Faut-il s’inquiéter de l’activisme des services secrets chinois ? Oui, les opérations clandestines qui ont pour but de déstabiliser les démocraties occidentales et de faire de la Chine la première puissance planétaire a horizon 2049 année du centenaire de la RPC. Le Guoanbu, le service secret le plus important au monde avec plus d’un million d’agents. Il dispose de postes de police clandestines qui lui servent de relais dans de nombreux pays. Abrités derrière des associations ou des magasins, ces agents proposent des services consulaires (ce qui est en soit illégal), mais jouent aussi un rôle actif dans la traque des dissidents qu’ils essaient de convaincre de rentrer dans leur pays. Les services de renseignement ont obtenu la fermeture d’un de ces postes clandestins. Aux États-Unis, la réponse pénale est plus ferme. Un responsable d’un de ces postes à Manhattan a, lui, été arrêté et risque une importante peine de prison. La Chine a créé une base militaire à Djibouti, dont les sous-sols abriteraient des serveurs informatiques. Une nouvelle jetée lui permet désormais d’accueillir des porte-avions. Une station d’écoute a également été érigée par la Chine en pleine ville. Officiellement, Pékin a créé une plateforme logistique destinée à accompagner son développement économique en Afrique. Cette base militaire s’inscrit dans un plan de domination qui passe par une réunification de la Grande Chine, mais aussi une conquête à la fois industrielle et militaire plus large. Regarder le documentaire : « Chine : opérations secrètes » : quand l’Occident se réveille, un documentaire de Nolwenn Le Fustec et Antoine Izambard, diffusé le dimanche 3 mars à 21h05 sur France 5 et 31 mars