Salut !
Je vous Ă©cris ce mois-ci un deuxiĂšme article sur la suite de mon voyage au Maroc. VoilĂ maintenant deux mois que jâai commencĂ© mon stage Ă Mohammedia dans la rĂ©gion de Casablanca. Le temps passe tellement vite..
Plusieurs choses se sont passĂ©es depuis et jâai pu faire plusieurs constats ! Je vous dis donc âbonne lectureâ !Â
 1 â Mon deuxiĂšme mois au Maroc : lâexpĂ©rience du mois de Ramadhan.
Comme lâindique mon titre mon deuxiĂšme mois ici a coĂŻncidĂ© avec le mois de Ramadhan. Je ne vais pas ici vous parler religion mais plutĂŽt culture. Pour ceux qui ne le savent pas, le mois de Ramadhan, est un mois sacrĂ© chez les musulmans durant lequel les croyants sont censĂ©s jeĂ»ner du lever au coucher du soleil et multiplier les bonnes actions. Outre la dimension religieuse câest un ensemble de coutumes et de traditions qui apparaissent Ă cette pĂ©riode de lâannĂ©e au Maroc. Et je pense avoir eu la chance de vivre cette expĂ©rience !
Tout dâabord, le Maroc est un pays Ă majoritĂ© musulmane, comprenez donc que la population qui vous entoure jeĂ»ne. Ainsi, la premiĂšre diffĂ©rence qui sâopĂšre dans la sociĂ©tĂ© marocaine, pendant ce mois, est le changement des heures de travail. Durant cette pĂ©riode on commence plus tard et on finit plus tĂŽt afin de faciliter le jeĂ»ne mais aussi parce que la pause-dĂ©jeuner est supprimĂ©e. lâadministration et les banques ouvrent Ă 9h30-10h et ferment Ă 15h30-16h, on constate donc un vrai changement du quotidien. Pour ma part, je commençais Ă 9h30 et terminais Ă 16h, mais en entreprise les horaires ne sont jamais fixes et on peut toujours dĂ©border dâune heure. Personnellement je trouve que durant la pĂ©riode de jeĂ»ne, une fois les premiers jours passĂ©s, jâobserve une adaptation de mon corps qui me permet dâĂȘtre beaucoup plus âfocusâ et moins divertis par la pause cafĂ© ou la pause-dĂ©jeuner (Big-up Ă ma boss, qui doit lire lâarticle ahah, avec qui on a discutĂ© de ça et qui partage le mĂȘme feeling). Ainsi, les heures perdues sont rentabilisĂ©es (heureux sont les supĂ©rieurs ahah) !
Ce mois, câest aussi toute une ambiance qui sâempare du pays ! Si la journĂ©e on ne trouve pas un chat dans la rue, le soir câest lâinverse avec une bonne ambiance dans les cafĂ©s, les restaurant mais surtout dans les maisons ! Le mois de Ramadhan est rythmĂ© par des plats variĂ©s et dĂ©licieux ! On retrouve donc chaque soir sur la table la traditionnelle âhriraâ, une soupe composĂ© de pois chiches, persil, cĂ©leri, viande, vermicelles⊠et autres aliments selon celui qui lâa cuisine. (jâavais dâailleurs partagĂ© avec vous sur Instagram la prĂ©paration de la hrira de ma grand-mĂšre venue spĂ©cialement pour mâaccompagner durant le Ramadhan). La table est Ă©galement composĂ©e de sucreries : zlabia, qabalouze⊠et des traditionnels msemen, briwate⊠Une vĂ©ritable explosion de saveurs et lâoccasion idĂ©ale de partager un moment convivial avec ses proches.Â
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 2 â  Le boycott des produits et services : Central Danone, Afriquia et Sidi AliÂ
Actuellement le peuple marocain boycotte les produits des entreprises Central-Danone, Sidi Ali et Afriquia (les deux premiĂšres dans lâagro-alimentaire â lâautre dans lâĂ©nergie) pour cause dâaugmentation des prix qui pour un grand nombre dâentre-eux nâest pas supportable financiĂšrement. La population marocaine se dessine avec une poignĂ©e de personnes qui sâenrichit, une majoritĂ© qui sâappauvrit et une classe moyenne trĂšs instable. Le boycott a dĂ©butĂ© le 20 avril 2018 et reste jusquâalors un phĂ©nomĂšne inĂ©dit. Il vient Ă la suite dâun taux du nombre de chĂŽmeurs qui augmente, dâun sentiment dâappauvrissement de la population et dâun manque dâaccompagnement social.Â
Une entreprise comme Central â Danone a vu ses ventes diminuer de 50% et son CA semestriel passer de 56 MDH, Ă la mĂȘme pĂ©riode lâan dernier, Ă -150 MDH â dâaprĂšs LâĂconomiste. Une situation aussi bien compliquĂ©e pour lâentreprise que pour ses employĂ©s.
Personnellement en soutient des habitants et Ă la vue de la misĂšre environnante je comprends et respecte ce boycott. Je crains cependant un problĂšme pour lâĂ©conomie marocaine Ă moyen terme sachant que les entreprises visĂ©es sont des piliers de lâĂ©conomie du Royaume.
VoilĂ un Ă©vĂšnement qui montre bien que derriĂšre la beautĂ© du Maroc se cachent encore des problĂšmes Ă©conomiques et sociaux qui ne sont pas rĂ©glĂ©s et qui empĂȘchent le bon dĂ©veloppement du pays. Car dans les faits, mĂȘme si le territoire ne manque pas de marqueurs de dĂ©veloppement, des domaines comme lâĂ©ducation ou la santĂ© laissent encore Ă dĂ©sirerâŠ
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 3 â Le Maroc et le e-commerce !Â
Comme je vous lâai dit dans mon article prĂ©cĂ©dent je suis actuellement en stage dans un cabinet de conseil en stratĂ©gies digitales et je travaille sur diffĂ©rents projets de crĂ©ation de site Web, planification de stratĂ©gie mĂ©dia et accompagnement dans la stratĂ©gie digitale des entreprises. Ă travers les diffĂ©rents projets jâai pu constater le fonctionnement des rĂ©seaux sociaux et du e-commerce au Maroc. Jâai pu alors observer avec mes collĂšgues (une Ă©quipe au top btw) que la population marocaine nâĂ©tait pas encore complĂštement habituĂ©e Ă lâachat sur internet. Je ne gĂ©nĂ©ralise pas la population, mais plusieurs personnes ne vont pas enocre faire leurs achats sur le site internet mais plutĂŽt se renseigner dessus puis se diriger vers Facebook pour valider lâachat. Messenger et Facebook sont des vraies market places ici !  Bien-sĂ»r cela prend effet pour les PME. Le site-web nâest donc quâune vitrine-catalogue ! On a donc un taux dâabandon de panier assez Ă©levĂ©. Notre mission est alors dâĂ©duquer le consommateur Ă lâachat sur le web, ce qui me passionne beaucoup, puisquâil y a un vrai travail de rĂ©flexion et de recherche. En bref, il y a beaucoup Ă faire sur le marchĂ© du e-commerce marocain : un vrai dĂ©fi dâavenir !Â
VoilĂ les 3 points essentiels et mes constatations au cours de mes deux premiers mois dans le Royaume ! Jâapprends beaucoup sur le marchĂ© marocain et sur la sociĂ©tĂ© marocaine : jâadore !Â
Bonne journĂ©e/soirĂ©e Ă tous !Â
Yassin RATBIÂ
2 mois au Maroc : la tourmente ! Salut ! Je vous écris ce mois-ci un deuxiÚme article sur la suite de mon voyage au Maroc.













