Mes premiers symptĂŽmes
Je nâai jamais Ă©tĂ© parmi les personnes qui tapent leurs symptĂŽmes sur google pour tomber sur des forums qui vous diagnostiquent un cancer pour des maux de ventre, mais je nâai jamais Ă©tĂ© non plus dans le dĂ©nis total.
Mon sommeil a Ă©tĂ© normal dans mon enfance, du moins de ce que mes parents mâen ont tĂ©moignĂ©s. Jâai toujours Ă©tĂ© un enfant actif, un enfant de campagne qui joue dans les bois et aide sa grand-mĂšre Ă ouvrir les petits pois. Mes rĂ©els symptĂŽmes sont apparues pendant ma pĂ©riode de lycĂ©e, assez passifs pour ne pas mâen rendre compte. Jâai toujours Ă©tĂ© trĂšs crĂ©ative depuis petite et je me suis dirigĂ©e vers des Ă©tudes dâarts. Au lycĂ©e jâai effectué un cursus littĂ©raire option arts plastiques, la philosophie et lâart mâont toujours permis de canaliser les nombreuses choses qui trottaient dans la tĂȘte. Mais depuis le lycĂ©e jâai Ă©galement commencĂ© Ă remarquer que je dormais beaucoup, adolescente je ne lâavais jamais soulignĂ©, car les adolescents ont toujours tendance a dormir plus quâun adulte. En continue sur ma pĂ©riode de lycĂ©e, j'ai donc gardĂ© ce mĂȘme sommeil dâadolescent Ă faire des grasses matinĂ©es jusqu'Ă 11h (mes parents me lâont souvent rapprochĂ©s dâailleurs, allumant volontairement lâaspirateur pour me rĂ©veiller ou dâautres stratagĂšmes). Cette fatigue câest Ă©galement Ă©tendue pendant mes cours de lycĂ©e par des siestes rĂ©pĂ©titives qui mâobligeaient souvent Ă rattraper ma leçon chez ma voisine de table. Cette fatigue est Ă©galement apparue pendant mon trajet en voiture vers le lycĂ©e que jâeffectuais avec ma soeur ainĂ©, pas plus de 10 minutes ne sâĂ©coulait pour que mon esprit rejoigne MorphĂ©e !Â
Suite Ă cette accumulation de sommeil je nâavais toujours pas Ă©tĂ© alarmĂ©, car mon trajet jusquâau lycĂ©e Ă©tait de 30km donc 60 au total tous les jours de semaine (de quoi ĂȘtre un peu plus fatiguĂ©e) ! Jâen parlais vaguement Ă mon mĂ©decin traitant Ă lâĂ©poque, qui me rĂ©pondait que âcertaines personnes ont besoin de dormir plus que dâautresâ, et me prescrivait de temps Ă autres une petite cure de vitamines. Mais des symptĂŽmes se cachaient dĂ©jĂ sans que je ne mâen aperçoive : mon sommeil paradoxal Ă©tait dĂ©jĂ hors normes, je pouvais Ă©crire des livres chaque matin et aprĂšs chaque sieste de tous les rĂȘves qui sâĂ©taient produits pendant mon sommeil ! Et de tant Ă autres un cauchemar rĂ©pĂ©titif se dĂ©roulait durant mes premiĂšres minutes de sommeil (paralysie du sommeil) ; a lâĂ©poque je nâen parlais pas, car confronter aux films dâhorreur mon cauchemars me faisait honte et mĂȘme pensĂ© Ă Â lâidĂ©e que jâĂ©tais possĂ©dĂ© (descriptifs du cauchemar dans lâarticle dĂ©diĂ©).















