J’aime les corps et les sables sculptés par le vent La craie du mythe sur d’improbables ardoises J’aime les forêts denses et difficiles à démêler Avec des rougeurs d’aurore subite au visage J’aime les éboulis et les métamorphoses de la nuit Les bras inventifs de l’eau à l’encontre de l’insomnie Les éclats de couleurs sous les paupières closes Les étoiles dans le noir nourries de volupté infinie J’aime le jour définitif surgi des tunnels fragiles du rêve Lorsque soudain sous ma peau la joie se joue du destin
(Elaine Audet ~ Extrait “La Plénitude et la Limite”)







