquette alimentaire du produit ne met en aucun cas la présence de fibres en évidence. L’application Yuka a donc procédé à l’ajout d’un nutriment pourtant inexistant dans le produit.
Ajoutons plusieurs dĂ©tails importants qui prouvent encore l’importance de prendre du recul par rapport Ă l’application :Â
La pondĂ©ration prise en compte par Yuka (60% qualitĂ©s nutritionnelles, 30% additifs, et 10% bio) ne repose sur aucune preuve scientifique. On aurait très bien pu choisir 70%, 25% et 5% par exemple.Â
Le nombre de points nĂ©gatif dĂ» Ă la pĂ©nalisation des additifs ne repose lui aussi sur aucune thèse scientifique fondĂ©e. En prenant en compte ce type de notation, 5 additifs Ă risque limitĂ© sont autant pĂ©nalisĂ© qu’un additif Ă risque Ă©levĂ©, pourtant, le danger des additifs ne se cumule pas !Â
Pour conclure, bien que Yuka soit une application de plus en plus utilisĂ©e, elle reste encore Ă dĂ©velopper puisque de nombreuses imprĂ©cisions mènent Ă des erreurs. Par cette note rĂ©flexive, j’ai cherchĂ© Ă montrer en quoi l’application n’est pas entièrement fiable. Mais, malgrĂ© ses imperfections, l’application a permis une prise de conscience pour beaucoup : pour les consommateurs qui cherchent Ă manger mieux mais aussi pour les entreprises alimentaires qui cherchent Ă amĂ©liorer leur cahier des charges. Le rĂ´le de l’application Yuka est dĂ©battu. Nous pensons  qu’il faut s’en servir comme un moyen Ă©ducatif : comprendre les Ă©tiquettes et ĂŞtre capable de les analyser par soit-mĂŞme, mais aussi prendre conscience de sa propre alimentation.Â
Quand on pense à ce que l'on mange ça fait peur.
Quand on pense à ce que l’on mange ça fait peur.
Quand on pense à ce que l’on mange ça fait peur.
 Équilibrer son assiette et éviter la pollution, pas si simple au fond.
5 fruits et légumes par jours
On nous dit de manger 5 fruits et légumes par jours ok … mais il faut malgré tous faire attention….
Car pour les produits “frais”, ils disent qu’il est important de bien les laver pour retirer les pesticides et autre substances dangereuses…
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Un engrenage infernal (Récit en cours d'écriture)    Detroit et Flint étaient les deux villes les plus pauvres des Etats-Unis, et les plus endettées.