-o-o-o-o-o- Michel BUSSONE -o-o-o-o-o-
Nous avons rencontrĂ© Michel BUSSONE Ă Bormes les Mimosas, lors du recensement de 1931. Il Ă©tait venu travailler au domaine de BrĂ©gançon, probablement pour la saison, avec ses parents, son frĂšre Pierre et sa petite sĆur Anna. Il avait alors seize ans.
Jâignore ce quâil a fait pendant les dix annĂ©es suivantes mais jâai la preuve quâil travaillait Ă HyĂšres, au domaine de Sainte Eulalie, en 1945 puisquâil y est dĂ©cĂ©dĂ© le 17 juillet 1945 Ă dix-neuf heures. Son dĂ©cĂšs a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© Ă la mairie de HyĂšres par Antoine BRUNO, nĂ© vers 1905 et Ă©galement domiciliĂ© au domaine de Sainte Eulalie.
copie intégrale de l'acte de décÚs de Michel BUSSONE transmis par la mairie d'HyÚres
Je savais que les deux frĂšres de Maria BUSSONE, la grand-mĂšre de mon mari Ă©taient dĂ©cĂ©dĂ©s jeunes mais je pensais plutĂŽt vers lâĂąge de quinze ans et non trente ans. Jâai dĂ©couvert leurs prĂ©noms dans le recensement de 1931 de Bormes les Mimosas, jâai ensuite cherchĂ©, en vain, leur dĂ©cĂšs dans les actes paroissiaux de Valloriate et de Demonte et finalement je les ai trouvĂ©s dans la partie 2 des actes dâĂ©tat-civil de Valloriate, ce qui correspond aux retranscriptions pour lâĂ©tat-civil français.
transcription dans l'état-civil de Valloriate du décÚs à HyÚres de Michel BUSSONE (source https://antenati.cultura.gov.it/)
Jâai voulu en savoir davantage sur les personnes que Michel a pu cĂŽtoyer et jâai donc Ă©tudiĂ© le recensement dâHyĂšres de 1946, limitĂ© au quartier de Sainte Eulalie. Il se compose de seize foyers, certains ne comprenant quâune seule personne, dâautres des familles entiĂšres. Six foyers comprennent des personnes de nationalitĂ© italienne et trois se composent de personnes dâorigine italienne qui ont obtenu la nationalitĂ© française.
recensement de 1946 Ă Sainte Eulalie Ă HyĂšres (source AD83)
Avec le foyer 6, je retrouve la famille 2 rencontrée à Bormes en 1926. Marie BRUNO née GIRODENGO le 2 avril 1904 à Valloriate est maintenant veuve de son mari Ange BRUNO, décédé le 30 avril 1944 à HyÚres. Elle vit avec deux enfants : Jacques Fortuné né le 1° juin 1927 et Jeanne Germaine née le 19 mai 1928, tous deux à La MÎle. Au recensement de 1931, cette famille vivait à Gassin et en plus des deux enfants précités, ils avaient aussi une petite Lucienne née le 25 juin 1930 à Saint-Tropez mais elle est décédée le 30 juin 1940 à Ramatuelle.
Dans le foyer 8, on trouve une femme seule nommĂ©e Marthe LANDRO, nĂ©e en 1880 Ă Valloriate. Son nom de famille est en rĂ©alitĂ© LEANDRO mais on verra que le E est souvent escamotĂ©. Au recensement de 1931, Marthe vivait dĂ©jĂ dans le quartier Sainte Eulalie Ă HyĂšres avec sa fille Louisette, nĂ©e en 1917 Ă HyĂšres. Lâacte de naissance de la fille est enregistrĂ© sous le nom de famille LANDRO et elle porte, en rĂ©alitĂ©, les prĂ©noms Louise Jeanne. Elle est nĂ©e dans le quartier du Ceinturon le 28 fĂ©vrier 1917 dâAntonio LANDRO et Marta BUSSONE. Antonio LEANDRO est dĂ©cĂ©dĂ© le 5 avril 1919 Ă HyĂšres. Marthe BUSSONE est nĂ©e prĂ©cisĂ©ment le 26 dĂ©cembre 1879. Elle est une arriĂšre-arriĂšre-petite cousine de Michel BUSSONE.
Dans le foyer 9 vit un homme seul, Enrico BAPTISTON nĂ© en 1883. Enrico pourrait ĂȘtre un prĂ©nom italien mais, dans ce cas, je pense que le nom sâĂ©crirait plutĂŽt BATTISTON. Sur Filae, jâai trouvĂ© plusieurs Enrico BATTISTON nĂ©s en Italie mais Ă des annĂ©es diffĂ©rentes de 1883 et originaires dâune autre rĂ©gion que le PiĂ©mont. Je ne poursuis donc pas plus loin mes recherches.Â
Dans le foyer 10, on trouve Ă©galement un homme seul. Il sâappelle Efisio ou Ephisio CONI et il est nĂ© en 1890. Son nom pourrait venir de la ville de Cuneo. En 1931, il avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© recensĂ© en France, Ă Grimaud oĂč il Ă©tait terrassier. Câest tout ce que jâai trouvĂ© sur lui.
Le foyer 11 se compose Ă©galement dâun homme seul qui sâappelle Etienne PICCA. Il est nĂ© le 2 juin 1902 Ă Fuveau dans les Bouches du RhĂŽne de parents italiens. Son pĂšre Battista PICCA est nĂ© Ă Paesana vers 1871 et sa mĂšre Angelina ANGHILANTE est du mĂȘme Ăąge. Etienne PICCA est dĂ©cĂ©dĂ© Ă Toulon le 19 fĂ©vrier 1963.
Le foyer 13 comprend Jacques LANZETTI nĂ© en 1904 et son frĂšre Joseph nĂ© en 1912. En 1931, cette famille est dĂ©jĂ Ă HyĂšres, plus prĂ©cisĂ©ment Ă Porquerolles, sur la place dâArmes. Leur pĂšre Stefano LANZETTI, nĂ© en 1866 Ă Carmagnola est charretier, leur mĂšre AngĂšle a vu le jour en 1873 dans le mĂȘme village ainsi que leurs trois enfants. En effet, Jacques et Joseph ont un frĂšre Marc nĂ© en 1909. Jacques est dĂ©cĂ©dĂ© cĂ©libataire le 21 juillet 1966 Ă HyĂšres, je nâai pas trouvĂ© de demande de la nationalitĂ© française le concernant. Ses deux frĂšres ont Ă©tĂ© naturalisĂ©s français, Marc le 25 octobre 1947 et Joseph le 17 avril 1948. On peut ainsi connaĂźtre leur date de naissance exacte : Marc est nĂ© le 25 mai 1909 et Joseph le 31 mars 1912. Joseph est dĂ©cĂ©dĂ© Ă HyĂšres le 13 juillet 1958, il Ă©tait cĂ©libataire.
Parlons un peu du domaine de Sainte-Eulalie, autour de 1945. Câest un domaine viticole de trois cent cinquante hectares qui avait Ă©tĂ© sauvĂ© de lâabandon par Stanislas de DAVID-BEAUREGARD depuis que son fils Bernard en avait hĂ©ritĂ© dâun oncle sans descendance, en 1925, Ă lâĂąge de dix-huit ans. Stanislas avait créé un vignoble de plus de soixante hectares et plantĂ© des arbres fruitiers. Il avait aussi fait construire une cave moderne et achetĂ© du matĂ©riel grĂące Ă un emprunt important et Ă la vente du domaine du Galoupet qui appartient maintenant Ă LVMH. Le domaine de Sainte-Eulalie avait souffert pendant la guerre, la famille de DAVID- BEAUREGARD Ă©galement puisque Bernard a Ă©tĂ© tuĂ© par lâennemi le 18 juin 1940 Ă HĂ©namĂ©nil en Meurthe et Moselle. Stanislas avait aussi eu Ă gĂ©rer la mairie dâHyĂšres de 1941 Ă 1944 dont il Ă©tait le premier Ă©dile. Il sâagissait maintenant de faire redĂ©marrer la production et dâamĂ©liorer les rendements.
plan cadastral du domaine de Sainte Eulalie en 1828, il portait encore le nom de Saint Hilaire (source AD 83)
Nous allons maintenant pouvoir Ă©tudier les trois autres familles dâorigine italienne qui ont obtenu la nationalitĂ© française avant le recensement de 1946 qui a eu lieu le 10 mars.
Dans le foyer 16, vivent le pĂšre, Michel JONIO nĂ© en 1920, la mĂšre, Charlotte ROSSI du mĂȘme Ăąge et leur fils Michel nĂ© en 1940. Dans le recensement de 1931, nous trouvons une famille JONIO domiciliĂ©e Ă HyĂšres, avenue Paul Long. Le chef de famille sâappelle Ă©galement Michel, il est nĂ© en 1885 Ă Valloriate et exerce la profession de laitier. Il a Ă©pousĂ© Marie-Louise nĂ©e en 1893 et le couple a deux enfants : Micheline nĂ©e en 1920 et Louisette nĂ©e en 1923. Y a-t-il une erreur concernant le prĂ©nom de Micheline ? Nâest-ce pas plutĂŽt Michel ? Cela ne semble pas. Michel pourrait alors ĂȘtre un cousin de Micheline. En tous les cas, ce qui est sĂ»r câest que tous les JONIO descendent du couple Igino JONIO- Marianna GOLETTO qui est arrivĂ© Ă HyĂšres, en provenance de Valloriate, au dĂ©but des annĂ©es 1890.  Â
Pour le foyer 1 composĂ© dâAlbert MARTINO, de sa concubine et de son fils, je nâai absolument rien trouvĂ©. Comme il est qualifiĂ© de dĂ©mineur, on peut supposer quâil sâagit dâune famille itinĂ©rante qui se dĂ©place lĂ oĂč il y a des terrains Ă dĂ©miner et il y en avait beaucoup en 1945. Le domaine de Sainte Eulalie avait Ă©tĂ© minĂ© et avait Ă©tĂ© le lieu de combats de par sa proximitĂ© avec le Golf HĂŽtel, imposant hĂŽtel de sept Ă©tages aux mains des Allemands et repris par les Français le 21 aoĂ»t 1944.
Enfin, le foyer 2 comprend Baptiste GIRODENGO nĂ© le 26 juin 1878 Ă Valloriate qui est viticulteur et son Ă©pouse Catherine BRUNO nĂ©e le 16 mai 1880 au mĂȘme endroit. En 1946, ils logent dix prisonniers de guerre allemands qui travaillent certainement sur le domaine de Sainte Eulalie. Ils se nomment Frantz DOLL, Bernard ILSER, Otto SCHOLL, Eric STEPA, Friedrich MULLER, Antoine WERSAN, Kurt ZOLNER, Emile BECK et sont ĂągĂ©s de 22 Ă 44 ans. On peut supposer quâils ont Ă©tĂ© faits prisonniers au moment de la reprise du Golf HĂŽtel par les Français, en 1944.
Avant dâarriver Ă HyĂšres, Baptiste GIRODENGO est dâabord venu seul en France pour travailler quelques mois, laissant sa femme et ses enfants Ă Valloriate. En 1906, il demeure Ă La Londe avec six autres hommes tout comme en 1911 oĂč il partage un logement avec trois autres hommes.
En 1921, il a fait venir sa famille en France et vit Ă OlliĂšres oĂč il travaille au domaine de Saint Hilaire qui est aussi un domaine viticole. Il a deux filles : Catherine nĂ©e le 6 mai 1905 et Marguerite Rose nĂ©e le 14 aoĂ»t 1911, toutes deux Ă Valloriate. Il hĂ©berge aussi sa mĂšre Caterina BERNARDI nĂ©e en 1854, Antonio BRUNO, le mari de sa sĆur Catherine ainsi que leur fils Ă©galement appelĂ© Antonio BRUNO, nĂ© en 1905 et un autre neveu, Alexis GIRODENGO, fils de sa sĆur Marguerite. Il hĂ©berge Ă©galement quatre domestiques. En 1926, Baptiste GIRODENGO est toujours Ă OlliĂšres oĂč il vit avec son Ă©pouse, leur fille Rose et sa mĂšre. Il loge Ă©galement un ouvrier. Catherine , fille de Baptiste nâest plus prĂ©sente et pour cause, elle est dĂ©cĂ©dĂ©e Ă OlliĂšres le 31 octobre 1925. En 1931, la famille sâest encore rĂ©duite car Baptiste ne vit plus quâavec sa femme et sa fille Rose. Deux ans plus tard, Rose va se marier avec Jacques Antoine GIRODENGO, un lointain cousin. Baptiste va obtenir la nationalitĂ© française le 3 mars 1938. Il dĂ©cĂšde le 19 novembre 1951 Ă HyĂšres.
Baptiste GIRODENGO est un cousin germain dâAnna GIRODENGO, la mĂšre de Michel BUSSONE. Ils sont originaires du mĂȘme hameau de Valloriate, Chiapue. Ce nâest sans doute pas un hasard si Michel est allĂ© travailler au domaine de Sainte Eulalie, Ă HyĂšres. Et la personne qui a dĂ©clarĂ© le dĂ©cĂšs de Michel Ă la mairie nâest autre que le neveu de Baptiste, Antoine BRUNO, nĂ© le 30 janvier 1905, donc ĂągĂ© de quarante ans en 1945, comme indiquĂ© sur lâacte de dĂ©cĂšs, qui logeait chez son oncle en 1921, Ă OlliĂšres. On voit quâil y a une grande solidaritĂ© familiale.
Michel BUSSONE et Antoine BRUNO sont petits-cousins
Michel BUSSONE nâest pas mort, seul, loin de chez lui et de sa famille puisquâil avait des cousins proches qui lâont accompagnĂ© dans ses derniers moments. Il a Ă©tĂ© inhumĂ© au cimetiĂšre de la Ritorte Ă HyĂšres mais sa tombe nâexiste plus actuellement, selon les informations donnĂ©es par le cimetiĂšre.
Les autres familles, non étudiées, portent les noms suivants : LOUFFORT (5 personnes), SOLINAS (3 personnes), DIAQUE (3 personnes), RAYNAUD (3 personnes), CARRIERE (3 personnes), GARDET (1 personne) et ROME (2 personnes).
Si vous reconnaissez des membres de votre famille, si vous souhaitez que leur photo soit publiĂ©e, si vous avez des informations Ă me communiquer, nâhĂ©sitez-pas Ă me contacter : dupiemontalaprovencemail.com
Abbiamo incontrato Michele BUSSONE a Bormes les Mimosas durante il censimento del 1931. Era venuto a lavorare nella tenuta di Brégançon, probabilmente per la stagione, con i suoi genitori, suo fratello Pietro e la sorellina Anna. All'epoca aveva sedici anni.
Non so cosa fece nei successivi dieci anni, ma ho la prova che lavorava a HyÚres, nella tenuta di Sainte Eulalie, nel 1945, poiché morÏ lÏ il 17 luglio 1945, alle 19:00. La sua morte Ú stata dichiarata nel municipio di HyÚres da Antonio BRUNO, nato intorno al 1905 e residente anche lui nella tenuta di Sainte Eulalie.
copia integrale dell'atto di morte di Michel BUSSONE inviato dal comune di HyĂšres
Sapevo che i due fratelli di Maria Bussone, la nonna di mio marito, erano morti giovani, ma pensavo all'etĂ di quindici anni, non di trenta. Ho scoperto i loro nomi nel censimento del 1931 di Bormes les Mimosas, ho poi cercato invano i loro decessi nei registri parrocchiali di Valloriate e Demonte e infine li ho trovati nella parte 2 degli atti di stato civile di Valloriate, che corrisponde alle trascrizioni dello stato civile francese.
trascrizione nello stato civile di Valloriate della morte a HyĂšres di Michel BUSSONE (fonte https://antenati.cultura.gov.it/)
Volevo saperne di piĂč sulle persone che Michele avrebbe potuto incontrare e cosĂŹ ho studiato il censimento di HyĂšres del 1946, limitato al comune di Sainte Eulalie. Ă composta da sedici nuclei familiari, alcuni formati da una sola persona, altri da intere famiglie. Sei nuclei familiari sono composti da persone di nazionalitĂ italiana e tre da persone di origine italiana che hanno ottenuto la nazionalitĂ francese.
Censimento del 1946 a Sainte Eulalie a HyĂšres (fonte AD83)
Con la famiglia 6, trovo che la famiglia 2 si Ú incontrata a Bormes nel 1926. Marie BRUNO, nata GIRODENGO il 2 aprile 1904 a Valloriate, Ú ora vedova del marito Angelo BRUNO, deceduto il 30 aprile 1944 a HyÚres. Vive con due figli: Jacques Fortuné, nato il 1° giugno 1927, e Jeanne Germaine, nata il 19 maggio 1928, entrambi a La MÎle. Nel censimento del 1931, questa famiglia viveva a Gassin e, oltre ai due figli sopra menzionati, aveva anche una bambina, Lucienne, nata il 25 giugno 1930 a Saint-Tropez ma morta il 30 giugno 1940 a Ramatuelle.
Nella famiglia 8 troviamo una donna single di nome Marthe LANDRO, nata nel 1880 a Valloriate. In realtĂ il suo cognome Ăš LEANDRO ma vedremo che spesso la E viene omessa. Nel censimento del 1931, Marthe viveva giĂ nel quartiere Sainte Eulalie di HyĂšres con la figlia Louisette, nata nel 1917 a HyĂšres. L'atto di nascita della bambina Ăš registrato con il cognome LANDRO e in realtĂ porta il nome Louise Jeanne. Nacque in contrada Ceinturon il 28 febbraio 1917 da Antonio LANDRO e Marta BUSSONE. Antonio LEANDRO morĂŹ il 5 aprile 1919 a HyĂšres. Marthe BUSSONE Ăš nata il 26 dicembre 1879. Ă una cugina di trisavola di Michele BUSSONE.
Nella famiglia 9 vive un uomo single, Enrico BAPTISTON, nato nel 1883. Enrico potrebbe essere un nome proprio italiano, ma in questo caso credo che si scriverebbe BATTISTON. Su Filae ho trovato diversi Enrico BATTISTON nati in Italia ma in anni diversi dal 1883 e originari di una regione diversa dal Piemonte. Pertanto non proseguirĂČ ulteriormente la mia ricerca.
Anche nella famiglia 10 c'Ăš un uomo single. Il suo nome Ăš Efisio o Ephisio CONI ed Ăš nato nel 1890. Il suo nome potrebbe derivare dalla cittĂ di Cuneo. Nel 1931 era giĂ stato registrato in Francia, a Grimaud, dove lavorava come terrapieno. Ecco tutto quello che ho scoperto su di lui.
La famiglia 11 Ăš composta anche da un uomo single di nome Etienne PICCA. Nacque il 2 giugno 1902 a Fuveau, nelle Bocche del Rodano, da genitori italiani. Il padre Battista PICCA Ăš nato a Paesana intorno al 1871 e la madre Angelina ANGHILANTE Ăš coetanea. Etienne PICCA morĂŹ a Tolone il 19 febbraio 1963.
La famiglia 13 comprende Jacques LANZETTI, nato nel 1904, e suo fratello Joseph, nato nel 1912. Nel 1931, questa famiglia si trovava giĂ a HyĂšres, piĂč precisamente a Porquerolles, in Place dâArmes. Il padre Stefano LANZETTI, nato nel 1866 a Carmagnola, era carrettiere, la madre AngĂšle era nata nel 1873 nello stesso paese, cosĂŹ come i loro tre figli. In realtĂ Jacques e Joseph hanno un fratello, Marc, nato nel 1909. Jacques Ăš morto celibe il 21 luglio 1966 a HyĂšres; non ho trovato alcuna richiesta di cittadinanza francese a suo riguardo. I suoi due fratelli ottennero la cittadinanza francese, Marc il 25 ottobre 1947 e Joseph il 17 aprile 1948. Possiamo quindi conoscere le loro date di nascita esatte: Marc nacque il 25 maggio 1909 e Joseph il 31 marzo 1912. Joseph morĂŹ a HyĂšres il 13 luglio 1958, era celibe.
Parliamo un po' della tenuta di Sainte-Eulalie, intorno al 1945. Si trattava di una tenuta vinicola di 350 ettari che era stata salvata dall'abbandono da Stanislas de DAVID-BEAUREGARD, poichĂ© suo figlio Bernard l'aveva ereditata da uno zio senza discendenti, nel 1925, all'etĂ di diciotto anni. Stanislas aveva creato un vigneto di oltre sessanta ettari e piantato alberi da frutto. Fece inoltre costruire una cantina moderna e acquistĂČ attrezzature grazie a un ingente prestito e alla vendita della tenuta di Galoupet, oggi di proprietĂ di LVMH. La tenuta di Sainte-Eulalie aveva sofferto durante la guerra, cosĂŹ come la famiglia DAVID-BEAUREGARD, da quando Bernard fu ucciso dal nemico il 18 giugno 1940 a HĂ©namĂ©nil, nella Meurthe e Mosella. Dal 1941 al 1944, Stanislas dovette anche amministrare il municipio di HyĂšres, di cui fu il primo sindaco. Ora il compito era riavviare la produzione e migliorare le rese.
planimetria catastale della tenuta di Sainte Eulalie del 1828, portava ancora il nome di Saint Hilaire (fonte d.C. 83)
Potremo ora studiare le altre tre famiglie di origine italiana che ottennero la nazionalitĂ francese prima del censimento del 1946, avvenuto il 10 marzo.
Nella famiglia 16 vivono il padre, Michel JONIO nato nel 1920, la madre, Charlotte ROSSI della stessa etĂ e il figlio Michel nato nel 1940. Nel censimento del 1931, troviamo una famiglia JONIO residente a HyĂšres, avenue Paul Long. Anche il capofamiglia si chiama Michel, Ăš nato nel 1885 a Valloriate e lavora come casaro. SposĂČ Marie-Louise, nata nel 1893, e la coppia ebbe due figlie: Micheline, nata nel 1920, e Louisette, nata nel 1923. C'Ăš un errore riguardo al nome di battesimo di Micheline? Non Ăš piuttosto Michel? Non sembra. Michel potrebbe quindi essere un cugino di Micheline. In ogni caso, quel che Ăš certo Ăš che tutti gli JONIO discendono dai coniugi Igino JONIO-Marianna GOLETTO giunti a HyĂšres, da Valloriate, all'inizio degli anni Novanta dell'Ottocento.
Per la famiglia 1, composta da Albert MARTINO, dalla sua concubina e dal figlio, non ho trovato assolutamente nulla. Poiché viene descritto come uno sminatore, possiamo supporre che si trattasse di una famiglia nomade che si spostava ovunque ci fosse terreno da dissodare, e nel 1945 ce n'era molto. La tenuta di Sainte Eulalie era stata minata ed era stata teatro di combattimenti a causa della sua vicinanza al Golf Hotel, un imponente albergo di sette piani nelle mani dei tedeschi e riconquistato dai francesi il 21 agosto 1944.
Infine, la famiglia 2 comprende Baptiste GIRODENGO, nato il 26 giugno 1878 a Valloriate, viticoltore, e sua moglie Catherine BRUNO, nata il 16 maggio 1880 nello stesso luogo. Nel 1946 ospitarono dieci prigionieri di guerra tedeschi che sicuramente lavoravano nella tenuta di Sainte Eulalie. I loro nomi sono Frantz DOLL, Bernard ILSER, Otto SCHOLL, Eric STEPA, Friedrich MULLER, Antoine WERSAN, Kurt ZOLNER, Emile BECK e hanno un'etĂ compresa tra i 22 e i 44 anni. Ă probabile che siano stati fatti prigionieri quando il Golf Hotel fu riconquistato dai francesi nel 1944.
Prima di arrivare a HyĂšres, Baptiste GIRODENGO arrivĂČ da solo in Francia per lavorare per alcuni mesi, lasciando la moglie e i figli a Valloriate. Nel 1906 viveva a La Londe con altri sei uomini, proprio come nel 1911, dove condivideva l'alloggio con altri tre uomini.
Nel 1921 portĂČ la sua famiglia in Francia e visse a OlliĂšres, dove lavorĂČ al Domaine de Saint Hilaire, che era anche una tenuta vinicola. Ebbe due figlie: Catherine, nata il 6 maggio 1905, e Marguerite Rose, nata il 14 agosto 1911, entrambe a Valloriate. OspitĂČ anche la madre Caterina BERNARDI nata nel 1854, Antonio BRUNO, marito della sorella Catherine, nonchĂ© il loro figlio, anch'egli chiamato Antonio BRUNO, nato nel 1905, e un altro nipote, Alexis GIRODENGO, figlio della sorella Marguerite. PuĂČ ospitare anche quattro domestici. Nel 1926, Baptiste GIRODENGO si trovava ancora a OlliĂšres, dove viveva con la moglie, la figlia Rose e la madre. Ospita anche un lavoratore. Catherine, la figlia di Baptiste, non Ăš piĂč presente e, per una buona ragione, morĂŹ a OlliĂšres il 31 ottobre 1925. Nel 1931, la famiglia si ridusse ulteriormente perchĂ© Baptiste viveva ormai solo con la moglie e la figlia Rose. Due anni dopo, Rose sposĂČ Jacques Antoine GIRODENGO, un lontano cugino. Baptiste ottenne la cittadinanza francese il 3 marzo 1938. MorĂŹ il 19 novembre 1951 a HyĂšres.
Baptiste GIRODENGO Ăš cugino di primo grado di Anna GIRODENGO, la madre di Michele BUSSONE. Provengono dalla stessa frazione di Valloriate, Chiapue. Probabilmente non Ăš un caso che Michele andasse a lavorare nella tenuta di Sainte Eulalie a HyĂšres. E a dichiarare al municipio la morte di Michele non era altri che il nipote di Baptiste, Antonio BRUNO, nato il 30 gennaio 1905, quindi quarantenne nel 1945, come indicato nell'atto di morte, che nel 1921 si trovava presso lo zio a OlliĂšres. Vediamo che c'Ăš una grande solidarietĂ familiare.
Michel BUSSONE e Antoine BRUNO sono cugini di secondo grado
Michel BUSSONE non Ăš morto solo, lontano da casa e dalla sua famiglia, poichĂ© aveva dei cugini stretti che lo hanno accompagnato nei suoi ultimi momenti. Fu sepolto nel cimitero di Ritorte a HyĂšres, ma secondo le informazioni fornite dal cimitero, la sua tomba non esiste piĂč.
Le altre famiglie, non studiate, hanno i seguenti nomi: LOUFFORT (5 persone), SOLINAS (3 persone), DIAQUE (3 persone), RAYNAUD (3 persone), CARRIERE (3 persone), GARDET (1 persona) e ROME (2 persone).
Se riconoscete membri della vostra famiglia, se desiderate che la loro foto venga pubblicata, se avete informazioni da condividere con me, non esitate a contattarmi: dupiemontalaprovencemail.comValloriate











