Réfléchir, rien qu’un peu
Arrête, s’il te plaît, arrête
De penser être un rebelle
Tu vas exploser ta tête
Avec tes idées qui ne sont pas nouvelles
Franchement, qu'est-ce que tu crois ?
Tu penses être Roi ?
Seulement de la cour de récré, mon pote
Toi aussi, tu trembles face aux despotes
Puis, tu répètes sans cesse
Que l'école c'est de la merde
Oui, elle nous emmerde
Et toi, tu l'agresses
Mais tu ne sais même pas pourquoi
Tu dis que c'est à cause de ses lois
Pourtant tu t'agenouilles
Devant celle de ta rue
Si seulement tu avais des couilles
Tu observerais avec ta vue
Et non avec tes préjugés à la con
Tu ne dis pas non pour de bonnes raisons
Tu as choisi le bahut
Dans le but de ne rien faire
Comme si ta mère
N'avait pas assez bu
T'empêche les autres de travailler
Tu ne veux pas être seul à plonger
Laisse ceux qui s'accrochent
Vous serez nombreux sur la broche
Infernal des sans emplois sans qualification
Et là, tu regretteras ton éducation
Qu'est-ce que je vois ?
Le mépris des lois est roi
Et les premiers de classe, tu les frappes
Le passé ne se rattrape
Et tu crèveras dans ta rue
Qui ne te reconnaîtra plus
Tu n'es qu'un mouton
Qui joue au patron
Viande fraîche
Sous la dent de ceux qui dirigent la dèche
Tu n'es pas un dure
Juste un débile
Infantile
Tu peux rester parmi les ordures
Toi, tu n'as riens compris
Toi, tu n'as rien appris
Tu n'as même pas d'opinion
Tu n'es qu'une pâle photocopie
Qui ne connaît ni l'union
Ni ce qu'est une utopie
Bientôt tu apprendras la misère
Et le fait de manquer d'air
À moins que tu ne sois un de ces « rappeurs »
Qui écrivent pour le fric avec la terreur
Qu'ils retombent dans le noir oubli
Avec leurs convictions affaiblies
Tout ton être tombe
Mis à part cette violente haine
Ton malheur, c'est à cause du monde
Et ta colère devient reine
Tu rejoins tous ceux qui accusent les autres
Comme si vous étiez des apôtres
Redescends sur Terre
Ce n'est pas toi qui disais
Que tu voulais juste t'amuser ?
Et maintenant tu erres
Tu n'as pas de vie
Pas d'objectif
Aucun désir assouvi
Même plus la force d'être actif
Et au lieu de donner sa chance
À ton enfant
Tu en fais un imbécile survivant
Qui ne connaîtra pas la bienveillance
Et une fois encore, tu donnes raison
À ce monde pourri
Qui rit
De te voir sans maison
Même pas la force de te battre
Tu es si pathétique
C'est sûr que pour combattre
Il faut être un peu utopique
Reste sur ton canapé
Gueule sur le monde
Crève en paix
L'existence est une ronde
À trop vous prendre pour des géants
Vous êtes tellement nombreux dans le Néant.