đŽ đđ đŠđđą đđđđ | đđ đŁđšđźđ« đšđźÌ đ„đ đ đ«đđ§đđ đ đđđŹđđźđ„đÌ Peut-on perdre la plus belle couronne d'Europe Ă cause dâun simple accouchement ? Câest le paradoxe absolu qui a frappĂ© lâhistoire de France en 1328. Ă la mort du roi Charles IV le Bel, le destin de tout un royaume sâest retrouvĂ© suspendu au ventre d'une reine veuve, seule et plongĂ©e dans la dĂ©solation. Un huis clos familial devenu le plus grand feuilleton gĂ©opolitique du Moyen Ăge. âł đđ§ đŹđźđŹđ©đđ§đŹđ đąđ§đŹđšđźđđđ§đđđ„đ đđ đđđźđ± đŠđšđąđŹ Le 1er fĂ©vrier 1328, Charles IV s'Ă©teint au chĂąteau de Vincennes sans hĂ©ritier mĂąle direct. Mais la reine Jeanne dâĂvreux est enceinte. Durant huit semaines, la France retient son souffle : si c'est un garçon, il sera roi ; si c'est une fille, c'est le saut dans l'inconnu. Le 1er avril, le couperet tombe : la reine accouche d'une fille, la petite Blanche. Le trĂŽne est vacant, la panique s'installe chez les barons. âïž đđ đđšđŠđ©đ„đšđ đŁđźđ«đąđđąđȘđźđ đ©đšđźđ« đÌđ„đąđŠđąđ§đđ« đ„âđđ§đ đ„đđđđ«đ«đ Le plus proche parent du dĂ©funt roi est alors son neveu... Ădouard III, roi dâAngleterre. Pour les seigneurs français, ĂȘtre gouvernĂ©s par un Anglais est intolĂ©rable. RĂ©unis en urgence, les douze pairs et les hauts barons improvisent une parade juridique radicale : ils dĂ©crĂštent que si une femme ne peut pas rĂ©gner en France, elle ne peut pas non plus transmettre ce droit Ă son fils. Ădouard III est Ă©vincĂ© au profit de Philippe, comte de Valois, cousin germain du dĂ©funt. 𩞠đđ đŠđđ„đÌđđąđđđąđšđ§ đđź « đđąđđ§ đ đšđ«đđźđ§đÌ Â» Le 29 mai 1328, Philippe de Valois est sacrĂ© Ă Reims sous le nom de Philippe VI. Au dĂ©but, le peuple le surnomme le « Bien FortunĂ© » car la mort successive de ses trois cousins lui offre la couronne sur un plateau. Mais ce titre va se transformer en un terrible cadeau empoisonnĂ©. Ce passe-passe politique va vexer l'Angleterre, briser Ă jamais les liens normands de la cour de Londres et allumer la mĂšche de la dĂ©vastatrice guerre de Cent Ans.












