Mon cher Tumblr, nous revoici Ă nouveau rĂ©unis.Â
Ouvrir un Tumblr, le remplir de citations, de coup de vie, de coup de blues. ArrĂȘter.Â
Ouvrir un autre Tumblr parce que le premier a fait son job, recommencer Ă zĂ©ro.Â
RĂ©-ouvrir des plaies non-guĂ©ries complĂštement.Â
RĂ©silience, rĂ©silience.Â
Câest plus facile Ă dire quâĂ faire, quâĂȘtre rĂ©silient Ă 100%, que de pardonner et oublier - Forgetthenlive - douce rĂ©miniscence Tumblresque.Â
Pardonner, oui. Oublier, pff. Comment dire. On grandit avec nos blessures. Je ne suis plus qui a dit ça, mais en tout cas, câest sĂ»r quâen continuant Ă faire les mĂȘmes erreurs, on ne peut pas sâattendre Ă un autre rĂ©sultat. Pourtant, je fais des changements, mais les gens cassĂ©s, apparemment, sâattirent entre eux.Â
RĂ©silience. Ce nâest pas voir venir et agir, mais revenir et aller mieux. Câest un process dâadaptation face aux difficultĂ©s, traumas, et toutes sortes de stress et ĂȘtre comme un roseau. Plier, peut-ĂȘtre, mais pas casser. Ne jamais casser. Rester fort, au moins un peu. Juste assez que pour rester debout.Â
Avoir mal, un moment. Avoir mal, quelques temps. Mais se relever. Comme dirait Pagny, comme on renait de ses cendres, avec tant dâamour Ă revendre, quâon tire un trait sur le passĂ©.Â
Câest sĂ»r que câest un trait dâamour. Quand on a de lâamour Ă donner, une envie dâen recevoir, mais surtout dâen donner. De couver comme on aurait voulu ĂȘtre couvĂ©. Dâaimer comme on aurait eu envie dâĂȘtre aimĂ©. DâĂȘtre prĂ©sent comme on aurait voulu que quelquâun soit prĂ©sent pour soi. Pour quâun peu, rien quâun peu, ce soit plus facile que ce lâon a vĂ©cu, et ĂȘtre une Ă©paule pour une autre personne, comme on aurait voulu pouvoir avoir.Â
Avoir lâair fragile, mais ĂȘtre trĂšs forte intĂ©rieurement. Ătre trĂšs forte, mais malgrĂ© tout trĂšs fragile, câest mon combat de tous les jours. Parce quâĂȘtre fort, câest un dĂ©fi de tous les jours, jusquâau jour oĂč on arrive plus Ă ĂȘtre fort, parce quâon a besoin dâune pause. On a besoin dâun regard bienveillant qui nous dise âça va aller, je suis lĂ pour toiâ, et Ă ce moment-lĂ , peut-ĂȘtre relĂącher la pression.Â
Enfin respirer un peu dâair, avoir lâimpression de goĂ»ter Ă un renouveau, sentir Ă nouveau lâherbe fraĂźche, un air assez pur, qui sâengouffre dans ces poumons qui ont Ă©tĂ© si opprimĂ©s. Avoir lâimpression de pouvoir faire âouf, jâai rĂ©ussi Ă survivre jusquâiciâ. Et si on arrive Ă survivre sans breakdown jusque lĂ , cet air est trĂšs important est vital pour mieux repartir, mieux se re-blinder, mieux se se retourner sur ce quâon a vĂ©cu et mieux affronter pour soi et affronter pour les autres les difficultĂ©s de la vie.Â
Ce nâest pas juste survire le pire jour de sa vie, câest (sur)vivre chaque jour de notre vie sans abandonner. Ni soi, ni les autres qui comptent. Sans avoir ce syndrome du sauveur, juste vouloir aider car beaucoup de personnes se sentent seules, incomprises et un petit Jiminy Cricket positif et stable, les pieds ancrĂ©s au sol, au creux de lâoreille, ça peut faire toute la diffĂ©rence. MĂȘme si celui-ci est juste notre voix intĂ©rieure, quelque fois.Â
Nous ne sommes pas tous Ă©gaux face au stress, face Ă nos façons de gĂ©rer les coups durs, les dĂ©ceptions, les trahisons.Â
Nous ne sommes pas non plus Ă©gaux au niveau de notre niveau de sensibilitĂ©.Â
Pour certains, une pichenette ne restera quâune pichenette. Pour dâautres, une pichenette peut ĂȘtre un coup de fouet pour prendre une dĂ©cision ou la goutte dâeau qui mĂšne Ă la dĂ©pression.Â
Soyez indulgent envers les autres, mais soyez surtout indulgents envers vous mĂȘme. Nous ne sommes que des humains qui sont en quĂȘte de nous-mĂȘme, qui trĂ©buchons tous les jours sur nos Ă©motions et nos difficultĂ©s sociĂ©tales, langagiĂšres, ou mĂȘme de comprĂ©hension envers les autres et nous-mĂȘme.Â
Pour moi, la musique, les livres et in fine, les extraits de livres sont pour moi ma porte de sortie de mes Ă©motions.Â
Et dans le noir, derriĂšre le brouillard, j'entends ce piano chanter
Chanter l'espoir, l'envie de croire, qu'on peut tout réinventer
Alors je joins ma voix encore une fois pour tenir dans l'orage
Je joins ma voix encore une fois pour trouver le courage
Y a pas d'recette, pour supporter les épreuves
Remonter l'cours des fleuves, quand les tragédies pleuvent
Y a pas d'recette, pour encaisser les drames
Franchir les mers Ă la rame, quand l'horreur te fait du charme
Y a pas de recette, quand t'en avais pas non plus
Personne t'avait prévenu, tu t'es battu comme t'as pu
Y a pas de recette, quand l'enfer te sers la main
Abandonner c'est humain, l'avenir c'est loin
Mais tu t'es mise Ă chanter, mĂȘme pas par choix
Comme à chaque chute, à chaque fois, ça c'est imposé à toi
Chanter, comme un enfant surpris, comme un instinct d'survie, comme un instant d'furie
Chanter pour accepter, exprimer, résister, avancer, progresser, exister
Chanter comme une résilience, une délivrance
Chanter comme une évidence
Alors oui, si je passe ma vie Ă chercher et mettre en ligne des citations, câest parce que je cherche des mots qui me touche, et qui Ă©ventuellement, pourraient autant vous parler quâĂ moi.Â
Jâai encore Ă©crit sans me relire. Jâai encore laissĂ© le contrĂŽle au cerveau et Ă mes doigts sur le clavier.Â
On a tous une façon diffĂ©rente de se relever et nous valons plus que de rester Ă terre et se  rendre fous. Vivons. Essayons. Tentons. Tout.Â