Les fenêtres béantes fixent l'horizon, comme des yeux vides qui cherchent des absents.
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hi ha algun tipus de registre de catalans deportats a camps nazis? Sé que al meu avi el van traslladar d'Argelers a un camp nazi pero no sé com buscar´ho
Sí! El Memorial Democràtic (la institució de la Generalitat de Catalunya que s'encarrega de memòria històrica des de la Segona República fins a la Transició) té una base de dades feta a partir dels arxius de 14 camps de concentració i/o extermini i d'altres fonts d'informació. Actualitzen la llista a mesura que troben més informació.
Deportats catalans i espanyols als camps nazis. Banc de la Memòria Democràtica.
Sinó, també ho pots buscar a la base de dades que ha elaborat l'Amical de Mauthausen i Altres Camps.
- Víctimas mortales en los campos nazis. Amical de Mathausen y otros campos y de todas las víctimas del nazismo
En un d'aquests dos ho hauries de poder trobar. Sinó, pots posar-te en contacte amb aquestes associacions i segur que t'intentaran ajudar.
Per cert, per si ens llegeix algú del País Valencià (o amb avantpassants del PV) a qui li pugui ser útil, també hi ha un cens de víctimes de la guerra civil, el franquisme, la transició i els camps nazis del PV. (S'ha de seleccionar a dalt víctimes al PV o víctimes als camps nazis.)
La nostra memòria, les nostres arrels, la nostra història. Les arrels obrin solcs cap a la veritat la justícia i la reparació. La memòria és
"Il vous trouve en son intime stupide à dévorer du foin de n'avoir encore rien compris. Et plus vous lui donnerez des preuves de bienveillance, d'amitié, et plus il se méfiera, forcément... A chaque seconde, il se demande si ça va durer toujours… Il aime pas beaucoup vous regarder en face. Plutôt il vous bigle de travers, à la dérobée, comme on observe les cocus, de biais, vaquer à leurs petites affaires, encore pas inquiets du tout, encore très loin des orages…"
Louis-Ferdinand Céline, L’école des cadavres, 1938.
«Monuments Men»: Rose Valland, l'héroïne lesbienne oubliée - ADHEOS
Pour inaugurer notre partenariat avec ART & LGBT, son fondateur, Bernard Hasquenoph, à qui l’on doit aussi Louvre pour tous, dresse le portr
Il y a longtemps que toute trace de haine pour les Allemands m'a quitté. Et si le nazisme n'était pas une monstruosité inhumaine ? S'il était humain ? S'il était un aveu, une vérité cachée, refoulée, camouflée, niée, tapie au fond de nous-mêmes, mais qui finit toujours par resurgir ? Les Allemands, bien sûr, oui, les Allemands... C'est leur tour, dans l'histoire, et voilà tout. On verra bien, après la guerre, une fois l'Allemagne vaincue et le nazisme enfui ou enfoui, si d'autres peuples, en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique, ne viendront pas prendre la relève.
Romain gary, Les cerfs-volants

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AUGUST SANDER - La nouvelle objectivité, l’Allemagne des années 20.
Première vue d’ensemble sur ce courant artistique en France, l’exposition pluridisciplinaire du Centre Pompidou se penche sur l’art et la culture de l’Allemagne des années 1920, dans un parallèle avec l’œuvre du photographe August Sander.
L’ensemble de cette exposition aussi riche qu’inédite trace un parcours qui donne toute leur visibilité aux représentations artistiques de l’Allemagne d’August Sander, qui fit de l’objectivité absolue le principe premier et exclusif de son travail.
Entre les deux guerres mondiales, l’Allemagne fut un creuset où nombre de révolutions plastiques se mêlèrent en s’opposant. Né avant-guerre, l’expressionnisme et l’abstraction y respirent encore, mais leur élan a été brisé par le conflit et ses dégâts collatéraux. La vocation spirituelle de l’art, ses ambitions idéalisantes, son apologie de l’imagination créatrice, la confiance qu’il accordait à la subjectivité émancipatrice ne sont plus à l’ordre du jour.
En réaction, un nouveau ce courant artistique va naître et prendre de l’importance, baptisé Neue Sachlichkeit, autrement dit Nouvelle objectivité, il va se développer en imprégnant toutes les formes d’expressions artistiques et culturelles de la société allemande jusqu’en 1939.
Au sortir de la première guerre mondiale, c’est une ère de contrastes qui s’ouvre dans une Allemagne aussi désabusée que riche de créativité. D’un côté, les aspirations démocratiques naissantes de la République de Weimar, l’essor fulgurant de la technique, la libération des mœurs, voire d’une marginalité jusqu’alors réprimée. De l’autre, la fin des illusions et des utopies terrassées dans l’enfer des tranchées, la violence irréfrénée du développement industriel, et la montée des totalitarismes.
L’arrivée au pouvoir du nazisme, en 1933, mettra brutalement fin à la vague créative de la Nouvelle Objectivité, qualifiée « d’art dégénéré » par les représentants du Troisième Reich qui ordonnèrent la destruction de très nombreuses œuvres des artistes associés au mouvement.
Pour beaucoup inspirés par les idéaux socialistes, ces derniers dépeignent une société aux antipodes des dérives fascistes qui s’annoncent, célébrant tour à tour la solidarité entre les travailleuses et les travailleurs, la transgression des normes, le progrès humain, l’émancipation sexuelle, tout en dénonçant les souffrances dues au militarisme et la grossièreté brutale d’une bourgeoisie qui soutiendra bientôt l’accession d’Hitler au pouvoir.
Pluridisciplinaire, l’exposition réunit peinture, photographie, architecture, design, littérature, autour de quelques-unes des grandes figures de l’art allemand des années 1920. On y retrouve ainsi des œuvres marquantes de Hans Baluschek, Aenne Biermann, Heinrich Maria Davringhausen, Rudolph Dischinger, Otto Dix, Franz Xaver Fuhr, Wilhelm Heise, George Grosz, Oskar Nerlinger, Lotte B. Prechner, Rudolf Schlichter, Georg Scholz, ou encore Karl Völker.
La première partie de l’entre-deux-guerres apparaît comme ailleurs comme une parenthèse, dans une Allemagne en ébullition qui hésite entre les promesses offertes par le progrès social et technologique, et la nostalgie d’un empire synonyme de puissance.
L’impressionnant travail photographique d’August Sander fait office «d’exposition dans l’exposition». Dans une démarche documentaire, le portraitiste originaire de Cologne réalise « une coupe transversale de la société allemande, reflétant les bouleversements et les distorsions de son histoire ».
Familles ouvrières ou paysannes, grands ou petits bourgeois, artistes ou marginaux : les séries de portraits rassemblées au Centre Pompidou constituent un témoignage sans équivalent du quotidien et des divisions de l’Allemagne de Weimar.
L’ensemble est d’une richesse exceptionnelle et notamment du fait qu’une grande matière à réflexion est proposée par ces nombreuses œuvres, sans pour autant que ne soit résolu le mystère de cette période sociale et politique aussi sombre que complexe. Ce sont ces années charnières qui menèrent aux affres de la seconde guerre mondiale, on scrute les images et on lit avidement tous les commentaires proposés dans l’espoir de saisir un nouvel éclairage sur ce qui fit advenir l’horreur.
Aucune explication ni aucune analyse n’est proposée, mais grâce à la monstration de ces nombreuses œuvres aussi radicales que dérangeantes, une certaine lumière s’impose, envers et malgré tout.
Mediapart révèle une cinquantaine de nouveaux cas de militaires néonazis. Des hommes qui n’hésitent plus à afficher leurs convictions à l'intérieur de leurs casernes ou lors de missions menées par l’armée française. « Les éléments soulevés par l’enquête de Mediapart sont très graves », reconnaît le ministère des armées.
Spalovac mrtvol 1969