Ă la vie, Ă la mort, au vin, aux hommes.
Un âouiâ, câest ce que jâattends. Mais un oui dâenvie, de curiositĂ©, dâenchantement.
Je veux revoir cet agrĂ©able Ă©tonnement que tu as eu quand jâai relevĂ© mon visage pour mâadresser Ă toi. Si seulement jâavais pu entendre ta rĂ©action pensive qui accompagnait ton visage lumineux et interrogatif en cet instant.Â
Jâaimerais que cette fois, tu aies le temps, que jâaie le temps, pour mieux te comprendre, ou du moins quâon sây essaye...Â
Allez, soyons fous, allons jusquâau bout!
Tu sauras que je suis lĂ , tu me reconnaĂźtras dans la foule et me rejoindras. Tu mâembarqueras dans les rues de cette ville que tu connais, aprĂšs avoir partagĂ© un nuage dĂ©licieux.Â
Ăvidemment, tu seras plus prolixe quâĂ ton habitude, et on dĂ©ambulera, de verre en verre, de mot en mot, de rire en rire. On sâentendra presque Ă merveille, malgrĂ© toutes nos diffĂ©rences.
Je mâĂ©merveillerai Ă la vue de ton monde, silencieuse, le sourire aux lĂšvres. Tu mâobserveras amusĂ©, et peut ĂȘtre un peu dubitatif devant mon invraisemblance, jusquâĂ me rejoindre.Â
Et on dĂ©ambulera alors de nouveau, de regard en regard, de caresse en caresse, dâivresse en ivresse.Â
Puis, au sortir de ce rĂȘve, sous la lumiĂšre du jour, je capturerai ce dernier instant, ne laissant derriĂšre moi quâun mot devant ton sommeil profond, avant de voler vers dâautres horizons, lâĂąme de nouveau emplie de sensations.Â
Ăclectica.
Printemps 2017.











