L'eglise d'Illiers-Combray.

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Les aventures de Marcel Proust : À la recherche du temps perdu
Les aventures de Marcel Proust : À la recherche du temps perdu
Marcel Proust’s seven-volume magnum opus, À la recherche du temps perdu, is often cited as the greatest novel of the twentieth century. Four completed volumes in, I feel this is an assessment I could definitely see myself subscribing to. Long before I braved the first line of its first volume, however, Proust’s novel cycle had already won me over to its unquestionable greatness through the words…
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David Cordero & Combray - Lugares Comunes
Rohs! Records
2021
The bedroom where the young Proust stayed at his aunt’s house in Illiers.

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Habiter l’absence
J’ai écris ce texte voici des mois, plein d’un chagrin déchirant. J’ai choisi de le reprendre, de le réécrire, de lui ôter la tristesse glaciale qui envenimait son air, pour retrouver quelque chose de plus...
Il faut aujourd'hui abandonner cette maison. Il faut maintenant arracher la peau de ses meubles, de ses objets, de ses souvenirs, abattre les murs, abattre les ans qui l'ont vu tomber en poussière. Cette maison est un corps, par tous les orifices elle a vu pendant des années aller et venir des corps chauffés de soleil, l’été pendant les vacances, des petits plats qui sortaient par les fenêtres, des apéritifs, des tintements de verres, des serviettes bleues avec des petits ronds autour. Elle a senti les vélos tourner autour d’elle, les ballons voler au-dessus du toit, les balançoires grincer au fond du jardin. Il y avait une vie.
Dans le corps de la maison, il y a des pièces qui sont comme dans les musées, des pièces mises en scène, qui donne l'aperçu d'un autre âge, où les objets sont exposés à la vue de tous. Les papiers ont à peine bougé, une plume est dans l'encrier asséché. On y verrait presque encore les traces des pieds posés pendant des heures sur la moquette du bureau. Ce corps sent l'entonnoir, et l'on s'enfonce dans les odeurs des souvenirs. Chaque meuble est une histoire, des fleurs artificielles aux dentelles couvrant les guéridons, de la boite à musique aux actes de naissance, de ceux qui sont morts depuis longtemps. Sur les meubles, des vivants s’invitent sur les photos des morts, et bien sûr l’on s’attarde, mélange d’effroi, de tristesse et de douceur.
Les vies se superposent, les jeunes usurpant la place de ceux qui vivaient avant. Les lieux sont des corps qui s’enfantent. Les années se répondent, et on lit les mêmes livres, on entend les même chansons, les murs s'imprègnent du temps, et la chanson de Brel ronronne au salon. Quand sous la couverture on entend encore le bois qui craque, le corps qui se meut, les poutres qui chagrinent, c'est le sanglot de l'enfance. La balançoire accrochée qui fait sa litanie, la poésie de ce temps où l'on croyait s'envoler, où le baladeur chuchotait la bande-son de la vie d'enfant, avant d'aller faire éclater les framboises sous la langue au jardin. L'enfance, c'est les spaghetti à la Bolognaise. C'est des photos, c'est des petits mots, des listes de courses, des marques pages, des numéros laissés-là, par une écriture enfuie, près du téléphone fixe. Et ça gueule. Ce corps il faut le rendre. Il faut le « retaper ». Ce corps, il faut le vendre.
Je reviens sur les traces d’une absence. Je veux par l'écriture habiter ces années-là, ces années qui l'on vu naître, ce corps, cette âme, cette maison. Si Proust était là, peut-être qu’il comprendrait, car quand je lis Combray, c’est toujours cette maison que je vois.
Recap for the week of January 9, 2017
-Can’t read the book on an empty stomach because I get hungry.
-Almost everyone in the Narrator’s family is kind of a dick.
-The Narrator is in general kind of adorable and relatable.
Other stuff: -Definitely enjoying the language.
-Combray somehow manages to feel incredibly familiar and is making me think of the small town I grew up in even though they’re absolutely nothing alike.
-Have I mentioned the food descriptions?