Karma
Et les larmes montent. Encore. Il y a des jours avec et des jours sans. Et dans les bons jours, une simple pensĂ©e me ravale et m'emmĂšne dans les tĂ©nĂšbres. Avant je t'avais toi. Je savais que je pouvais compter sur toi. Je pouvais t'envoyer un message, et tu t'efforcais de me faire la conversation pour me changer les idĂ©es. Quand nous Ă©tions Ă cĂŽtĂ©, tu m'Ă©coutais. Ou tu me frottais doucement la tĂȘte. Je repense Ă tout. Tout ces moments, tout ces putains de moments que j'ai chĂ©ris. Ces petits moments tout simples, qui font partis de ceux que l'on ne relĂšve pas. Ces moments lĂ©gers qui sont en rĂ©alitĂ© une bouffĂ©e d'oxygĂšne pur. Surtout quand les tĂ©nĂšbres Ă©taient envahissants. Parfois il me suffit que d'une chose. Je mange, je rĂ©flĂ©chis Ă ce que je mange et bam, moment que l'on Ă partagĂ©. Et si la premiĂšre seconde, j'ai un sourire sur les lĂšvres, celui-ci se transforme en vestige en moins de temps qu'il n'en faut pour avoir de la lumiĂšre. Et si c'Ă©tait une bonne journĂ©e, elle deviet mauvaise. Plus rien n'arrive Ă me la remonter. Et le soir, je me roule en boule dans mon lit, repensant Ă tout ces moments, les larmes aux yeux. Ă me demandrr qu'est ce que j'ai bien pu faire. Oui qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour qu'il se passe ça. Les tĂ©nĂšbres memportaient souvent. Trop souvent. Et je cherchait un minuscule soulagement, d'une seconde mĂȘme, et ça, c'Ă©tait tout trouvĂ©. Un coup sec, soulagement, saignement. Et c'Ă©tait fini. Et le seul truc qui me faisait tenir, c'Ă©tait l'amour que j'avais pour toi. En dĂ©pit de toutes les horreurs que tu me disait. "Tu me saoule" "tu es vraiment chiante" "tu pue" "t'es moche" "je veux plus ĂȘtre ton ami car je ne veux pas chopper ta dĂ©pression" "t'as vraiment un problĂšme" et autres messages rabaissants. En plus des tapes, des regards, des attitudes et des tons mĂ©chants que tu employait. Je t'aimais quand mĂȘme et ce de toutes mes forces. Je voulais croire que tu allais m'aimer Ă ton tour, je voulais croire que tu allais changer. Et j'attendais. Patiemment. Le jour oĂč tu m'aimerais enfin. Le jour oĂč tu verrais mon importance Ă tes yeux. Tu n'avais que moi, et ta famille. J'ai l'air Ă©gocentrique. Non, c'Ă©tait la stricte vĂ©ritĂ©. Je te pardonnais tout. Vraiment tout. Je prenais ta dĂ©fense, et encaissait sans rien dire. J'ai perdu des amis pour toi, je me suis disputĂ© avec des gens pour toi. Et j'ai perdu du temps pour moi. Tout ce temps que j'aurais du utiliser pour me sauver. Je te l'ai donnĂ©. Je n'aurais jamais dĂ».
J'aurais prĂ©fĂ©rĂ© ne jamais t'avoir rencontrĂ©. Jamais. Si je devais revenir dans le temps, je ferais en sorte de ne pas te connaĂźtre, t'Ă©viter. Pour ne pas m'attacher et souffrir aprĂšs.J'ai tout fait pour que tout aille bien. Et quoi ? Tu m'as abandonnĂ©. Le jour oĂč j'avais le plus besoin de toi. Et tu savais ce que j'allais faire. Tu le savais c'Ă©tait sur. Gros con. Je te l'avais dis. Je t'avais pas dit quand mais je te l'avais dit. Et le dernier moment oĂč je t'ai vu, je voulais te prendre dans mes bras, une derniĂšre fois. Mais un sourire m'aurait suffit. Mais non. Tu es parti sans mĂȘme me jeter un coup d'oeil. Tu m'as laissĂ© un vu quand je t'ai dit que j'aurais bien voulu te dire au revoir. Et tu m'as aussi laissĂ© un vu quand je t'ai dis que je t'aimais. Tu avais dĂ©jĂ pris ta dĂ©cision. Sais tu seulement ce qui s'est passĂ© ce jour lĂ ? Ce jour lĂ , je me suis coupĂ©e plus fort. Et j'avais quelques trucs Ă avaler. Mais j'avais peur. Et si ça ne marchait pas ? J'allais continuer et ça serait encore plus difficile. Et finalement, il m'a sauvĂ©. Ce mec que tu dĂ©testais et qui te dĂ©testait. Mon grand-frere m'a sauvĂ©. Et je m'en suis sortis. Et maintenant c'est la longue route pour aller mieux. Je trĂ©buche mais je me relĂšve. Parce que je ne veux pas perdre. Je veux te montrer, que je n'ai plus besoin de toi, mĂȘme si ce n'est pas encore le cas.Et tu as disparu. Du jour au lendemain. Tu as tout supprimĂ©. Tu m'as bloquĂ©. De partout. Tu es partis. Sans un message d'explication. Rien. Je me suis sentis encore plus vide. J'Ă©tais un zombie dans ma maison. Je n'avais plus d'Ă©motions. Et tu avais disparu. Je ne devrais plus parler de moi. Mais tu me hante quand mĂȘme. Tu hante mes pensĂ©es, mes rĂȘves, mes souvenirs et surtout, mes remords. Tu hante la moindre parcelle de mon cerveau et pourtant je voudrais ty supprimer. D'ailleurs si je te recroise, je ne te connaĂźtrai pas.
Ces choses que tu as dites, faites, elles n'ont Ă©tĂ© que l'enfoncement qu'il me fallait pour couler. Tu le sais hein ? Avoue que tu en a jouĂ©. Tu m'as trahit et abandonnĂ©. J'Ă©tais toujours la pour toi. Toujours. Et je ne t'ai jamais abandonnĂ©. Je pensais que tu pouvais changer et je croyais en toi et en tout ce que tu faisais. Mais.. toi, dĂšs que tu as pu tu es parti m'abandonnant, sachant trĂšs bien que c'est, une de mes pires phobies. Je te dĂ©teste du plus fort que je peux. Et malgrĂ© tout, tu me manques. Alors je te hais un peu plus. MĂȘme si je disais que, je pardonnais ceux qui m'avaient blessĂ©s. Pas toi.Tant que tu n'auras pas eu ce retour de karma, je ne pourrais pas. Il faudrait que tu endure au moins un quart de ce que j'ai endurĂ© et tu le prendrais pour un montagne. Et je voudrais que tu souffre deux fois plus que moi j'ai souffert, parce que putain, j'ai vraiment eu une vie de merde, j'avais pas besoin de toi pour en rajouter une couche et commencer un amitiĂ© en m'accusant de ta dĂ©pression ! Seule chose que nous avons en commun. Nous n'avons rien de pareil. Et n'avons pas eu la mĂȘme vie. Mais tu n'as pas vĂ©cu la moitiĂ© de ce que j'ai vĂ©cu en 18 annĂ©es. Alors j'espĂšre que tu vas souffrir. Et te rendre compte que moi, je ne mĂ©ritais pas ce que tu m'as dit. Et fait. Et surtout je ne mĂ©ritais pas, d'ĂȘtre abandonnĂ©.














