MalgrĂ© le confinement qui a interrompu lâatelier théùtre des Ă©lĂšves du collĂšge belle de mai, HĂ©lĂšne Arnaud, artiste, et Sophie Bacq, enseignante, ont continuĂ© Ă entretenir le lien avec les Ă©lĂšves de la 5Ăšme.
De retour au collÚge, nous avons entrepris un atelier pour construire des koinobori en tissus et HélÚne a souhaité restituer ce travail ainsi que les haikus à travers lesquels les élÚves ont exprimé leurs pensées et émotions.
Elle a créé cette vidéo et composer un texte pour raconter ce parcours :
« Nous aurions dĂ» prĂ©senter en juin sur le plateau de la Friche Belle de Mai une adaptation du texte de Jean-Paul AlĂšgre :Â
Moi, Ota, riviĂšre d'Hiroshima :Â Â
Le matin oĂč la nuit est tombĂ©e.
Nous savions que ce texte qui raconte Hiroshima Ă travers le tĂ©moignage de celle qui a tout vu, la riviĂšre Ota et la correspondance dâAkimitsu Ă son petit frĂšre Yoshi nous demanderait un travail exigeant mais quâil nous bouleverserait.
Nous Ă©tions prĂȘts Ă chercher, Ă inventer un spectacle mĂȘlant théùtre documentaire et tableaux vivants reproduisant des estampes japonaises.Â
Mais voilĂ quâen mars ... lâĂ©cole sâest arrĂȘtĂ©e du jour au lendemain.
Puis... tout sâest arrĂȘtĂ©,Â
mis sur pause.
 ConfinĂ©s, Ă©loignĂ©s les uns des autres, nous avons malgrĂ© tout continuĂ© Ă travailler autour du texte,Â
Ă garder un lien,Â
Ă parler de tout et de rien, du temps ou de recettes,Â
Ă tenter de construire une parole ensemble,Â
construire ce qui serait notre récit commun.
 Ces jeunes gens ont tous voulu y participer, malgré une situation parfois complexe et difficile au quotidien.
 Ils ont nourri, chacun Ă sa maniĂšre, cette nouvelle proposition.Â
 Et grĂące Ă lâĂ©coute bienveillante de leur professeure Sophie Bacq, ils ont créé cet objet, ont fabriquĂ© un koinobori, ont Ă©crit des haikus - tĂ©moignages des pensĂ©es, des doutes, des peurs mais aussi des espoirs et Ă©merveillements qui les ont traversĂ©s pendant ces longues semaines de confinement.
Je suis touchée par leur désir, si fort, de faire naßtre une parole du chaos,
De dire parfois avec une simplicitĂ© dĂ©concertante lâimpermanence des choses...
J ai tenu Ă partager cette parole sans y changer le moindre mot.Â
Brute. Vivante.Â
Bonne route, petits dragons ! »











