Tim Ingold, variations sur la ligne active tirée de Sterne ; montage de trois illustrations extraites du livre Une brève histoire des lignes, Zones Sensibles, 2011
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Tim Ingold, variations sur la ligne active tirée de Sterne ; montage de trois illustrations extraites du livre Une brève histoire des lignes, Zones Sensibles, 2011

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Hyundai Trajet GLS 1999
La Sirène du Mississipi de François Truffaut - 1969
[Billet 43] Kho Samet 1.
Départ pour être au pick-up à 7h40 pour Kho Samet. On avait l'air frais, à déambuler dans les rues de Bangkok si tôt le matin, à l'heure à se croisent les travailleurs du jour, les bourrés de la nuit et les premiers arrivés du matin.
À 8h00 (heure Thaïlandaise, ça fait 8h10 dans mon téléphone), le pickup arrive. Enfin.. le pickup... C'est genre un type sur un scooter qui nous dit de le suivre.
On arrive au mini van, et à 8h42 pétante, on décolle pour notre petite île. Arrivée prévue 13h, le trajet ne devrait pas être très long...
Ça roule plutôt pas mal, malgré le "bip bip bip" des qu'il approche des 100km.h-¹ ... On fini par faire un stop dans un truc pour manger vers 10h50. Mouai. On reprend la route.
12h10, on arrive vers notre embarcadère. Une petite dame essaye de nous vendre les tickets retour, mais nous déclinons. (On garde l'info des tarifs sous le coude pour pouvoir se mordre les doigts tout à l'heure).
Départ du ferry 13h30. Enfin départ du ferry... Départ prévu. Finalement, après une pause glou et une attente dans le bateau, on fini par prendre la mer vers 14h, avec des sacs de crevettes et des scooters.
14h40, arrivée sur le sol de l'île. Nous sommes accueillis par un charmant monsieur qui nous explique que nous sommes les bienvenus sur l'île, une main tendue vers nous :
-- twenty baths !
Bon... Bah voilà, 20 baths de moins. Chacun. J'imagine que c'est pour la protection de la nature sur l'ile ou une grosse connerie dans le genre.
On continu notre chemin et on grimpe dans une bétaillère qui nous emmène jusqu'à l'entrée de l'île, qui est aussi l'entrée d'un parc national, dont la bienvenue nous est souhaitée par un aimable militaire :
-- tow and dread baths !
Et voilà, 200 baths par tête, mais on entre enfin dans un joyaux de verdure, sur l'île, mais aussi le parc national :)
On roule un peu, on passe devant les poules en liberté, les poubelles entassée, les maison délabrée, et je repense avec nostalgie à la protection de l'île et de la nature.
La plage sur laquelle ça débouche est sublime, à couper le souffle. Un air marin nous prends, il y a un peu de monde, mais le cadre est sublime. On va se poser la pour manger, se connecter, et chercher une maison.
La pensée avant d’être œuvre est trajet. N’aie pas honte de devoir passer par des lieux fâcheux, indignes, apparemment pas faits pour toi. Celui qui pour garder sa « noblesse » les évitera, son savoir aura toujours l’air d’être resté à mi-distance.
Henri Michaux, Poteaux d’angle, Gallimard, 1981

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François Durif, Une date, Paris, 22.07.21
Livre à paraître aux éditions Verticales/Gallimard le 7 octobre 2021
[Billet 28] Van, 200 chevaux et KFC
Il semble que le volatile nous laisse mettre les voiles vers le sud. Enfin, les voiles… Les roues ! On se retrouve à glander en attendant notre transport, je m'achète un bouquin, et on se prend des tonnes de trucs de pharmacie dans un 7-11. On est prêt. On a pile le temps pour un massage, alors on file au Bon Thaï.
L'Homme au chapeau m'accueil avec une chaleureuse accolade (c'est assez rare pour les locaux) mais malheureusement, son bouclard est plein. On aura pas de massage du Bon Thaï avant la semaine prochaine…
On chill au Panee Café, un truc juste à côté, et je le vois jouer aux cartes. Au Président sûrement.
Notre transport arrive, et on monte dans un van étrange pour faire les qq kilomètres qui nous séparent de la station de bus. Pas d'amortisseur, un accélérateur qui marche comme une pompe et un levier bloqué en troisième… Ca vaut des points. Ça se complique quand je toit est aussi bas, mon crâne racle sur le plafond, et j vous parle pas de ma bien estimée tignasse (n'est ce pas Amélie ?).
On avance, on s'arrête, on avance, un tuktuk rouge trop beau est la rue d'Alsace à côté, on s'arrête, je voit des chevaux venir vers nous, on reste à l'arrêt… Longtemps.
Il y a d'autres chevaux qui arrivent… Et puis d'autre. Des gardes montés. Enfin, on dirait que c'était leurs premiers tour sur un canasson. C'est pas très glorieux, on dirait des gardes classiques qu'on a foutu sur des chevaux. Et c'est long. Mais c'est long… Les Russes devant nous parlent fort en savourant leur M150 (c'est une horreur comme goût).
Je crois que ce van a pas d'amortisseur, et la route semble me marteler cette idée en tête des que l'écurie de Bangkok à fini sa parade.
Le temps de passer devant des soldats qui ne marchent pas au pas, on arrive sur la voie rapide, on traverse la ville, et fini dans la bus station.
Une dame nous achète nos tickets et nous les donne, et puis on attend. Une heure. On a le temps d'aller dans le petit centre commercial.
C'est que des locaux ici. On arrive vers le KFC. Pourquoi pas… On réfléchit. On choisis. On se lance. On attend. Les gens nous doublent. On attend. Les gens nous doublent. Les gens sont des cons. On force un peu le passage après 10 minutes, et j'en conclu que KFC, c'est la petite jungle du poulet. Ici, il faut jouer des coudes pour espérer taper un coup de croc dans un morceau de poulet à la chapelure délicieusement épicée.
Finalement, on s'assoit en salle près d'un groupe de quatre Australiens, les parents et deux enfants. Vous me connaissez, je suis un garçon de la ville. Je n'ai qu'une vague idée de ce qu'est un élevage porcin, mais je vous assure que quand j'ai vu leur table, j'ai tout de suite dit : “Voilà, ils mangent comme des porcs”.
On a essayer de tout bien packer pour contrebalancer, et on a filé jusqu'à notre bus. Un VIP bus, plein de locaux, avec un bébé, peut être plus dans le transport.
On croise.les doigts. À l'heure ou j'écris ces quelques lignes, on avance déjà sur une voie rapide.
Allez, bisous.
François Durif, Écriture prélevée, rue des Vinaigriers, Paris, 29.08.17