... petit un : je te aime. Un peu, beaucoup, passionnément, abondamment, esske t'as eu tous les ch'tites nenfants blancs que tu voulais avoir (en brochette, hinhinhin) passke que tu peux disposer de mon corps à loisir, ekcétra, ekcétra ;
Moi, je vous dis, les gens, et surtout les gens qui penseraient encore que ce sacrĂ© Pierre-AndrĂ© Taguieff avait tort en employant le premier en France â depuis la Gauche rĂ©publicaine, hĂ© â le mot islamo-gauchisme, venez donc faire un tour sur le serveur Discord intitulĂ© R.P.M.P. â Les Voix du DĂ©bat pour voir un peu si vous survivez deux rounds Ă cette logique de dhimmi dĂ©cĂ©rĂ©brĂ© prĂȘt Ă pomper n'importe quel ayatollah dans l'espoir insensĂ© qu'il vous fasse le Grand Soirâą avant d'aller au lit. Or, c'est bien connu : comme on fait son lit, on se couche ! Merci, Maman.
Il y a quelque chose de profondĂ©ment dĂ©voyĂ© dans ces partis politiques qui ont virĂ© toute lutte contre l'emprise religieuse des peuples de leur logiciel, pour mieux y intĂ©grer la religion comme levier dĂ©magogique. Si la Droite française a toujours plus ou moins vu le catholicisme, voire le protestantisme d'un bon Ćil, parce que les Ă©glises participent d'un paysage de carte postale qui ne dĂ©range pas trop le « conservateur » habituĂ© Ă son petit confort moral de notable, et que les fameuses Valeurs & TraditionsÂź Ă©pousent plus ou moins harmonieusement des principes chrĂ©tiens de famille bourgeoise, de charitĂ© bon teint et d'accumulation discrĂšte d'un capital raisonnable, l'anticlĂ©ricalisme a toujours Ă©tĂ© l'une des raisons d'ĂȘtre de la Gauche â ce qui aura plutĂŽt servi, mine de rien, les fidĂšles de toutes les religions, une fois que la Gueuse aura eu contraint les Ăglises Ă se rĂ©former pour affronter la ModernitĂ© qui fait trĂšs peur.
Je suis tout Ă fait persuadĂ©e que le cheptel Ă©lĂ©fien se peut diviser assez nettement entre les ravis de la crĂšche convaincus que critiquer la religion, c'est raciste quand ça n'est pas celle de BollorĂ© ou Soros, parce que tous les musulmans sont correctement basanĂ©s, pauvres et innocents comme l'agneau du sacrifice, et les effroyables cyniques Ă la MĂ©lenchon qui n'en pensent pas moins mais ne paraissent guĂšre Ă©prouver de scrupules Ă massacrer la lutte matĂ©rialiste contre l'Ă©tranglement intellectuel des peuples si ça peut leur attirer une poignĂ©e de « votes musulmans » comme aux Stasunis, oĂč tout le monde assume de faire campagne par segment marketing.
Il n'y a pas si longtemps qu'Houria Bouteldja évoquait Mélenchon comme d'une « prise de guerre » du camp indigéniste, donc décolonial, donc différentialiste, racialiste, et donc antimarxiste. Elle n'avait pas tort. C'est une guerre d'audimat, évidemment, une guerre à la subvention publique parce que les associations sont nombreuses en la place et qu'il y a des notes de frais à rembourser ; les partis politiques et les groupes parlementaires ne fonctionnent pas autrement.
Je ne vais pas revenir sur la condescendance effarante de ces gens qui visent Le Musulmanâą systĂ©matiquement comme un dĂ©vot avant de le considĂ©rer en concitoyen, ni sur le recul Ă©norme que ce type de militance fait prendre Ă la cause des femmes ou Ă celle des enfants en essentialisant carrĂ©ment la religion islamique comme un marqueur Ă©ternel d'une identitĂ© indissoluble dans l'identitĂ© nationale, alors que dans notre pays elle n'a jamais eu de caractĂšre ethnique ; je ne vais pas mĂȘme Ă©voquer le fait que j'en suis dĂ©sormais Ă croiser des militants de gauche qui dĂ©fendent l'excision comme un prĂ©cieux trait traditionnel Ă prĂ©server parce que l'inverse relĂšverait de l'assimilation aux mĂ©chantes valeurs occidentales, et qui nous sommes-nous, etc. ;
... non, je vais plutĂŽt noter quelque chose qui me turlupine tout particuliĂšrement Ă gauche depuis quelques annĂ©es, et qui vient peut-ĂȘtre aussi des Ătats-Unis, jamais trĂšs chauds pour envisager le monde ailleurs que dans une bulle de piĂ©tĂ© douillette : je vomis ce fĂ©tichisme constant pour l'anti-intellectualisme primaire qui a pris manie de considĂ©rer l'athĂ©isme comme une croyance religieuse â autant dire que chauve est une couleur de cheveux â et de dĂ©clarer la science comme une espĂšce de spiritualitĂ© molle, Ă©quivalente aux dĂ©lires mystico-neurasthĂ©niques du New Age mollement revisitĂ©. L'anorexie intellectuelle de la Gauche en matiĂšre de progrĂšs scientifique me flanque franchement par terre. On dirait qu'elle est intĂ©gralement constituĂ©e dĂ©sormais de demi-crĂ©tins tremblant Ă l'idĂ©e qu'un neurologue dĂ©couvre que MĂ©lenchon a vraiment un grain ou que les niaiseries de Sardine Ruisseau sur le FĂ©minin sacré⹠ne reposent que sur le pitoyable dĂ©sir de se sentir enfin spĂ©ciale.
De toutes les maniĂšres, la religion islamique a Ă©tĂ© portĂ©e chez des populations paĂŻennes par le feu et par le fer dĂšs les dĂ©buts de son ProphĂšte capillo-avantagĂ© et nĂ©anmoins polygyne, qui s'est arrangĂ© pour intĂ©grer Ă son culte tout neuf (devenu monothĂ©iste uniquement aprĂšs MĂ©dine et sa rencontre avec des juifs qui l'Ă©taient) le viol des captives de guerre. Les conquĂȘtes islamiques ne furent pas moins sanglantes et acculturantes que leurs homologues occidentales â encore que l'esclavage romain fĂ»t assez distinct de ce qui se pratique jusqu'Ă l'heure actuelle en islam et que les EuropĂ©ens de l'Ă©poque moderne ne castrassent point les mĂąles, mais je m'Ă©gare â et l'Ă©mancipation des peuples musulmans aujourd'hui passent par un intĂ©rĂȘt marquĂ© pour leur Histoire avant l'islam, comme en Kabylie ou, tiens donc, en Iran ces derniĂšres semaines.
En parlant d'Iran, ça c'était plutÎt mal passé, la derniÚre fois que des bourgeois gauchistes avaient tendu la fesse droite aux extrémistes religieux pour renverser un gouvernement qui copinait trop avec l'Occident. Décidément, au sujet des gauchistes, Lénine avait raison.