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(via #RTM | Portrait | Roxane Yap)

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Reines Des Temps Modernes (Queens Of Modern Times) is a Coffee Table Book reviving 10 African and Afro descendant heroins through women of our century.
(via https://www.youtube.com/watch?v=zyqeA2Kc3nw)
(Wendie Zahibo)
(via #RTM | Portrait | Stevy Mahy)

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(via https://www.youtube.com/watch?v=EscNd50QpfM)
(via #RTM | « A seat at the table » | Pas Ă lâabri des prĂ©jugĂ©s)
Précommander son beau-livre Reines Des Temps Modernes !
(via https://www.youtube.com/watch?v=rOvHghBZ1Yw)
#Negus #MusiqueNegre #TheBlackerTheBerryTheBetterTheJuice
Le temps file. Jâai dâailleurs du mal Ă rĂ©aliser que nous sommes dĂ©jĂ en septembre et que le 30 septembre approche Ă grand pas.  Que se passe-t-il le 30 septembre ?  Câest la date officielle du lancement du site de prĂ©commande de Reines Des Temps Modernes. (ENFIN !!!!!)
Depuis plusieurs mois, vous nous soutenez, vous partagez, vous parlez du projet autour de vous. Aujourd'hui, plus que jamais, nous allons avoir besoin de vous  pour faire savoir au plus grand nombre que le beau-livre Reines Des Temps Modernes est ENFIN disponible !!
Disponible ? OĂč ? Quand ? Comment ?
A partir du 30 septembre, il vous suffira de vous rendre sur le site internet de précommande de Reines Des Temps Modernes.
La plateforme www.reinesdestempsmodernes.com offrira ainsi la possibilitĂ© au public de choisir lâune des deux Ă©ditions du beau-livre #RTM (une Ă©dition simple en toile du marais et une Ă©dition limitĂ©e deluxe en bois).
Plusieurs périodes de précommande seront ouvertes. La premiÚre période de précommande durera 40 jours. Vous aurez donc 40 jours (du 30 septembre au 9 novembre) pour passer votre commande.
A partir du 9 novembre, si les 50 précommandes minimum sont atteintes, la production est alors lancée auprÚs de nos imprimeurs.
Une fois la production terminĂ©e, les beaux-livres vous sont expĂ©diĂ©s Ă lâadresse renseignĂ©e. Les expĂ©ditions sont prĂ©vues pour le mois de dĂ©cembre. Une bonne raison dâanticiper vos cadeaux de NoĂ«l  cette annĂ©e et dâoffrir un bel objet d'art Ă vos Reines Des Temps Modernes.
Le 8 mars dernier, lorsque la campagne de crowdfunding a pris fin, il nous a fallu quelques semaines pour digérer, prendre du recul et tenter de prendre les bonnes décisions.
Fallait-il tout arrĂȘter ? Fallait-il finalement aller frapper aux portes des maisons dâĂ©dition ? Fallait-il retenter une campagne de crowdfunding ? Allait-on rĂ©ussir Ă faire le public nous suivre pendant ces longs mois dâattentes ?
Toutes ces questions se sont posĂ©es et la seule certitude que nous avions Ă©tait la suivante : ARRĂTER NâETAIT PAS UNE OPTION.
Nous voilĂ donc 6 mois plus tard, plus mature, mieux prĂ©parĂ©, et toujours INDĂPENDANT.
Le dĂ©but dâune nouvelle aventure que nous avons hĂąte de vivre avec vous.
Je vous donne rendez-vous le 30 septembre sur le site : www.reinesdestempsmodernes.com .
On compte sur vous !

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Câest parti pour un nouveau #PortraitRTM. On reste dans le domaine de la coiffure avec notre portrait du jour : la belle et talentueuse Florence, coiffeuse pour le projet Reines Des Temps Modernes.Â
Il est important pour moi de mettre un coup de projecteur sur toutes ces personnes qui ont permis Ă Reines Des Temps Modernes dâexister. Et croyez moi, jâai encore de jolis portrait sous la main Ă vous prĂ©senter :).
Aujourdâhui, je vous propose de faire un tour dans lâunivers de Florence. Elle nous parle de ses projets, de sa passion pour la coiffure et de ses jolies collaborations.Â
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WZ- Bonjour Florence, et si tu commençais par nous parler de toi J. Je te laisse te prĂ©senter. Nous dire dâoĂč tu viens et ce que tu fais dans la vie.
Florence - Bonjour, jâai 32 ans. Jâai un Bac+3 en sociologie et une licence en science de lâĂ©ducation. Jâai travaillĂ© 4 ans dans une Mission Locale Ă Noisy-le-Grand. Et nn parallĂšle jâai lancĂ© mon concept : Gwada Barber Shop, qui propose des prestations de maquillages, de coiffures et de conseils en respect avec la nature du cheveu crĂ©pus, frisĂ©, mĂ©tissĂ©, bouclĂ©, et locksĂ©.
WZ- à quel moment as-tu décidé de devenir coiffeuse ? Et comment as-tu découvert ce milieu ?
Florence - Jâai toujours Ă©tĂ© attirĂ©e par la coiffure, depuis mon plus jeune Ăąge. Jâai mĂȘme voulu mâorienter vers un Cap coiffure aprĂšs ma 3e. Finalement, jâai poursuivi un cursus gĂ©nĂ©ral mais sans jamais oublier mon amour pour la coiffure. Jâai dĂ©cidĂ© de rĂ©ellement mâinvestir en tant que coiffeuse, il y a environ 3 ans. Mon projet GBSCONCEPT existait depuis 2 ans dĂ©jĂ , mais en parallĂšle de mon travail de « conseillĂšre en insertion professionnelle ».
Suite Ă une remise en question, jâai dĂ©cidĂ© de me lancer corps et Ăąme dans la coiffure.
Jâai dâailleurs  obtenu mon CAP coiffure cette annĂ©e.
WZ- Quâest-ce qui motivent tes crĂ©ations ? Quâest-ce qui tâinspirent ?
Florence - Lâinstant. Je suis fan des cheveux, plus particuliĂšrement des locks. Donc le cheveu mĂȘme mâinspire. Jâai du mal Ă planifier une coiffure Ă lâavance. Je laisse libre court Ă mes envies et  laisse les contraintes orienter mes actions.
Je mâinspire aussi de ce qui se fait ailleurs, notamment des coiffeuses aux Etats-Unis. Je regarde ce qui se fait, ce qui fonctionnement surtout pour les couleurs.
WZ- Quelles sont les difficultés auxquelles tu as dû faire face pour poursuivre ta passion ?
Florence - Les difficultĂ©s sont multiples. Le plus difficile Ă©tait sĂ»rement le manque dâinformations claires sur la crĂ©ation dâentreprises.
WZ- Depuis quelques annĂ©es, le « nappisme » ou retour au naturel est Ă la mode dans la communautĂ© afro. Est-ce que tu vois une vĂ©ritable diffĂ©rence avec ta clientĂšle ? Est-ce quâil y a une vĂ©ritable prise de conscience ?
Florence - Effectivement, les clientes ont beaucoup de questions sur les soins Ă apporter Ă leurs cheveux naturels. Les femmes portent un intĂ©rĂȘt grandissant au mouvement « nappy ».
Notamment les femmes qui se dĂ©frisent les cheveux et qui souhaitent dĂ©sormais retourner aux naturels pour diffĂ©rentes raisons : santĂ©, nouvelle pratique, sâassumerâŠ
Jâai eu une cliente qui a arrĂȘtĂ© de se dĂ©friser les cheveux pour sa petite fille :
« Sa fille souhaitait avoir les cheveux lisses comme ses copines Ă lâĂ©cole. Sa mĂšre lui explique que ce nâest pas possible car son cheveu est frisĂ© naturellement. Forte de cette explication, sa fille lui demande alors « Mais pourquoi toi, tu as les cheveux lisses maman ? ».Â
VoilĂ . 1-0 pour le NAPPY STYLE.
WZ-Que penses-tu de lâindustrie capillaire afro en France ?
Florence - Le marchĂ© se dĂ©veloppe. De plus en plus de solutions et dâoffres sont proposĂ©es, surtout dans pour tout ce qui est produit naturel. Eh oui, prĂŽner le naturel passe par lâutilisation de produits plus sains pour la santĂ© de nos cheveux, mais aussi pour notre propre santĂ©.
Cependant, comme pour tout, on sâoriente sur les produits, experts, marques amĂ©ricaines.
En France on est encore en retard. Heureusement, de plus en plus de marques françaises et naturelles apparaissent comme « Naturels CosmĂ©tiques », que jâutilise au salon « Hair Star Chatelet », 100 % naturels, qui offre un large choix de baumes, cires et huiles capillaires.
WZ - Quâest-ce qui te plaĂźt dans ce mĂ©tier ?
Florence - Ce qui me plaĂźt câest de voir le cheveu grandir, changer dâaspect, de couleurs⊠jâaime tout.
Voir aussi lâexpression des clients quand je finis une prestation, une expression de joie immense avec leurs magnifiques sourires et le « Jâadore », « Jâaime trop » ou le plus rĂ©servĂ©, mais tout aussi important « parfait » « merci » ! Câest une gratification permanente.
Jâaime aussi le fait de pouvoir participer ou de crĂ©er des projets. Toucher Ă plein le corps les mĂ©tiers de : community manager, coiffeuse, maquilleuse, photographe, vidĂ©asteâŠ
Et bien entendu, jâaime le fait de travailler avec des personnes super motivĂ©es et le « Gbs Squad » en particulier : GaĂ«l (qui se charge des vidĂ©os et des photos), Johanna et Sauraya (qui sâoccupent des collaborations communication). Il faut dâailleurs savoir quâen plus dâĂȘtre ultra talentueux dans leur domaine ce sont aussi les modĂšles pour GBS, tout comme Laury et Darick Tattoos qui sont toujours disponibles pour poser pour la marque.
WZ -Parles nous un petit peu de tes projets personnels ! Je sais que tu as lancé une application (GBSConcept), est-ce que tu peux nous en dire plus ?
Florence - Oui lâapplication mobile, je lâai mise un peu de cĂŽtĂ© cette annĂ©e. Faute de temps. Mais Ă la rentrĂ©e, nous allons partir sur une nouvelle dynamique. Des articles beautĂ©s, des vidĂ©os des conseils, des shootings photos⊠Nous sommes dâailleurs actuellement Ă la recherche de partenaires pour mettre en avant ce formidable outil.
WZ - Tu tâes dĂ©jĂ fait un joli nom dans la communautĂ© afro. En suivant tes posts, on se rend compte que bien des stars afro ne passent pas Ă paris sans passer par ton salon « Hair Star Chatelet » : Fary, Jah Cure, Barone, Saik, Miki Debrouya⊠Comment as-tu rĂ©ussi Ă te construire ce rĂ©seau ?
Florence - Merci, ça me fait plaisir.  Jâai constituĂ© mon rĂ©seau grĂące Ă mes diffĂ©rentes collaborations, partenariats et rencontres. Notamment grĂące Ă ma participation au Hits Lokal : cĂ©rĂ©monie de remise de prix pour les artistes des dĂ©partements/rĂ©gions dâoutre-mer (DROM) oĂč le public vote pour ses artistes prĂ©fĂ©rĂ©s. La prochaine Ă©dition arrive dâailleurs trĂšs bientĂŽt.
Le rĂ©seau câest important, il faut toujours y penser !
WZ -Â Quels conseils donnerais-tu aux jeunes qui souhaitent se lancer dans ce secteur ?
Formez vous un maximum.
Ne vous limiter pas.
Renseignez vous le plus possible, partout et surtout vérifiez vos informations.
WZ - Et pour finir, quelle est ta dĂ©finition dâune Reines Des Temps Modernes ?
Florence - Une superwoman qui doit assumer ses différences pour valoriser sa présence dans une communauté, dans une société. Communauté qui se vit, mais qui ne se dit pas. Société qui existe, mais qui nous occulte.
Dans nos sociétés modernes, nous sommes mis constamment dans des cases : « Tu es une femme », « tu es noire », « tu es antillaise », « tu es ronde », « tu es trentenaire »...
Et nous devons tout assumer. Nous devons ĂȘtre cette femme qui assure Ă la fois professionnellement et sur le plan personnel tout en gardant un bon Ă©quilibre psychologique.
A mes yeux, toutes les femmes sont des Reines Des Temps Modernes.
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Merci encore Ă Florence pour sa confiance et son professionnalisme. Je vous invite dâailleurs Ă aller dĂ©couvrir ses magnifiques crĂ©ations sur sa page âGBSConceptâ :).  Et nâhĂ©sitez surtout pas Ă faire Ă elle, vous ne serez pas déçus.Â
Internet et ses rĂ©seaux sociaux, câest un peu la caverne dâAli baba lorsque vous ĂȘtes afrofĂ©ministe et que vous ĂȘtes en quĂȘte incessante de femmes inspirĂ©es et inspirantes. Facebook, twitter, instagram sont tant de viviers de talents au fĂ©minin aux initiatives plus ambitieuses et brillantes les unes que les autres. Â
Pour le portrait du jour,  direction MontrĂ©al oĂč nous partons Ă la rencontre dâAndrĂ©a Bomo.  Jeune entrepreneuse dâorigine camerounaise, la premiĂšre chose qui mâa marquĂ© chez AndrĂ©a câest le rythme de sa voix. Les mots sont posĂ©s, bien placĂ©s, elle semble en avoir tout le contrĂŽle. Elle me fait penser Ă ces journalistes que lâon voit Ă la tĂ©lĂ©vision que rien ne pourrait dĂ©stabiliser.
Câest dâailleurs la voie quâAndrĂ©a a choisi. BacheliĂšre Ă lâĂąge de 16 ans, elle se tourne vers des Ă©tudes en commerce international sur Paris pour trĂšs vite se rendre compte que ce nâĂ©tait pas fait pour elle. Elle sâoriente ensuite vers un BTS en communication quâelle obtient et dĂ©cide par la suite de tenter sa chance en Ă©cole de journalisme. Elle ne sera malheureusement pas prise.
DĂ©moralisĂ©e, AndrĂ©a dĂ©cide de rentrer au Cameroun, dĂ©terminĂ©e Ă se faire sa place dans le milieu de lâaudiovisuel. Elle frappe aux portes des grands groupes et dĂ©croche un poste au sein dâune chaĂźne de tĂ©lĂ©vision anglaise « Vox Africa » ayant des bureaux au Cameroun et au Gabon. En parallĂšle de son expĂ©rience professionnelle, AndrĂ©a dĂ©cide de lancer son mĂ©dia en ligne Akouma TV.
A travers des vidĂ©os, des reportages, des interviews, elle souhaite donner une autre image de lâAfrique. A lâĂ©poque, il nây avait pas tout cet engouement autour du continent. Pendant un an, en autodidacte, elle dĂ©couvre ainsi lâunivers de lâentrepreneuriat et de la production audiovisuelle. Nous sommes en 2012.
En 2013, AndrĂ©a reprend le chemin des Ă©tudes mais en Angleterre cette fois. Elle le sait, elle le sent, la France ne lui permettra pas dâatteindre ses objectifs.
Son expĂ©rience dans les mĂ©dias et son projet entrepreneurial lui permettent dâintĂ©grer directement une Ă©cole de Master en journalisme audiovisuel international. 2 annĂ©es qui lui permettront de combler sa crĂ©ativitĂ© et ses connaissances dans le domaine.
CĂŽtĂ© vie personnelle, AndrĂ©a a la chance dâavoir une famille et des parents qui lui font confiance. Ils ne comprennent pas forcement la dĂ©marche, mais ils veulent quâelle dĂ©couvre le monde, quâelle ne se refuse aucunes opportunitĂ©s. Câest cette relation de confiance qui lui permettra de toujours faire face aux phases de craintes et de doutes.
Une confiance qui lui permettra aussi de sâautoriser Ă oser, oser postuler aux  programmes internationaux destinĂ©s aux apprentis journalises par exemple. Et elle a raison de se faire confiance. AndrĂ©a sera lâune des 4 journalistes retenues  pour participer Ă un programme de "mentoring" Ă GenĂšve aux Nations Unis. Leur mission ? Couvrir une confĂ©rence-dĂ©bat sur le thĂšme de la santĂ©. Les rencontres et connexions quâelle y fera lui permettront  par la suite de se rendre au SĂ©nĂ©gal, au BĂ©nin, en Inde ou encore Ă Washington, elle aura mĂȘme lâopportunitĂ© dâĂȘtre invitĂ©e Ă la maison blanche pour discuter de problĂ©matiques liĂ©es Ă lâimmigration. Devenue membre dâune organisation prĂ©nommĂ©e « Give One Project », AndrĂ©a se passionne pour les problĂ©matiques liĂ©es aux femmes. Elle dĂ©cide en parallĂšle de son cursus Ă lancer un blog « My African Chronicles » oĂč elle fait dĂ©couvrir le monde Ă travers le regard dâune jeune africaine.
A la fin de ses Ă©tudes en 2015, AndrĂ©a dĂ©cide de rentrer au Cameroun et de lancer une Ă©mission de radio « Femmes LumiĂšres ».  Elle en profite pour voyager en Afrique et partir Ă la rencontre de femmes inspirantes dans le but de les interviewer. Aujourdâhui, « Femmes LumiĂšres », câest une plateforme multimĂ©dia qui parle aux jeunes femmes Ă la recherche dâoutils pour se projeter dans la vie : interviews, documentaires, ressources pĂ©dagogiques, Ă©vĂ©nements.  Elle crĂ©e aussi sa propre sociĂ©tĂ© de production « Be The Light Production » qui lui permet de gagner son indĂ©pendance.  Les programmes et documentaires quâelle produit sont diffusĂ©s sur Afrik2 Radio ou encore Vox Africa. Son temps, elle le partage dĂ©sormais entre le Cameroun et MontrĂ©al.
Lorsque je demande à Andréa, les raisons qui la poussent à vouloir concentrer ses travaux sur les femmes, elle me répond :
« Je pense quâil y a une vĂ©ritable source de sagesse qui Ă©mane des femmes. Il est important de sâidentifier en tant que femme, dâavoir une influence positive. Cette influence, cette force, jâai su la trouvĂ© chez toutes les femmes inspirantes que jâai pu rencontrer et notamment une femme en particulier, une femme exceptionnelle qui vit au BĂ©nin, mĂšre Jah, fondatrice de l'Ă©cole Ecolojah (Ă©cole primaire alternative dont les fondements sont l'agriculture et l'histoire panafricaine), qui est aujourdâhui lâun de mes mentors.
Cette rencontre mâa complĂštement changĂ©. Je ressens aujourdâhui la responsabilitĂ© de transmettre ce que jâai appris en tant que jeune femme qui a vĂ©cu des traumatismes, qui ne savait pas forcement ce quâelle voulait. Jâai lâimpression que les femmes ont portĂ©e la terre entiĂšre mais nâont pas su se porter elle-mĂȘme. Je veux partager la lumiĂšre que chaque femme a en elle. Pour moi la femme câest un focus naturel, parce que câest celle qui est le plus lĂ©sĂ©e dans lâhistoire, la femme africaine en particulier.»
Notre conversation se conclut sur sa dĂ©finition dâune Reine Des Temps Modernes et une fois de plus je prĂ©fĂšre lui laisser la parole :
« Une Reine Des Temps Modernes, câest une femme en harmonie avec ce quâelle est, qui Ćuvre chaque jour pour devenir meilleur, qui est en paix avec son passĂ©. Une femme ambitieuse, audacieuse, courageuse, vulnĂ©rable et gĂ©nĂ©reuse. Une lumiĂšre. Câest une lumiĂšre Ă la fois pour elle mais aussi pour les autres. »
Ce jour lĂ , je nâĂ©tais pas en trĂšs grande forme, jâĂ©tais fatiguĂ©e, je nâavais clairement pas le moral. JâĂ©tais mĂȘme Ă deux doigts dâannuler lâinterview. Lorsque nous avons raccrochĂ©, jâavais un Ă©norme sourire sur les lĂšvres. Ce jour lĂ , AndrĂ©a a clairement Ă©tĂ© ma lumiĂšre. Son histoire, son parcours, ses rencontres, sa voix, tout mâinspirait. Et pour ça je lâen remercie !
Le livre "Reine des temps modernes" fait renaßtre 10 héroïnes marquantes de l'histoire Africaine et Afro-Caribéenne.
Pendant de nombreuses annĂ©es, lâhistoire a ignorĂ© la contribution et mĂȘme lâexistence de Reines Noires, vĂ©ritables guerriĂšres, leaders, militante ou chefs dâarmĂ©e, dâAfrique aux Antilles, elles ont marquĂ© leur temps et impulsĂ© divers mouvements de rĂ©sistances et luttes de libĂ©ration, contribuant ainsi Ă lâindĂ©pendance de leur pays, lâĂ©mancipation des femmes et laissant un hĂ©ritage sur [âŠ]
Alors que toute lâĂ©quipe de Reines Des Temps Modernes prĂ©pare le lancement du site internet de prĂ©commande, il me semblait important de continuer notre sĂ©rie de #PORTRAITRTM. Vous prĂ©sentez celles et ceux qui ont rendu ce projet possible, vous prĂ©sentez les talents qui ont acceptĂ© de mettre leur savoir faire au service dâun projet commun. Â
Aujourdâhui, Naidy est Ă lâhonneur. Naidy est coiffeuse professionnelle. Elle est lâune des deux coiffeuses qui ont participĂ© au shooting Reines Des Temps Modernes. Nous avons aussi eu la chance de re-collaborer ensemble Ă lâoccasion de lâexposition #MATTER Ă laquelle nous avons eu la chance dâexposer quelques clichĂ©s du projet.
Lâune des coiffures rĂ©alisĂ©es par Naidy lors de lâexposition #MATTER!
WZ -  Bonjour Naidy, je te laisse te présenter à nos lecteurs. Parles-nous un peu de ton parcours, de ton métier...
Naidy â Bonjour, je mâappelle Naidy, jâai 29 ans, je suis originaire de la Guadeloupe et je suis coiffeuse professionnelle. En parallĂšle, jâapprends Ă maquiller et je pratique aussi le « Nail Art » (lâart de dĂ©corer les ongles). Au-delĂ de mes activitĂ©s professionnelles, ma vie de famille reste ma prioritĂ©. Câest ce quâil y a de plus important pour moi. Je suis maman dâune petite fille donc jâessaye dâorganiser mes journĂ©es afin dâĂȘtre prĂ©sente pour elle.
WZ-  A quel moment asÂ-tu dĂ©cidĂ© de te lancer dans le secteur de la coiffure ? Quels ont Ă©tĂ© tes premiers contacts avec l'univers de la coiffure ?
Naidy - Je suis dans ce milieu depuis toute petite. Deux de mes tantes Ă©taient esthĂ©ticienne et coiffeuse, elles me sollicitaient le week-end ou pendant les vacances pour leur filer un coup de main. Mais câest une fois arrivĂ© au collĂšge que je me suis rendue compte que je voulais en faire mon mĂ©tier. Depuis, je me raccroche Ă mon rĂȘve, je nâai jamais abandonnĂ©.
WZ -  QuâestÂ-ce qui motive tes crĂ©ations ? Quâest-Âce qui tâinspire ?
Naidy- Jâai eu la chance de travailler dans plusieurs salons de coiffures : europĂ©ens, afro antillais, spĂ©cialistes du cheveu bouclĂ© ou frisé⊠Toutes ces expĂ©riences mâont dâune certaines maniĂšres influencĂ©es. Aujourdâhui, je mâinspire de tout ce que jâai appris mais aussi des diffĂ©rentes tendances afin de rĂ©aliser mes propres crĂ©ations. Jâai aussi des clients qui viennent me voir avec des photographes, je mâen inspire mais jâessaye de toujours personnaliser mes coiffures.
WZ - Quelles sont les difficultés auxquelles tu as dû faire face pour poursuivre ta passion ?
Naidy â Jâai passĂ© mon CAP et mon BP coiffure en 3 ans. JâĂ©tais vraiment dĂ©terminĂ©e. Câest aprĂšs la naissance de ma fille que jâai dĂ©cidĂ© de me lancer. Mais malheureusement les finances ne me le permettaient pas. Câest ce qui a Ă©tĂ© le plus difficile. Mais je ne mâen plains pas car Dieu a mis de bonnes personnes sur ma route. Mon mari notamment qui mâa Ă©normĂ©ment soutenu. Dâailleurs, je pense que sâil nâavait pas Ă©tĂ© lĂ , je ne serais pas Ă mon compte aujourdâhui.
WZ â Depuis quelques annĂ©es, le « nappisme » ou retour au naturel est Ă la mode dans la communautĂ© afro. Est-ce que tu vois une vĂ©ritable diffĂ©rence avec ta clientĂšle ? Est-ce quâil y a une vĂ©ritable prise de conscience ?
Naidy â Effectivement, les « nappys » ont une pris une Ă©norme place dans le monde de la coiffure Afro. Mais tous mes clients ne sont pas retournĂ©s au naturel. Il y a une prise de conscience pour certains et pour dâautres ce nâest quâun effet de mode, beaucoup ne tiennent pas trĂšs longtemps.
WZ - Quâest-Âce qui te plaĂźt dans ce mĂ©tier ?
Naidy â Tout :). Non, plus sĂ©rieusement, ce que jâaime rĂ©ellement, câest le fait de sublimer les autres. Je participe au bonheur de certains et au plaisir des autres. Cela fait 2 ans que je travaille avec des mariĂ©es et lâon sait Ă quel point une coiffure parfaite est importante pour celle qui sâapprĂȘte Ă dire oui. Je prends tout autant de plaisir Ă procurer des conseils, quâĂ faire de lâentretien ou rĂ©aliser des soins. Tout me plaĂźt.
WZ- Parles nous un petit peu de tes projets personnels ! Sur quoi travaille NaĂŻdy actuellement ?
Naidy - Hum effectivement, mon mari et moi avons pas mal de projets personnels en cours, mais nous prĂ©fĂ©rons agir en silence. En ce moment, je mets en place mon prochain shooting photo : recherche de modĂšles, de photographes, de maquilleuses etc ⊠Jâai aussi pour ambition de mettre en place des ateliers coiffure dans un futur proche. Nous verrons bien comment les choses Ă©voluent avec le temps.
WZ - Quel conseil donnerais-tu aux jeunes qui souhaitent se lancer ce secteur ?
Naidy - Allez-y, foncez ! Avant de vous lancer soyez sur de vous, car ce n'ai pas facile tous les jours, renseignez-vous, nâhĂ©sitez pas Ă demander de lâaide, sachez vous entourer. Nâayez pas peur de travailler, de travailler dur, de travailler plus que les autres. Â
WZ â Tu as dâailleurs participĂ© avec toute lâĂ©quipe #RTM Ă lâexposition MATTER au Badaboum. Tu Ă©tais en charge de coiffer les modĂšles qui vivant qui accompagnaient les Ćuvres photographiques. Que retiens-tu de tes participations au projet Reines Des Temps Modernes ?
Naidy -  JâespĂšre quâil y aura encore beaucoup dâautres Ă©vĂ©nements :). Cette expĂ©rience Ă©tait gĂ©niale. Avoir la chance de pouvoir participer Ă des projets tels que celui-ci est une superbe expĂ©rience pour moi.  RĂ©flĂ©chir Ă de nouvelles idĂ©es, proposer de nouvelles coiffures⊠Et puis surtout rencontrer et travailler avec des personnes gĂ©niales. Ca, câest super !
WZ - Et pour finir, quelle est ta dĂ©finition dâune Reines Des Temps Modernes ?
Naidy - Pour moi une Reine Des Temps Modernes se reconnait Ă sa beautĂ© intĂ©rieure et Ă lâinfluence positive quâelle a sur les autres femmes. Câest une femme qui naturellement inspire. Toutes les cultures ont leurs Reines Des Temps Modernes. Ces femmes qui marquent par leur personnalitĂ© et leur action.
Billet dâhumeur !Â
Cela fait bientĂŽt deux ans que lâaventure Reines Des Temps Modernes a commencĂ©. Deux ans que je bois, mange, dors, Reines Des Temps Modernes. Câest long deux ans, et en mĂȘme temps, le temps passe si vite. En deux ans, il se passe un millier de choses mĂȘme si bien souvent on aimerait quâil sâen passe dix milles autres.
Lorsque lâon se lance dans la crĂ©ation et la promotion dâun projet littĂ©raire qui souhaite redonner confiance aux femmes en leur proposant de nouveaux modĂšles de rĂ©ussite, on fait face Ă plusieurs challenges.  En ce qui me concerne, le premier dĂ©fi a Ă©tĂ© pour moi dâassumer mon Ă©criture et surtout dâaccepter de laisser entrevoir mon âmoi sensibleâ Ă des personnes qui me sont Ă©trangĂšres. Ecrire est une expĂ©rience Ă la fois trĂšs silencieuse et trĂšs bruyante. Câest  le seul moment oĂč je parviens Ă faire le vide autour de moi afin de laisser la musique de mes Ă©motions jouĂ©e. Un moment trĂšs solitaire oĂč lâon se retrouve face Ă soi mĂȘme, oĂč lâon se met Ă nu.  Je pense dâailleurs quâil me serait plus facile de me retrouver nu face Ă une assemblĂ©e que dâaccepter que des inconnus mâobservent ou me regardent pendant ces moments dâĂ©criture. Mais #RTM me permet cela. Il me permet dâaccepter un peu plus chaque jour mon amour pour lâĂ©criture et mon envie de pouvoir le partager.
Mon second grand dĂ©fi Ă©tait, ou plutĂŽt est,  de devenir cette femme que jâessaye dâĂ©riger. Je parle ici de femmes ambitieuses et confiantes, qui dĂ©sir devenir ce quâelles souhaitent devenir, de femmes rĂȘveuses et dĂ©terminĂ©es, qui se battent pour ce qui leur est dĂ», de femmes rebelles et un brin rĂ©voltĂ©es, qui vont Ă contre courant et savent faire des injustices leurs combats, de femmes aimantes et aimĂ©es, qui quelque soit leur choix de vie, en amour ou en amitiĂ©, restent toujours en accord avec elles-mĂȘmes. Des femmes comme celle lĂ , jâen aie dĂ©couvert des dizaines de centaines depuis que je travaille sur Reines Des Temps Modernes. Chaque jour, je suis amenĂ©e Ă dĂ©couvrir de prĂšs ou de loin des femmes extraordinaires qui mâinspirent et me donnent envie dâaller au bout de mon rĂȘve. Â
Mais ce que vous ne voyez pas, ce que le monde extĂ©rieur nâest pas amenĂ© Ă voir, est le combat qui se tient chaque jour en moi. Lorsque je parle de cette femme que jâaspire Ă devenir, câest bien dire quâil sâagit dâune personne que je ne suis pas, pas encore ! Mes expĂ©riences et mon passĂ© ont forgĂ© celle que je suis avec ses qualitĂ©s et ses dĂ©fauts, avec ses peurs et ses angoisses. Mais lâimportant pour moi est de toujours ĂȘtre honnĂȘte envers moi-mĂȘme et envers les personnes qui suivent le projet. Je ne suis pas parfaite, je suis loin de lâĂȘtre mais je crois en cette capacitĂ© que lâon a de devenir meilleur chaque jour lorsque lâon dĂ©cide de faire des efforts. Je suis le premier public de mes publications et de mes posts. Je suis la premiĂšre Ă regarder ces femmes, ces modĂšles et Ă vouloir moi aussi vivre ma vie en accord avec celle que je suis.
Parce quâil y a des matins oĂč je nâai pas envie, des matins oĂč je me lĂšve du pied gauche, des matins oĂč je ne veux voir personne,  des matins oĂč jâenvie tout le monde et des matins oĂč je suis fatiguĂ©e. Tous ces matins lĂ , je pense Ă ma mĂšre, ma grand-mĂšre, mon arriĂšre grand-mĂšre et toutes les femmes qui font que je suis lĂ aujourdâhui. On me dit souvent que je suis un brin trop « positive » Ă la limite de la naĂŻvetĂ©, je vous avoue que je ne pense pas que ce soit vrai. A cela, on me rĂ©torquera mon esprit de contradiction. Mais celui lĂ je lâassume car câest celui qui me permet de remettre en question, de me remettre en question dans ces moments de brouillard afin de ne pas laisser mes peurs et celle des autres mâempĂȘcher dâavancer.
Quelques soient la distance parcourue ou quâil reste Ă parcourir, je pense quâil faut savoir prendre le temps de grandir, de mĂ»rir afin dâĂȘtre en accord avec ses choix et surtout, afin dâĂȘtre prĂȘt(e) Ă embrasser ce que lâunivers nous rĂ©serve une fois que le moment sera venu. Je ne pensais pas que ce serait si difficile de grandir. Mais cela en vaudrait-il la peine, si câĂ©tait facile ?
W.Z

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Lâart se doit-il dâĂȘtre social ?Â
Il y a quelques jours, je suis tombée sur une interview de Nina Simone qui parlait du rÎle des artistes et de leur utilité sociale. La légende du jazz, comme à son habitude, ne mùche pas ses mots  « Un artiste doit refléter son époque ! ».
Cela fait plusieurs jours que la question me taraude: Un artiste se doit-il dâĂȘtre engagĂ© ? Un artiste doit-il reflĂ©ter son Ă©poque Ă travers son art ?
Sans trop dâhĂ©sitations, je rĂ©ponds OUI. Un grand OUI. Je pense quâun artiste se doit de reflĂ©ter son Ă©poque et dâĂȘtre engagĂ©. Pourquoi ? Tout simplement, parce que lâart, la culture sont des outils incroyables qui ont la capacitĂ© de transcender les diffĂ©rences mais surtout de rassembler. Nous vivons dans une Ăšre oĂč les politiciens ne rassemblent plus et oĂč la politique nâintĂ©resse plus. En revanche, savez-vous ce qui ne dĂ©semplit pas ? Les stades ou salles de concert. Les artistes mobilisent, les artistes influencent.
Certains artistes vous diront quâils nâont pas lâobligation de prendre position sur des sujets polĂ©miques, sur des dĂ©bats politiques ou des crises gĂ©opolitiques. Non, en effet ils nâont pas dâobligations. Personne nâest obligĂ© de quoique soit : « Les hommes naissent libres et Ă©gaux en droit⊠». Enfin, tout dĂ©pend du pays, de votre sexe, de vos origines, de votre orientation sexuelle ou de votre couleur de peauâŠMais il sâagit lĂ dâun autre dĂ©bat.
Tout cela pour dire quâĂ©videment, il nâexiste pas (encore) de « police de lâart » qui viendrait vous verbaliser si vous ne prenez pas positions sur tel ou tel problĂšme de sociĂ©tĂ©. Mais, comment peut-on se dire artistes, se dire si sensible Ă ce monde au point de pouvoir sâen inspirer pour crĂ©er, pour photographier, pour reprĂ©senter, pour sculpter, pour filmer, pour animer sans jamais vouloir dĂ©noncer, inspirer ou mobiliser pour une cause en particulier ?
Ce qui est gĂ©niale, câest que nous vivons dans un monde de crises ! Il y en a donc pour tous les goĂ»ts. RĂ©chauffement climatique, fonte des glaces, racisme, homophobie, misogynie, islamophobie, antisĂ©mitisme, crise des migrants, protection des animaux, lutte contre le terrorisme, les crises sont aussi diverses que variĂ©es. Tant de possibilitĂ©s de prendre position et de mettre son art Ă disposition dâune ou plusieurs causes. Nâest-ce pas merveilleux ?
Quelques uns de mes prĂ©dĂ©cesseurs avaient dâailleurs un avis bien tranchĂ© sur cette question de « lâart pour lâart ». Chinua Achebe disait « L'art pour l'art est juste un quelconque morceau de merde de chien dĂ©sodorisĂ© ». LĂ©opold SĂ©dar Senghor ajoutait : « C'est dire qu'en Afrique noire, « l'art pour l'art » n'existe pas. Tout art est social en Afrique noire ». Je pense aussi que lâart est « social », quâon lâassume ou pas, quâon le revendique ou pas, lâart est utile au social. « Lâart pour lâart », câest limiter lâart au beau, Ă l'agrĂ©able, au divertissant mais au-delĂ dâun visuel, dâune esthĂ©tique, lâart câest un contenu, câest une expression, un regard personnel sur le monde et la sociĂ©tĂ© dans lesquelles lâartiste Ă©volue.
Il est dâailleurs intĂ©ressant de sâintĂ©resser aux artistes africains ou issus de la diaspora pour comprendre la puissance de lâart. Je pense Ă©videment au roi de lâAfrobeat, Fela Kuti qui a su faire de sa musique son arme pour lutter contre la junte NigĂ©riane. VĂ©ritable militant, Fela Kuti a su utilisĂ© sa carriĂšre et son aura pour mettre Ă mal la politique colonialiste en place. Je pense aussi bien sĂ»r Ă la belle Nina Simone, au grand James Baldwin, Ă lâinimitable James Brown ou encore Ă lâincroyable Maya Angelou qui ont tous su donnĂ© de la voix au mouvement des Black Panthers.  Plus rĂ©cemment, je pense au mouvement « Yâen a marre » initiĂ© par un groupe de hip-hop sĂ©nĂ©galais et des journalistes, qui a su mobiliser toute une jeunesse afin de renverser le gouvernement Wade et ainsi maintenir la dĂ©mocratie au SĂ©nĂ©gal. Un mouvement qui fera dâailleurs Ă©cho dans le monde entier, France, Etats-Unis, Canada...
Aux Etats-Unis, des artistes tels que Beyoncé, Alicia Keys ou encore Kendrick Lamar prennent aussi des positions fortes face aux bavures policiÚres que subissent les noirs américains. Ces soutiens sont plus que nécessaires au mouvement #BlackLiveMatter.
Lâartiste se doit de savoir lâarme redoutable quâil a entre les mains. Il se doit de savoir que son art est bien plus puissant que ce quâil nâimagine. « Lâart pour faire savoir » ne signifie en rien mettre le beau et lâesthĂ©tique de cĂŽtĂ©, bien au contraire. Lorsque le beau est au service dâun message, la force et le pouvoir de lâĆuvre nâen sont que dĂ©cuplĂ©s. Comme disait James Balwin : « Alors, le rĂŽle prĂ©cis de l'artiste, est d'Ă©clairer les tĂ©nĂšbres, de tracer le chemin Ă travers cette vaste forĂȘt afin de ne pas perdre de vue notre objectif, qui est, aprĂšs tout, de rendre ce monde plus humain ».
W.Z
(via https://www.youtube.com/watch?v=ln3wAdRAim4)