Un texte pour mettre en mot ma rage légitime et pour commémorer les an aprÚs la mort de mon meilleur ami, No , artiste contemporain suisse, décédé par suicide et incesté lui aussi.
// oh mu
seen from Poland
seen from China
seen from China
seen from United States

seen from United Kingdom
seen from Germany

seen from Colombia
seen from Kazakhstan

seen from United States

seen from United States
seen from Germany
seen from United States

seen from United States
seen from Russia

seen from Sweden
seen from United Kingdom
seen from United States

seen from Canada
seen from Poland
seen from T1
Un texte pour mettre en mot ma rage légitime et pour commémorer les an aprÚs la mort de mon meilleur ami, No , artiste contemporain suisse, décédé par suicide et incesté lui aussi.
// oh mu

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch âą No registration required âą HD streaming
Mon aprÚs greffe⊠(partie 2)
JâĂ©tais heureuse dâĂȘtre rentrĂ©e Ă la maison, je crois que dans mon esprit ça voulait dire que jâĂ©tais en partie « guĂ©rie » que je ne pouvais quâaller de mieux en mieux et de plus en plus vite.
PAS DU TOUTÂ !!!
2 ans, 2 ansâŠ
Les mĂ©decins mâavaient prĂ©venu, ils mâavaient dit que me remettre dâune opĂ©ration aussi lourde que la mienne allait mâĂȘtre du temps, jâallais le dĂ©couvrirâŠ
Ils mâavaient dit que se serait lourd Ă porter et que je devrais parler de tout ça Ă un professionnel, mettre des mots sur ce que jâendurais.
Quand jâai mal, quand ça ne va pas, quand je suis en colĂšre, triste, que jâai des difficultĂ©s, je me tais, je souffre en silence, jâocculte et jâavance.
Rares sont ceux Ă qui je confie mes peinesâŠ
Jâencaisse sans me plaindre mĂȘme si mon vase est plein Ă craquer.
Je suis douĂ©e pour sourire et rire quand tout part Ă vau-lâeau tout autour de moi.
Si jâai choisi dâĂ©crire justement câest parce que mon « vase » a cĂ©dĂ© et que je ne veux toujours pas parler Ă quelquâun qui serait lĂ face Ă moi, qui me dĂ©visagerait avec un air condescendant, ses lunettes sur le bout de son nez, les faisant ridiculement glisser dâun doigt pour se donner un genre mi sĂ©rieux, mi perplexe, prenant des notes sans pour autant prendre vraiment le temps de mâĂ©couterâŠ
Jâen ai vu deux au cours de ma vie, un durant un an, lâautre le temps de mon hospitalisation.
La premiĂšre nâa fait que me faire revivre des souvenirs que je cherchais Ă enfouir, jâavais juste lâimpression dâĂȘtre face Ă une « macrelle » (curieuse en crĂ©ole) qui Ă©tait en mal de sensations fortes, qui suivait une sĂ©rie Netlix ! GĂȘnantâŠ
Ma foi, aprĂšs une TS câest ça ou lâhĂŽpital psychiatrique, alors jâai racontĂ©, jâai brodĂ©, je lâai laissĂ© croire quâelle mâavait hypnotisĂ©, que ça allait beaucoup mieux, quâelle Ă©tait mon hĂ©ro et quâelle mâavait guĂ©ri ! Ces gens lĂ sont tellement imbus de leur personne quâune fois leur syndrome du « sauveur » assouvit on leur ferait avaler des couleuvres !!!
La deuxiĂšme, encore une « nana », ce nâest pas pĂ©joratif, juste un fait !
 Je suis Verseau, et donc mon cerveau est toujours en activitĂ©, je ressasse absolument tout, je pense sans arrĂȘt et Ă toute vitesse, ALL TIME ! Je passe ma vie dans les nuages, il y beaucoup plus dâaction dans ma tĂȘte que dans ma vie rĂ©elle et parfois câest Ă©puisant...
Si je me dispute avec quelquâun, sur le moment, je suis dans ma colĂšre et je me fous de tout.
En revanche, une fois rentrĂ©e et seule dans mon lit je vais revoir la scĂšne en boucle, me remettre en question, jusquâĂ en avoir mal perpĂ©tuellement.
BrefâŠ
Jâai fait confiance au corps mĂ©dical ! Enfin mĂ©dical, bof !
Ătre diplĂŽmĂ© pour Ă©couter des gens en Ă©tant assis sur un canapĂ©, je ne sais pas...
Jâaime les mots, les mĂ©taphores, le sarcasme et jâen passeâŠ
A la deuxiĂšme, jâai fait le malheur de dire, et je cite « je nâarrive plus Ă dormir, il y a toujours pleins de bruit dans ma tĂȘte » !
CâĂ©tait quâune image, quâelle comprenne que « je rĂ©flĂ©chis, que je pense tout le temps » et que câĂ©tait usant !
Sâen Ă©tait finit de moi et de mes voix, elle allait tout Ă©teindre lĂ -haut ! La dame a dĂ©cidĂ© de me droguer !
Elle mâa dit quâelle me prescrivait quelque chose qui allait me dĂ©tendre đđđđđ
Droguée⊠Droguée !
ComplÚtement camée !
Je dormais en permanence, les rares fois oĂč jâĂ©tais rĂ©veillĂ©e, je parlais une langue encore inconnue, je me bavais dessus, pourtant jâavais la gorge sĂšche, je me cognais dans les murs !
Tchiiiiip ! ARIPIPRAZOLE ! ANTIPSYCHOTIQUE !!!
Elle a pété un plomb !
Est-ce que jâai lâair dâĂȘtre folle ou dâĂȘtre un rat de laboratoire ?
Jâai vite arrĂȘtĂ© ça ! MĂȘme si parfois câest prenant, difficile, mĂȘme si sâest lourd Ă porter, mĂȘme si ça fait mal, laissez-moi ressentir pleinement mes Ă©motions.
Non mais on va oĂč lĂ Â ? đđđđ
En somme, jâavais besoin dâun refuge pour les pensĂ©es qui prenaient trop de place dans ma tĂȘte.
Jâavais besoin dâextĂ©rioriser ma colĂšre, ma douleur, mon nouveau quotidien.
Jâavais une tonne de mĂ©dicaments, câĂ©tait impossible pour moi de mâimaginer prĂ©parer mes mĂ©dicaments de la semaine, il y en avait trop.
Jâavais peur de surdoser, peur de mal faire.
Et mĂȘme⊠Ces boites mâeffrayaient.
Au dĂ©but mon infirmiĂšre venait Ă la maison, et puis jâen pouvais plus de la voir venir, aussi adorable quâelle Ă©tait avec moi, elle me rappelait lâhĂŽpital.
Alors jâai commencĂ© seule, je me retrouvais chaque semaine, bloquĂ©e lĂ , Ă dĂ©visager toutes ces boites qui contenaient finalement mon Ă©lixir de vie. Ces mĂ©dicaments sans lesquels je ne serais plus jamais rien.
Il y en avait tellement, alors je mâĂ©nervais, je pleurais Ă chaude larme chaque semaine, jusquâĂ ce que finalement se soit devenu plus facile.
La fatigue était devenue coutumiÚre.
Pas une petite fatigue, non !
Une de celle qui vous écrase de tout son poids au quotidien.
JâĂ©tais essoufflĂ©e en permanence, mes mains tremblaient parfois tellement que boire dans un verre, Ă©crire ou tout autre chose relevait du parcours du combattant.
Jâavais la tĂȘte qui tournait, je vivais dans mon propre manĂšge, les palpitations Ă tout va, lâanĂ©mie, les douleurs neuropathiques, tantĂŽt comme de lâeau glacĂ©e qui coule Ă lâintĂ©rieur de ma jambe, tantĂŽt comme des insectes qui me marchent dessus, comme une brĂ»lure lancinante au moindre contact, mĂȘme mes vĂȘtements qui frĂŽlaient ma peau me brulaient, comme des aiguilles quâon planterait dans ma chair.
Cette douleur dans le ventre comme si on y enfonçait les doigts pour me reprendre mon greffon.
Je savais que quelque chose nâallait pas.
Avec mon retour au bercail sont venus les problĂšmes de tension, de cĆur.
Jâavais mal de me lever, je nâavais aucune Ă©nergie, tout me paraissait insurmontable.
Un simple coup de balai, Ă©tendre mon linge, faire mon lit, cuisiner, tout me faisait mal, mĂȘme respirer Ă©tait insoutenable. Aller du salon Ă la cuisine, me relever du canapĂ©.
Je ne pouvais rien faire seule, aller nulle part.
JâĂ©tais prisonniĂšre de mon corps, jâĂ©tais devenue un poids pour les autres, un dĂ©chet, une vraie merde, inutile, câĂ©tait horrible.
Je regardais le monde tourner sans moi.
Deux ansâŠ
AffalĂ©e sur un canapé ! Mâagrippant Ă mon attelle ou Ă ma canne pour me dĂ©placer.
Je nâĂ©tais plus quâune femme aux allures de Quasimodo. Plus une femme du tout dâailleursâŠ
Jâavais tout perdu, ma fĂ©minitĂ©, ma beautĂ©, jâavais perdu de ma splendeur, mon identitĂ©âŠ
Je nâai jamais Ă©tĂ© de celles qui aiment se faire remarquer pourtant jâai toujours attirĂ© les regardsâŠ
Plus personne ne me regardais, jâaurais dĂ» apprĂ©cier plus ces moments oĂč on me dĂ©visageait juste parce que je suscitait lâattentionâŠ
Et cette cicatrice immense qui me persĂ©cutait constammentâŠ
 Parfois, je la caressais du bout des doigts, comment décrire ça ?
JâĂ©tais rentrĂ©e mais je me sentais comme persĂ©cutĂ©eâŠ
Je suis diplĂŽmĂ©e dâun M2.
Ma cĂ©rĂ©monie de remise de diplĂŽme est passĂ©e, jâĂ©tais Ă©mue en repensant Ă ces annĂ©es dâĂ©tudes qui nâont suivi aucun chemin tracĂ©.
CollĂšge douloureux. JâĂ©tais une Ă©lĂšve moyenne, malgrĂ© beaucoup dâefforts pour apprendre et faire des exercices interminables. Je mâobstine Ă vouloir aller en lycĂ©e gĂ©nĂ©ral pour ne pas ĂȘtre dans les bizarres, et de toute façon je ne savais pas ce que je souhaitais faire comme mĂ©tier autre que travailler dans les livres.
LycĂ©e gĂ©nĂ©ral. Câest horrible, jâai des difficultĂ©s pour avoir la moyenne. Je rĂȘve dâune premiĂšre littĂ©raire, mais mon niveau en langue ne me le permet pas. Je demande Ă redoubler. Je redouble aprĂšs ĂȘtre passĂ© devant une commission. Ăa ne sâamĂ©liore pas. Je mâobstine Ă vouloir faire une premiĂšre littĂ©raire, mon pĂšre dĂ©cide que câest un Ă©chec et que ça ne sert Ă rien dâaller jusquâau bac si câest pour sortir avec un dossier moyen au mieux et au pire mauvais qui me fermerait les portes des Ă©tudes que je souhaite. Câest la crise, câest difficile, mais je comprends.
Je ne vais pas en premiÚre générale comme mes copines dans une « branche » comme S L ou ES, je vais en bac pro esthétique.
Bac pro. En seconde. Je suis une des plus ĂągĂ©es. Je me sens nulle et finalement je mâĂ©panoui Ă fond. Les professeurs me valorisent, je me sens entendue, je me passionne pour la thĂ©orie, mais je suis trĂšs moyenne en pratique. Ce nouveau lycĂ©e est Ă 1h20 en train de chez mes parents. Les allers-retours chaque jour sont Ă©puisants, surtout les jours de pratique avec ma valise de matĂ©riel. De la deuxiĂšme Ă la troisiĂšme annĂ©e, je suis en colocation avec une camarade, je ne rentre chez mes parents que le week-end. DĂ©couverte de lâautonomie, c'est Ă la fois difficile mais trĂšs agrĂ©able !
Mes professeurs mâencouragent Ă faire des Ă©tudes aprĂšs⊠je vis en Bretagne Ă ce moment-lĂ , et je rĂȘve dâun BTS sur Versailles reconnu dans le secteur de la cosmĂ©tique de part sa spĂ©cialitĂ©.
Jâai peur. Je quitte ma famille et mes amies par ambition dâune carriĂšre dont je n'aurai peut-ĂȘtre pas le niveau ? AprĂšs tout, j'ai Ă©chouĂ© en gĂ©nĂ©ral. Jâai mon bac mention trĂšs bien et les fĂ©licitations.
Mes parents me soutiennent, on trouve une solution. Je rĂ©ussis les Ă©preuves dâentrĂ©es, je choisis lâalternance pour ne pas ĂȘtre une charge pour la famille.
BTS. Le salaire est trop faible pour vivre seule, je choisis de vivre chez lâhabitant. Mon pĂšre mây emmĂ©nage avant la rentrĂ©e, je pleure beaucoup et il part en Ă©tant fort pour moi qui doute.
Câest difficile, lâhabitante chez qui je vis est ĂągĂ©e. Elle est trĂšs oppressante et mĂ©chante. Je suis Ă 1h de mon travail, ĂȘtre en boutique est Ă©puisant, mais je tiens bon. Jâai de bons rĂ©sultats, jâĂ©conomise la premiĂšre annĂ©e pour prendre un appartement seule. Je peux enfin dĂ©mĂ©nager, mon pĂšre mâaide Ă mâinstaller dans ce nouvel appartement, jâachĂšte mes premiers meubles avec mes Ă©conomies. Câest un incroyable souvenir !
Je nâaime pas la relation en magasin, mais mes collĂšges sont incroyables, jâapprends beaucoup de choses avec les formations marques et je suis trop mauvaise comme esthĂ©ticienne. Alors je dĂ©cide de continuer mes Ă©tudes. Je dĂ©couvre la joie de parcour sup, je fais des vĆux, je dois expliquer pourquoi je quitte le chemin qui me mĂšne au monde du travail pour continuer mes Ă©tudes. Je ne suis pas prioritaire sur les vĆux. Finalement, j'obtiens la licence de mon choix, aprĂšs un entretien de motivation sur mon intĂ©rĂȘt pour la communication et le dĂ©veloppement durable.
Licence. Je trouve une alternance au dernier moment, dans une entreprise que jâadmire. Jâapprends beaucoup en entreprise, bien plus quâen cours. Je suis Ă 2h de train de mon Ă©cole, mais ce n'est pas grave ce nâest quâun an. Je dĂ©teste mes cours, je nây apprends rien dâutile. Mais jâadore ce que je fais en entreprise. Je dĂ©cide de continuer les Ă©tudes pour me spĂ©cialiser en communication. Je cherche un master en alternance, pour ne pas faire de prĂȘt Ă©tudiant. Je nâai pas le niveau pour faire le concours pour une passerelle en Ă©cole de commerce, notamment Ă cause de mon niveau en langue. Mais je peux faire une Ă©cole privĂ©e. Je rĂ©ussi le concours dâentrĂ©e de justesse.
MastĂšre. Je quitte une entreprise de mon secteur de cĆur pour une alternance dans le service public. Mes cours sont passionnants, tres stimulants aussi bien les intervenants et les camarades. Lâentreprise beaucoup moins. Et surtout, il y a beaucoup de mĂ©pris pour mon mĂ©tier, aucun intĂ©rĂȘt pour mes explications, du harcĂšlement. Jâai envie de tout arrĂȘter. Je tiens pour valider mes Ă©tudes. Jâai un accident de travail suite Ă de la nĂ©gligence, jâaurai des acouphĂšnes toute ma vie suite à ça. Je me forme Ă cĂŽtĂ© pour palier le manque dâintĂ©rĂȘt de mon entreprise avec des cours gratuits.
Je suis maintenant diplĂŽmĂ©e, et en poste dans une startup gĂ©niale. Jây suis Ă©panouie et reconnue pour mes compĂ©tences.
Alors vraiment, croyez en vous, tenez bon ! Vous ĂȘtes capables de tout, suivez vos rĂȘves ! MĂȘme si ce nâest pas sur un chemin tracĂ© dâavance, aucune Ă©tude ne vous fermera des portes tant que vous travaillerez et resterez motivĂ©.
( et lâalternance, c'est vraiment gĂ©nial pour savoir si un mĂ©tier est fait pour vous)
Tribune : parce que le harcĂšlement ne s'arrĂȘte pas avec les actes
Je tremble comme si j'avais 40 de fiĂšvre. Mes jambes bougent toutes seules et mes yeux sont rouges. Inutile que je cherche Ă tout masquer ce matin par du maquillage, je l'ai dĂ©jĂ fait ça. DerriĂšre des sourires, des " ça, c'Ă©tait avant". Je me rends compte maintenant que je me suis menti pendant 15 ans. MĂȘme terminĂ©, meme Ă des annĂ©es lumiĂšre, le harcĂšlement scolaire est restĂ© en moi et je n'en suis pas libĂ©rĂ©e. J'ai tout pris pour argent comptant Ă l'Ă©poque, j'y ai presque crĂ» et j'ai bĂąti les fondations de ma vie sur du branlant. Sur cette image hautement dĂ©valorisante que les autres m'ont renvoyĂ©e de moi-mĂȘme : inutile et fragile.
Le nez qui coule et les yeux aussi, encore plus. D'une abondance rare aprĂšs un cauchemar. Parce qu'aprĂšs tout, les cauchemars ne sont que des constructions de l'esprit, des piĂšces qui ne s'imbriquent pas si l'on y regarde de plus prĂšs. Mais celui-ci Ă©tait rĂ©el, je pouvais sentir le cauchemar recommencer. Les larmes remontent rien qu'Ă l'Ă©crire et les tremblements se multiplient. Ma vue se floute. Les anciens souvenirs flottent Ă la surface, je suis adulte mais je me suis construite sur l'idĂ©e que j'Ă©tais moins bien. Pas assez. A l'adolescente que j'Ă©tais et au petit garçon de 3 ans qui grandi sous mes yeux et a besoin de sa maman pour s'Ă©panouir sereinement, Ă mon mari aussi qui m'aime telle que je suis avec mes traumas et mes idĂ©es de travers, loin des fantĂŽmes qui sont les miens mais ne doivent en aucun cas devenir les leurs, je vais me soigner. Tout faire pour oublier ce bagage explosif qui est enfoui, pardonner ce qui doit l'ĂȘtre. A moi-mĂȘme en premier parce que ce sont pas les harceleurs qui souffrent, ce sont les autres. Ce n'est pas parce que les racines de mon propre jugement sont altĂ©rĂ©es, bousillĂ©es, que demain, je ne pourrais pas les assainir. Ne nous appelez pas des victimes, nous sommes la force incarnĂ©e de vivre ensuite avec. Nous sommes plus que le harcĂšlement.
Aujourd'hui, faisons dĂ©sormais au centuple tout ce dont nous avons Ă©tĂ© privĂ©s avant. A commencer par ĂȘtre nous sans la moindre once de crainte. Tu es toi et tu es suffisant.e, aimable.

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch âą No registration required âą HD streaming
Tant pis pour l'amour, ou comment j'ai survécu à un manipulateur. Tout est dans le titre, ou presque. En 300 pages, Sophie Lambda décrypte sa relation avec un pervers narcissique, vous savez ces personnes complétement vides à l'intérieur qui s'amusent à manipuler les autres juste pour jouer avec le petit pouvoir qu'elles ont réussi à acquérir... La BD ausculte les recoins les plus sombres de ce type de relations, mais avec humour notamment grùce à Chocolat, l'ours en peluche de l'autrice qui fait office de subconscient. Les différentes étapes de l'emprise sont explicitées et, surtout, il est bien précisé que pour s'en sortir, il n'y a qu'une solution : fuir et prendre conscience de ses propres failles pour se reconstruire. Le manipulateur, lui, ne changera pas. Il faudrait pour ce faire qu'il soit capable d'analyser son propre comportement et de comprendre le mal qu'il fait... mais étant dépourvu d'empathie, il ne risque pas d'y parvenir. Une lecture trÚs dure par son thÚme, mais l'humour déjà évoqué comme le trait léger et coloré du dessin permettent de prendre la distance nécessaire. Une BD que je recommande chaudement ! #tantpispourlamour #tantpispourlamouroucommentjaisurvecuaunmanipulateur #sophielambda #bandedessinee #romangraphique #bdaddict #bdlover #bdstagram #instabd #bookstagram #booklover #livrestagram #lectureaddict #bookaddict #delcourteditions #temoignage #comicbook #manipulateur #perversnarcissique @delcourt_soleil_bd https://www.instagram.com/p/CQ5icfprY3B/?utm_medium=tumblr
Ă tous ceux ne respectent pas le confinement
à tout ceux qui pensent que leur liberté individuelle prime avant toute chose et que le confinement est une prison.
à tous ceux qui pensent que ça ne leur arrivera pas.
Voici la réalité :
Je travaille dans une unité 100% covid.
Dans toutes les unités covid du Monde les visites des familles sont absolument interdites.
Procédure oblige, vous recevrez un appel de notre part seulement quand votre proche sera mort, vous n'aurez pas d'avis d'aggravation avant.
Le temps qu'on passera au téléphone sera du temps en moins au chevet des autres patients.
Une fois reçu cet appel, dont vous souviendrez toute votre vie, vous serez autorisés à venir voir votre proche.
Alors vous traversez l'unitĂ© covid, habillĂ©s comme nous, et lĂ vous le verrez dans une housse oĂč seulement sa tĂȘte sera visible.
Ce sera son dernier linceul.
Mais avant il vous aura fallu choisir deux membres de la famille et seulement deux.
Mari, femme, parent, enfant, frĂšre, sĆur il vous faudra faire un choix.
Et vite.
Car ce sont seulement deux membres qui seront autorisés à le voir quelques minutes avant que nous fermions la housse. AprÚs votre dernier regard cette housse sera immédiatement et définitivement scellée, le corps de votre proche ira directement à la chambre mortuaire puis dans un cercueil plombé et plus personne ne reverra le corps.
Tous soins post-mortem et rites religieux seront donc impossibles.
Je serai la derniĂšre personne Ă avoir vu votre proche vivant.
Je serai la derniĂšre Ă l'avoir vu mort.
Et pour lui je serai aussi la derniĂšre personne qu'il aura vu avant de mourir.
Seul dans sa chambre d'hĂŽpital avec moi face Ă sa mort.
Confinement oblige : il n'y aura pas de cérémonie pour l'enterrement ou pour l'incinération.
Votre proche sera seul absolument seul pour l'incinération ou l'enterrement
C'est ça la réalité du covid.
C'est ça mon glaçant quotidien et pour des semaines encore.
Si vous ne voulez pas faire partie de ces deux personnes choisis rapidement par le restant de votre famille, ou ne pas ĂȘtre celui qui n'a pas Ă©tĂ© choisi et qui ne reverra plus jamais cet ĂȘtre cher, ou si vous ne voulez pas ĂȘtre celui dans la housse : il suffit de RESTEZ CHEZ VOUS.
Pensez-y avant de sortir.
#restezchezvous
Via https://www.facebook.com/rolande.mariel
L'homme des Ăźles - TomĂĄs O'Crohan #livre #PBP #collection #voyageurs #payot #editeur #blasket #iles #temoignage #ethnologie #civilisation #gaelique #irlandaise #irlande #recit #culture #misere #histoire #book #instabook #lecture #voyage #irish