"La magie des livres est une drogue, un sortilège, une échappatoire, aussi puissante, aussi envoûtante que le Pays imaginaire de Peter Pan." Tatiana de Rosnay
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"La magie des livres est une drogue, un sortilège, une échappatoire, aussi puissante, aussi envoûtante que le Pays imaginaire de Peter Pan." Tatiana de Rosnay

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30 Jours pour écrire
2 août En attendant l'aube
Il est 4h34, il fait encore nuit, je tourne encore et encore dans mon lit en attendant l'aube, je regarde par la fenêtre, il fait sombre. 5h05, je continue de tourner dans mon lit. On dirait que le voile sombre commence à se lever, je n'arrive pas à me rendormir. 6h21, j'ai somnolé, la lumière se fait plus blanche par la fenêtre.
Regarde ces couleurs qui se lève doucement, cette douceur de l'aube qui commence à se révéler, regarde cette douce peinture à l'huile qui se révèle au monde. Regarde comme c'est beau. Regarde et vois comme ce monde est beau, comme cette aube est douce. Regarde avec tes yeux émerveillés d'enfants.
si le courant de mon amour était trop fort, peut-être t’aurais dû céder aux vagues. peut-être t’aurais dû disparaître sous la marée. peut-être n’aurais je jamais dû te ramener à la surface.
mais l’amour, c’est quoi, si ce n’est sauver ce qu’il est capable de détruire ?
et qu’est-ce que le sable, sinon la mémoire de la pierre qui s’est rendue à la mer ?
if the current of my love were too strong, maybe you should've succumbed to the waves. maybe you should’ve drowned. maybe i shouldn't have brought you back to surface.
but what is love, if not saving that which it is capable of destroying?
and what is sand, if not the memory of stone surrendered to the sea?
Déchirement - Laura Murgia, 16 mai 2025
Feu glacé
Marcher dans la nuit
Perdue dans cette ville
Lumières aveuglantes
Mes émotions se figent comme un iceberg
J’essaie de résister et de ne pas craquer
De montrer que je suis capable d’affronter mes démons
Je reste debout pour ne pas montrer ma faiblesse
Au fond mon lit je laisse une trace d’une larme sur mon oreiller
Et j’écoute ma tristesse car personne ne voit ma détresse
Je veux montrer que je suis forte car on ne m’a jamais tendu la main
Je suis le feu en espérant de ne pas m’éteindre en prenant des risques
Je suis le froid qui gèle mes émotions à travers ma mélancolie jusqu’au burn-out
Je suis dans cette vague mélancolique
Qui me transporte dans les ténèbres
J’apprends l’enfer et le paradis
Mais je cache ma mélancolie à l’intérieur
Je montre mon éclat solaire pour montrer ma force
J’ai traversé des tempêtes émotionnels où je ne pouvais pas tout contrôler
Malgré les tempêtes j’ai appris la survie

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"L'amour à un charm'ed fou"
"J'aurais voulu faire mieux, c'est vrai...
C'est la raison pour laquelle je prie,
je fais le vœu de croiser ton chemin passionné.
Quand je regarde le ciel,
j'ai fait trop de fois le même, dans d'autres contextes, sans que tu ne m'aimes davantage
ou que tu ne daignes m'aider à me relever.
Mais tu ne m'as pas laissé le temps.
Le temps de me révéler, tu m'as jugée sans me connaître, me condamnant à ton jugement et à un cœur un peu plus abîmé.
Me voici, moi et mes regrets, moi et mes espoirs,
moi et mon envie d'être enfin retrouvée.
Tu t'es laissé imprégner de mes hontes et de mes peurs dans le noir.
Tes tourments nous tourmentent.
Je t'ai confié mes plus grands secrets,
tu as vu mes larmes, celles dont personne ne soupçonnait l'existence.
Tu t'es blottie dans mes bras, tu les as appelés "mes armes", celles qui te protégeaient si un jour, par mégarde, tu n'y croyais plus et que le danger survenait juste là, devant toi.
Tu t'es lassé, comme tu te lasses toujours.
Tu as pris pour de la folie ce que certains appellent l'amour. Je t'ai vue t'éloigner, effrayé, en te moquant de moi et de mon drôle de parcours.
Tes courbes regrettées, ma regrettable,
j'aurais voulu les embrasser avant de les enfermer dans un grimoire,
où seul un dicton en latin saurait les réveiller,
pour pétrifier de regret les curieux qui ont voulu voir leur courage face à un amour
qui aurait dû rester scellé pour une bonne raison.
Il est pire que ce que vous pouvez voir dans les contes ou les tribunaux.
Barbe Bleue en personne est terrifié à l'idée de voir cette femme se réveiller.
Il pleure dans l'espoir intense, et je l'entends marmonner dans sa barbe des mots d'amour,
pendue à son cou,
en les appelant "mes regrettés".
Il ressent le poids qu'est l'enclume de ce grimoire.
Cette histoire, je ne le dis pas, personne ne le sait, mais il fut l'un des premiers à l'avoir lue.
Le grenier tremble.
Il ressent.
Il le sait.
Pourtant, il s'invente un conte où il ne pleure guère, où il n'aurait jamais prononcé ces incantations entièrement déchirées,
dans l'espoir d'enfin croiser le chemin de sa moitié,
un conte où ses femmes ne meurent pas,
où il leur tend les bras grands ouverts.
Il retient son souffle.
(Et c'est sûrement ce qui finira par le tuer.)
Mais trop tard,
maintenant il aime d'amour,
d'un amour sordide
et destructeur.
Et il est aimé en retour de la même passion salvatrice.
Il aurait voulu répondre ou répandre pour toujours leur sourire, ou plutôt le baiser qui lui est relié à cette femme désirée,
maquillée,
pour les tuer.
Cet amour était un sort, un charme à enfermer,
une malédiction,
un poème déchiré,
une bénédiction, ou devrais-je dire un problème déguisé.
Une fois prononcée,
l'impression que rien n'aura jamais changé, à part un léger doute subtil, comme une toute petite question qui trotte au fond de la pensé.
La formule, qui une fois exaucée, aura l'air d'un rêve dans quelques années,
un amour parfait enfin réveillé,
tendre
et compréhensif,
qui vous soutient, vous rassure, vous comprend, l'âme sœur personnalisée.
Un amour où vous finirez en pleurs,
et complètement bourré,
divorcé,
avec un enfant en garde alternée,
une paye diminuée,
des regrets par rapport à des occasions manquées,
des MST,
des pleurs,
des hontes,
des peines,
ou tout un tas de vérités à ne pas vous avouer.
Évidemment, certains bons moments prendront le dessus en façade et serviront d'excuse pour ne pas regretter sa vie regrettable.
Certains finiront
les veines et la gorge tranchées.
Mais ne vous inquiétez pas, la plupart d'entre eux continueront "de ne pas regretter".
Cette malédiction est magnifique
car elle est sexuelle.
Elle suce avec passion.
Elle résonne avec raison.
Ils ont le don
de vous faire croire
que la bohème est une princesse,
ou au pire une belle chanson.
Il aurait dû se méfier, ces humains au cœur fragile.
Ils continuent, ils ont déjà oublié..
Les contes et les histoires d'horreur les avaient pourtant prévenus.
Si la Belle a été abandonnée dans un sommeil éternel en plein milieu des bois,
c'est qu'il y avait sûrement une raison.
Le cœur orgueilleux de l'être humain,
soi-disant aimé,
qui fuit la solitude et s'éloigne de son chemin, trébuchera,
pleurera,
et recommencera à l'aube en rêvant d'un millier de destins.
Il priera
les cieux, et recommencera,
tant qu'il se fuira.
N'ayez pas honte, pauvre fou.
C'est Très bien, continuez.
Ça ne va pas tarder à arriver, la roue va enfin tourner, la justice frappera dans le ciel.
Continuez à avancer.
Vous n'êtes pas les seuls à faire semblant de vous aimer.
À qui allez-vous faire croire que tout va bien ?
Je vois vos cœurs déchirés.
N'oubliez pas qui je suis.
Je suis le grimoire qui était jusqu'à l'enfer enfermé.
Je suis le conte de fées vengeur,
"le prince et la princesse séquestrés."
Ils pourront voir de l'amour une fois que nos verres seront vides.
Ils pourront trembler et rêver du grand désir.
Car il n'y a que dans l'espoir que cette passion existe.
Je vous laisse voir
la réalité :
nos cœurs détruits.
Nos rêves d'amour
Je vous jure, promets que je n'essaie pas d'en rajouter.
Ils savent de quoi je parle. Qui aimerait vraiment embrasser ce crapaud qui bave,
qui brave les sentiments moqueurs de leur conscience, qui ont eu à assumer une envie de douceur et de romantisme dans un monde où l'amour se veut de plus en plus violent ?
Et puis, de toute façon, vous ne suivrez que la masse. Si ce que vous aimez n'est pas approuvé, alors vous y renoncerez.
Vous avez raison : ne suivez plus les petits cailloux, bande de jeunes loups égarés.
Suivez plutôt la bave et continuez de hurler
sous la pleine lune, en vous croyant libres,
en marchant dans les pas et en suivant l'étoile du berger.
Ne regardez ni dans les reflets du lac, ni dans ce que représente la fameuse phrase du grimoire du grenier.
Vous risqueriez d’y voir des moutons déguisés qui se persuadent, qui se mentent pour ne pas regretter.
Je vous l'avais dit : je n'en rajoute pas.
Que l'amour apparaisse dans vos vies, et je m'en souviendrai pour l'éternité. Je fais le pacte de ne pas vous oublier."
(Ps: incantation directement extraite du grimoire, traduite du latin en français uniquement pour vous.Ne vous inquiétez pas, la formule ainsi que ses effets sont effectifs sur tous les smartphones.) 😊
Justice (qr)
5ème éclaboussure : Vais-je écrire mon destin, À la Nature lettre d’amour? Mon stylo, dans son écrin De verdure, repose toujours. Nom sans visage, Verbe sans corps, Viens me parer de bijoux sonores!
6ème éclaboussure : Dois-je écrire de vertu? Mais du mâle comment me soigner? Car de sa lame pointue, Encore il me fait mal au poignet. Le miel aux lèvres, au cœur l’absinthe, Raconterai-je une vie de sainte?
7ème éclaboussure : Écriture! Mes yeux versent L’encre et le sang sous forme de vers. Aveuglés en sens inverse, Vers la Source ils suivent les rivières. Imaginer : revoir son enfance Dans les larmes, taches de naissance.
8ème éclaboussure : Tu ne sauras pas, lecteur, Où le sublime s’érode en pente. Tous les secrets de mon cœur En symboles sans bords se fragmentent. La vague humaine qui noie la plage, Ballon sans but, roule et fait ravage.
9ème éclaboussure : Que restera-t-il? Éclats De verre reflétés dans mes vers. Un miroir de « J’étais là! » Se brisant comme mes os sous terre. Mes mains creusent la fosse commune, Mais mon index pointera la lune.
-Poésie: extrait de "L’encre et le sang", à lire dans "Genèse d'une femme" par Marine Mariposa, disponible gratuitement sur https://sites.google.com/view/papillondusublime/gen%C3%A8se-dune-femme -Image: ''The Reader'', Mary Cassatt