Je suis partagée.
Je suis féministe et militante. Et je suis partagée.
Je lâai toujours Ă©tĂ©.
Je suis partagĂ©e entre le pacifisme et la violence. Parce que jâai vĂ©cu la vie dâune femme. Parce que je sais. Et lorsquâon sait, on apprend que la violence est aussi une rĂ©ponse qui nous vient spontanĂ©ment.
Pourtant, mon militantisme nâest pas violent mĂȘme sâil nâest pas considĂ©rĂ© comme lĂ©gal non plus.
Jâaimerais vraiment croire que le pacifisme peut suffire Ă rĂ©tablir un vrai Ă©quilibre, Ă Ă©tablir lâĂ©galitĂ©, mais une part importante de moi pense que la peur est une mĂ©thode qui sera bien plus rapide et efficace.
Une part de moi a envie que les femmes renversent lâĂ©quilibre et que la peur et la violence changent de camp.
Je mâemploie tous les jours Ă ne pas Ă©couter cette part de moi, Ă privilĂ©gier la partie pacifique et politiquement correcte.
Mais au fond de moi, je sais que cette idée que la violence ne résout rien est représentative de notre société et que seule une personne privilégiée peut avoir ce discours.
Alors, je suis partagée.











