Comme une bouteille Ă la mĂšre"
Sâil te plaĂźt, nâoublie pas,
Je suis sĂ»r quâils le savent,
MĂȘme sâils ne me voient pas.
Profite de la pluie pour me laisser partir.
LĂ , ils ne me verront pas : ils sont en train de dormir.
Je suis sĂ»r quâils comprennent.
Quâils se mettront Ă lâapprĂ©cier,
En tout cas câest ce que jâimagine.
Je sais que tu sais le faire,
Quand tu réinventes le passé
Je tâai entendue pleurerâŠ
Moi qui arrive Ă te faire crier.
Et tu sais, ma chĂ©rie, je ne peux pas tâen parler.
Je nâĂ©tais pas censĂ© le voir.
Je nâĂ©tais pas censĂ© ĂȘtre lĂ .
JâĂ©tais dans le placard,
Pour ne pas quâils me voient.
Ton fils et ton mari ne devaient pas le savoir.
Tu fais comme si tu ne me voyais pas.
Je suis dur avec toi, ma chérie.
Je tâaide Ă renaĂźtre Ă la vie,
Du moins câest ce que je te dis,
Pour que tu mâaccordes ton temps.
Tu sais de quoi je parle :
JâattĂ©nue ton mal de ventre,
Tu aimes quand je te prends aux tripes,
Quand le temps se suspend, et que tu mâĂ©vites,
Et que tu avales jusquâĂ la derniĂšre goutte de mon liquide que tu aimes tant,
Et que je dégrade ton beau visage.
Mais tu as besoin de moi dans ta vie.
Tu as besoin de moi quand tu penses Ă te pendre,
De moi et de ma grosseâŠ
Tu as hĂąte dâen reprendre
Que je te ferais perdre ton mari.
Ne me déteste pas : je suis ton ami,
Qui te détruit pour la vie,
Qui te comprend et qui te rassure dans la nuit,
Un ami qui détruit ta famille.
Tu penses pouvoir me cacher encore longtemps, ma chérie ?
Au lieu de te noyer dans ton lit.
Ton mari te pardonnera si tu lui en parles Ă temps,
Si tu es prĂȘte Ă te reprendre.
En rĂ©alitĂ©, câest ce quâils attendent depuis longtemps,
Parle-leur de moi et de ma gosse triste,
Ce nâest pas eux que tu dĂ©testes,
Ce nâest pas ton mariâŠ
Ma chĂ©rie, ce nâest pas ton frĂšre non plus.
Câest que tu ne vois plus,
Tu penses quâil est trop tard,
Et peut-ĂȘtre as-tu raison.
Pourquoi tu ne leur parles pas ?
Tu les prends pour des cons ?
Tu te caches toutes les deux secondes
Quand ils tâembrassent, ils le savent, tu sais.
Ils reconnaissent à ton baiser un goût différent,
Tes cheveux dĂ©coiffĂ©sâŠ
Ton enfant tâentend gĂ©mir
Quand je suis en train de te dĂ©foncerâŠ
Câest quâil risque de le reproduire⊠dans quelques annĂ©esâŠ
Tu vas me détester, ma chérie.
Je veux juste te dire la vérité,
Mais ma chĂ©rie, je ne tâai jamais Ă©pargnĂ©e,
Ils si sont habitués à cette vérité.
Tu te fais du mal, tu sais,
Je sais que ça ne te fait pas rire,
Et il va falloir assumer,
Et puis tu tây es tellement habituĂ©e
Moi et mon besoin de te comprendre et de tâĂ©vader.
Je tâai fait trop de malâŠ
Ă peine rentrĂ© tu nâarrives plus Ă marcher droit,
Et puis ça devient ridicule, tu sais..
Sâil te plaĂźt, nâoublie pas,
Que tu ne peux pas oublier.
Ne me tends pas un verre,
Ne prononce pas un "mais".
A le mĂȘme plaisir que toi.
Vous devez me laisser partir
Et pour une fois, câest promis :
Tes enfants sont magnifiques.
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oui â€ïžđ
Peut-ĂȘtre đđȘ
non đđ„
j'aime ce poĂšme đ
je n'aime pas ce poĂšme đ€·
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