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J'ai eu des suites de mon dossier en janvier, aprĂšs neuf ans d'enquĂȘte.
Je n'irai pas plus loin sur les détails, mais la lecture des réquisitions du procureur et la décision rendue m'ont apporté un véritable soulagement.
Pourtant, ce soulagement a aussi permis Ă d'autres traumatismes de refaire surface, plus de dix ans aprĂšs les faits.
Des souvenirs sont remontĂ©s. Des conversations avec d'autres filles prĂ©sentes Ă certaines soirĂ©es, qui ne savaient mĂȘme pas qui j'Ă©tais. Le souvenir des photos intimes qu'il recevait et dont il se vantait auprĂšs de moi. Et puis cette dĂ©couverte, en janvier : sur cette annĂ©e de relation, j'ai Ă©tĂ© trompĂ©e pendant sept mois.
Cela fait plus de dix ans maintenant. Les faits sont loin derriÚre moi. Mais quelque chose est apparu ces derniers mois, une émotion que je n'avais encore jamais réellement ressentie dans tout mon parcours : la culpabilité.
La culpabilité d'avoir su, au fond de moi, depuis le début, que quelque chose n'allait pas.
La culpabilitĂ© de ne pas ĂȘtre partie plus tĂŽt.
La culpabilitĂ© de ne pas avoir su me protĂ©ger moi-mĂȘme.
C'est une sensation étrange, difficile à expliquer. Pourtant, elle est là et elle me colle à la peau.
Avec le recul, je sais que j'étais sous emprise. Je sais que je n'avais pas la capacité de partir à ce moment-là . Mais malgré cela, cette culpabilité s'est installée.
Et avec elle, parfois, cette hypervigilance que je croyais derriĂšre moi.
Cette année a été particuliÚrement compliquée. J'ai beaucoup encaissé. J'ai continué d'avancer, de travailler, de tenir. Alors forcément, ralentir aujourd'hui me confronte à des émotions que j'avais mises de cÎté pendant longtemps.
Des émotions que j'ai camouflées derriÚre le travail, derriÚre le quotidien, derriÚre l'urgence d'avancer.
Et parmi elles, il y a cette culpabilité.
J'apprends doucement à l'accueillir, à la comprendre, sans la laisser réécrire mon histoire.
Parce qu'au fond, la vĂ©ritĂ© reste la mĂȘme : je n'ai pas manquĂ© de courage. Je n'ai pas choisi ce que j'ai vĂ©cu. J'ai fait comme j'ai pu avec les ressources que j'avais Ă l'Ă©poque.
Et peut-ĂȘtre qu'aujourd'hui, derriĂšre la culpabilitĂ©, se cache surtout une immense tristesse pour la jeune femme que j'Ă©tais alors.
Avec le recul, j'vis en me disant quâjâai connu pire.
Tous les jours, jâĂ©cris une nouvelle page en pensant faire mieux quâhier. Mais pendant ces dix annĂ©es quâest-ce quâil sâest passĂ© au fond ? Est-ce que jâai grandi dans ce monde ou juste appris Ă tourner en rond ?
Jâcours tout le temps comme si jâĂ©tais en retard sur ma vie. Ă seize ans jâvoulais les Ă©tudes, le travail, lâavenir. Maintenant jâvoudrais juste retourner chez mamie pour le goĂ»ter ou entendre ma mĂšre demander âça va ?â sans que jârĂ©ponde âtâinquiĂšteâ.
Ă seize ans, mes soirĂ©es alcoolisĂ©es Ă refaire le monde, aujourdâhui jâsuis sous ma couette Ă une heure du matin le soir.
Faut pas mâmentir, dix annĂ©es sont passĂ©es et pourtant jâtraĂźne encore les mĂȘmes rĂȘves dâenfant. Est-ce pour ça que jâtravaille avec eux ? Peut-ĂȘtre. Comme si une partie de moi refusait vraiment de grandir.
Dailleurs, est-ce que jâai oubliĂ© mon chagrin ? Avant jâle noyais dans lâalcool, aujourdâhui jâle cache dans mes textes.
La vie passe tellement vite quâon oublie parfois lâessentiel, regarder un coucher de soleil, surtout quand on a vingt ans.
On vit dans cet entre-deux, des rĂȘves de gosses, avec des envies de darons. Ălever une famille, avoir une bague au doigt, trouver quelquâun qui reste quand le silence revient.
Ă quel point jâai grandi ?Jâen sais rien.
Peut-ĂȘtre que lâadulte et le rĂȘve n' ont jamais Ă©tĂ© incompatibles. Le passĂ© paraĂźt juste plus simple parce que le temps a recousu quelques cicatrices. Rien de plus. Peut-ĂȘtre que grandir. C'est juste ça.
Et me voilĂ Ă Ă©crire quelques lignes, au milieu de la nuit, en me demandant si grandir câĂ©tait devenir quelquâun ou juste apprendre Ă vivre avec soi-mĂȘme.
Take a breath đâšïž
Comme un goĂ»t amer posĂ© sur la langue, je regarde lâhorizon.
Jâignore les larmes qui glissent le long de mon visage, comme si elles ne mâappartenaient dĂ©jĂ plus. Dehors, il pleut. Mais en moi, câest un ocĂ©an qui dĂ©borde, salĂ©, vaste, sans rivage.
Je nâentends rien, sinon ce cĆur qui cogne contre ma poitrine, si fort que le hurlement du vent nâest rien comparĂ© Ă la tempĂȘte qui mâhabite.
Je ne comprends pas. Tout se mĂ©lange, se noue, sâemmĂȘle. Un chaos Ă©pais, une houle sombre, un vertige brĂ»lant, comme un cocktail prĂȘt Ă exploser et qui mâarrache jusquâau souffle.
Je suis perdue au milieu des vagues. Je me suis Ă©loignĂ©e du rivage il y a si longtemps que mĂȘme le souvenir de la terre ferme sâefface.
Lâespoir⊠lâespoir nâest plus.
Est-il parti, ou mâa-t-il Ă©tĂ© arrachĂ© ? Par cette personne que jâai attendue des annĂ©es, comme on attend une lumiĂšre dans une piĂšce fermĂ©e, en restant immobile, convaincue quâelle finira par entrer.
On dit souvent : « passe Ă autre chose ». Une phrase lancĂ©e comme une bouĂ©e, mais qui, parfois, coupe plus quâelle ne sauve. Je sais quâelle vient dâun Ă©lan sincĂšre, dâun dĂ©sir de rĂ©parer, de sĂ©cher les larmes, de tendre une main dans lâobscuritĂ©.
Mais Ă cet instant prĂ©cis, la seule chose que je voudrais vraiment, câest arracher ce cĆur de ma poitrine, le rĂ©duire au silence, ne plus rien sentir.
Parce quâenlever lâespoir, ce nâest pas juste tourner une page. Câest effacer une part de soi, une part de son histoire, une part de ce que lâon a Ă©tĂ©.

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Les semaines se sont avalées les unes les autres, et moi, je suis restée quelque part entre deux, sans vraiment habiter le temps.
Jâai oubliĂ© comment ralentir. Comment laisser le silence faire sa place, comment poser mon esprit sans vouloir quâil avance.
Alors je mâarrĂȘte, enfin.
Pas vraiment par choix, mais parce que mon corps me le demande.
Mes paupiĂšres sont lourdes, chaque geste a le poids dâune fatigue que je nâai pas regardĂ©e venir.
Et pourtant â le printemps est lĂ .
Le soleil glisse sur la peau, les oiseaux sifflent, le vent traverse les branches et réveille les arbres qui reverdisent.
Je redĂ©couvre tout ça, tel que je lâavais oubliĂ©, comme si le monde avait continuĂ© sans moi et que je revenais doucement Ă lui.
Au milieu de cette lenteur, il y a une forme de gratitude. DiscrĂšte, fragile, mais bien lĂ .
Et puis il y a toi.
Ton absence a une forme Ă©trange â elle ne fait pas de bruit, mais elle est partout.
Je repense à ta liberté. à ta façon de courir sans raison, de disparaßtre pour mieux revenir, de vivre sans te poser de questions.
Câest ça qui me manque le plus : ce mouvement simple, cet Ă©lan sans poids.
Alors je te laisse partir vraiment, un peu plus chaque jour, sans te retenir, sans mâoublier non plus. Et jâaime croire que quelque part, tu cours encore.
Dix ans que tu es dans ma tĂȘte,
Comme si le passĂ© nâavait pas changĂ© dâadresse.
Jâai appris Ă avancer avec peine,
Sans vraiment croire quâelles me laissent.
Attachée à un souvenir vif,
Devenu parfois abrasif, addictif.
Et cette cicatrice qui brouille mon cognitif,
Tout devenait compulsif, impulsif⊠comme toi, comme moi.
Je rĂȘvais dâun avenir doux,
Pourtant lâorage est passĂ© et mâa laissĂ©e la rage.
ĂcroulĂ©e, jâai roulĂ©, voguĂ© et errĂ© dans une cage,
Mais au milieu de tout ça, jâai trouvĂ© mon courage.
MĂȘme si ma vie semblait un mirage,
Je voulais abattre tous ceux qui volent
Une part dâune histoire volage.
Et puis, aprĂšs dix dĂ©blocages, jâai compris.
Jâai compris, tu Ă©tais un comme tous ceux quâon croise,
DerriĂšre ton Ă©goĂŻsme, tes tromperies mâont laissĂ© peu dâappĂ©tit.
Mais jâai marchĂ© jusquâĂ atteindre la misophonie,
Tout semblait enfui jusquâau moment oĂč jâai rencontrĂ© ceux pour qui il est possible que je ris.
Je suis redevenue une apprentie,
Pour rĂ©gler les conflits et jâai rĂ©ussi.
Jâai appris que mes cicatrices sont des reliques,
Et quâavec le courage, on transforme tout ce qui est toxique.
Et puis un soir, tu es arrivé, simplement,
Autour dâun verre, avec ce sourire qui dĂ©fie le temps.
Tiens, regarde-moi, jâai un peu de folie, suis-je jolie ? Ă toi de me le dire, sincĂšre.
Que voisâtu derriĂšre ce rouge Ă lĂšvres qui maquille mes lĂšvres ?
Il ne sâagit pas de nous, mais un peu quand mĂȘme, tu le sais, tu le devines.
Jâai peut-ĂȘtre envie dâaller plus loin,
Jâai confiance jusquâĂ demain, et peut-ĂȘtre plus⊠enfin, pourquoi pas ?
Chaque regard, chaque geste, me fait vaciller,
Entre peur et désir, je me laisse approcher.
Tes doigts jouent sur mes mains, tes yeux frĂŽlent mes envies,
Un souffle, un rire, et mon cĆur oublie ses folies.
Chaque murmure est une danse, chaque sourire un défi,
Je me perds dans ce jeu, je ris, je me laisse séduire, oui.
Et puis il y a ces jours simples, oĂč je tâenvoie un message,
Ou juste une image, un sourire, sans besoin de voyage.
On rit, on se taquine, on se dit des âje tâaimeâ lĂ©gers,
Sans drame, sans cicatrice, juste nous deux Ă rĂȘver.
Chaque geste, chaque mot, construit un amour sain,
Pas besoin de fantasmes, ni de retour en arriĂšre, ni de lendemain.
Juste toi et moi, nos petites histoires et nos rires partagés,
Un amour qui soigne, qui grandit, qui sait sâancrer.
Depuis ce soir-lĂ , mes cicatrices se referment doucement,
Deux ans que tu es là , et mon passé ne me tourmente plus vraiment.
Tu as appris mes peurs, mes rages, mes nuits ardentes,
Et dans tes bras, mes blessures sont devenues des flammes apaisantes.
Prendre le temps de...
Ăa fait longtemps que je nâai rien Ă©crit ici.
Peut-ĂȘtre parce que mes pensĂ©es se perdent dans un brouillard Ă©pais, oĂč les idĂ©es se bousculent sans jamais trouver leur place. Elles tournent, sâĂ©tirent, sâĂ©puisent⊠mais ne mĂšnent nulle part. Câest lassant, presque Ă©touffant.
Hier, mes amies mâont rappelĂ© de prendre soin de moi, de rester vivante dans ce tumulte, de ne pas me replier trop vite. Jâaimerais dire que je sais comment faire. Souvent, je me contente de tenir debout.
Cette fin dâannĂ©e grince. Elle bouscule mes projets, mon corps, mes certitudes. Jâai cette sensation dĂ©sagrĂ©able de nâavoir prise sur rien. Comme si tout se dĂ©cidait sans moi. Et lorsquâune injustice perce, elle me brĂ»le plus que je ne veux lâadmettre.
Depuis septembre, cette brĂ»lure ne sâĂ©teint pas.
Alors je cherche des refuges : une conversation, un regard bienveillant (merci H.), des mondes imaginaires oĂč les choses cessent, un instant, de me faire mal. Je fuis parfois, oui. Mais la fuite ressemble aussi Ă du rĂ©pit.
Je suis rarement chez moi, et mon esprit ne sây repose pas davantage. Le temps me glisse entre les doigts, file trop vite⊠puis soudain, sâalourdit. Certaines minutes se dilatent comme si elles voulaient mâensevelir dans leur lenteur.
Et malgrĂ© tout, jâai cette chance prĂ©cieuse : croiser la route de quelquâun qui est Ă la fois mon ami, mon amant et mon compagnon. Une prĂ©sence qui ne cherche pas Ă me rĂ©parer, mais qui mâaccompagne, simplement. Avec lui, le monde ne fait pas moins de bruit⊠il devient juste un peu plus respirable.
Ca fait trĂšs longtemps que je ne suis pas venue ici.
Tout allait bien jusque lĂ , sauf ce matin, en sortant du rer pour rentrer chez moi.
Je traverse un petit tunnel souterain de quelques mÚtres, et je croise un homme, 1m75, fin, métisse.
Pour une raison que j'ignore, cette personne m'a prise le bras, m'a demandé "hey ca va?", alors que je ne le connais pas, avec un regard des plus tendancieux...
Stupéfaite, j'ai juste arraché mon bras et continué ma route comme si de rien n'était. Il m'a suivi quelques mÚtres et a abandonné.
C'est quelques centaines de mÚtres plus loin, aprÚs que la peur redescende que je me rends compte de ce que jai vécu.
Cest une agression, petite, mais une agression quand meme.
A quel moment on peut se dire impunément "je vais toucher cette femme que je ne connais pas? A quel moment il s'est dit "jai tous les droits?"
Ca me met en colÚre, j'ai eu peur, peur pour ma vie. Je suis en colÚre et triste de voir la stupidité de certains hommes. Et surtout, je déteste qu'on me touche et qui puis est sans mon consentement.

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Ă toi, Helios,
Il y a des jours oĂč le ciel pĂšse,
oĂč mĂȘme mes silences sont trop lourds Ă porter.
Tu ne fuis pas.
Tu restes.
MĂȘme quand mes tempĂȘtes font tanguer nos certitudes.
Tu mâaimes â
pas la version bien lissée, pas la façade.
Tu mâaimes avec mes ombres, mes humeurs,
mes soupirs trop longs, mes silences trop pleins.
Tu mâaimes telle que je suis,
et ce miracle-lĂ ,
je ne mâen lasse pas.
La saison est rude,
on marche sur des terres incertaines,
mais je vois ta main. Toujours.
Ta main qui me relĂšve sans bruit,
ta foi qui Ă©claire les recoins oĂč la mienne vacille.
Tu mâapprends la patience,
je te donne le feu.
On sâajuste. On sâĂ©quilibre.
On se complĂšte.
Tu es le calme que mon Ăąme cherchait,
et moi, la braise que ton cĆur nâattendait plus.
Ă deux, on bĂątit.
Ă deux, on croit.
Ă deux, on avance, mĂȘme Ă genoux,
les yeux levés vers Celui qui nous unit.
Je tâaime.
Toujours.
Avec la mĂȘme passion,
la mĂȘme folie douce,
la mĂȘme promesse silencieuse :
je suis lĂ .
Pour toi. Avec toi.
Et pour tout ce que tu es,
pour tout ce quâon devient,
je te dis merci.
Pas un merci poli â
un merci viscéral, vibrant,
qui vient du cĆur et qui sait.
Qui sait que tâaimer,
câest une chance,
un choix,
et une évidence.
Parfois, les douleurs les plus profondes ne laissent aucune trace visible.
Ce post, câest pour celles et ceux qui sourient dehors mais hurlent dedans.
On continue dâavancer, malgrĂ© tout.
Je fĂȘte mes 5 ans sur Tumblr đ„ł
Je nâai pas souvent Ă©tĂ© fiĂšre de ce que jâaccomplissais, encore moins dans le milieu du travail.
Aujourdâhui, en regardant ces souvenirs en photos, je me rappelle surtout la lassitude des tĂąches Ă accomplir. Pas dâenvie, pas dâĂ©nergie, aucune perspective dâĂ©volution. Des patrons qui prenaient une alternante juste pour toucher lâaide de lâĂtat, des managers toxiques qui ne se remettaient jamais en question⊠et cette sensation dâĂ©puisement quotidien.
Et pourtant, aujourdâhui, ce que je ressens, câest une vĂ©ritable passion pour la transmission du savoir.
Ătre instructrice, câest apprendre tous les jours en expliquant, en rĂ©expliquant de mille façons diffĂ©rentes. Câest ne pas lĂącher un Ă©lĂšve tant quâil nâa pas compris, câest rendre les apprentissages ludiques, les faire rire pour rendre une notion plus plaisante. Mais ce nâest pas que ça.
Câest aussi savoir gĂ©rer leurs Ă©motions, ĂȘtre une oreille attentive, trouver les mots justes pour rassurer. Câest apprendre que lâĂ©chec nâest pas une fin en soi mais une Ă©tape, une leçon Ă intĂ©grer avant de retenter, encore et encore.
Je suis à la fois enseignante, médiatrice, infirmiÚre improvisée, je contacte les parents, je prends des rendez-vous avec eux, je fais grandir mes élÚves et je co-éduque.
Et cette autonomie, je la savoure aujourdâhui. Une fois la porte de ma classe fermĂ©e, plus de patron sur le dos, plus de critiques injustes. Juste un emploi du temps que jâai choisi.
Voir lâĂ©merveillement des Ă©lĂšves quand ils comprennent une notion nâa pas de prix.
Ăcouter de la musique, lire, chanter, dĂ©battre⊠tout ça fait partie du quotidien. Je me sens libre. Libre dâĂȘtre moi, avec mes imperfections, mes mimiques, ma bienveillance. Je nâaurais jamais cru ĂȘtre capable de tout cela.
Comme si, Ă travers chaque sourire dâenfant, je recollais les morceaux dâun cĆur qui avait Ă©tĂ© brisĂ©. Leur innocence, leur regard⊠Pour rien au monde je ne voudrais changer de mĂ©tier.
Je reste une grande enfant pleine dâespoir.
Ă leurs yeux, je suis leur maĂźtresse.
Mais Ă mes yeux, je suis simplement moi.
Sans masque. Juste avec mon amour, ma patience et tout ce qui me rend unique.
Le rythme est intense, bien sĂ»r. Mes journĂ©es en classe sâĂ©tendent de 7h40 Ă 19h, et je travaille Ă©normĂ©ment en dehors aussi. Mais avoir le mercredi matin et les vacances scolaires me permet de souffler. Mon corps rĂ©cupĂšre, ma tĂȘte aussi. Cet Ă©puisement constant a laissĂ© place Ă un Ă©quilibre plus sain. Avant, je ne savais pas comment gĂ©rer, et ça finissait parfois en arrĂȘt maladie.
Aujourdâhui, je me sens respectĂ©e, libre, alignĂ©e avec moi-mĂȘme. Et fiĂšre.
FiĂšre dâĂȘtre qui je suis.
Un jour au mauvais endroit, au mauvais moment, c'est ce qu'ils disent hein,
Pourtant ce soir lĂ , je croyais qu'en France je pouvais ĂȘtre libre,
Libre d'aimer, libre de vivre, libre de danser et de m'habiller,
Pourtant je ne portais qu'un jean basket pailletté.
Ma naïveté s'est envolée quand des mouvements ont été posés.
15 ans, 25 ans, 40 ans, qui sommes nous dans ce rĂšgne de pouvoir,
OĂč la justice nous mĂšne Ă l'abattoir.
Jai cru savoir ce qu'était l'espoir,
Mais pour une fois, il va falloir m'armer pour ne pas entraver mes droits.
Et surtout, continuer d'aimer malgré un état qui défend les hors la loi.

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On pourrait parler des heures de la société et de tout ce qu'il ne va pas.
Pourtant, le seule chose qui me fait tenir c'est cette fureur, cette amertume qui ne fait que grandir quand il y a de l'injustice.
Je viens d'ouvrir un compte instagram..
Avec un autre nom, bien sur , pour publier mes textes.
Je tente l'aventure !
Ceux qui veulent me suivre, passez en dm. đ