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Radar dans la caserne des Tourelles, boulevard Mortier, bâtiment des services secrets de l’armée française – stylo-bille quatre couleurs, extrait du livre 2007 (L’Association).
Brand Identity for Saintlo by Caserne
Saintlo is a hostel organization with two main destinations and five collectives located along the Saint-Laurent River in Canada. It is part of the international youth hostel movement, originally created to fulfill an educational and social mission under the principle that travel shapes youth.Â
Saintlo evokes the adventure and discovery of a territory, its communities, and cultures, as well as openness to the world and its welcoming nature. The visual identity highlights the unique character of each property, promotes local attractions, and asserts leadership in group lodging.
Illustrations:Â Mathieu Dionne Project Photography:Â Vincent Castonguay Motion:Â Studio Nord-Est
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L'École Militaire
Nous retrouvons Ange-Jacques Gabriel, l'architecte des grands hôtels de la place de la Concorde, cette fois outre-Seine, dans le 7ème arrondissement, au sein d'une grande perspective parisienne, courant du Trocadéro au rond-point de Breteuil, scandée par des monuments iconiques telle la Tour Eiffel, ou cette institution qu'est l'École militaire, à l'autre bout du Champ-de-Mars.
FondĂ©e en 1751 par Louis XV, proposĂ©e par le marĂ©chal de Saxe, appuyĂ© par Madame de Pompadour, financĂ©e par Joseph Pâris Duverney, l'École militaire a pour vocation initiale d'instruire Ă l'art militaire cinq cents jeunes gens nobles et nĂ©s sans fortune. Gabriel, le premier architecte du roi, avait pour projet un ensemble monumental plus grandiose encore que les Invalides, situĂ©s sur la mĂŞme plaine de Grenelle. Mais les "guerres en dentelle" menĂ©es par Louis XV vident les caisses du royaume, ce qui pousse l'architecte Ă revoir son projet Ă la baisse. Les travaux s'Ă©ternisent, mais dès 1756, 200 premiers cadets sont accueillis dans les premiers bâtiments de service achevĂ©s alors. Le roi achète Ă l'abbaye de Saint-Germain-des-PrĂ©s les carrières de Vaugirard (alors une commune situĂ©e en dehors de Paris, mais proche du chantier -dans l'actuel XVème arrondissement), afin d'accĂ©lĂ©rer la construction. Les travaux ne s'achèvent qu'en 1780, sous le règne de Louis XVI. Gabriel aura tout de mĂŞme rĂ©ussi Ă Ă©difier un ensemble monumental d'une emprise très respectable de 13 hectares. Pour le corps central (surnommĂ© "le Château"), il s'inspire de l'architecture des pavillons du Louvre, au dĂ´me quadrangulaire, avec une façade monumentale cĂ´tĂ© "Champ"(de Mars) Ă laquelle rĂ©pond une façade toute aussi grandiose cĂ´tĂ© cour (d'honneur), arborant une horloge par dessus son fronton, encadrĂ©e par deux statues, l'une d'une vieille femme aux pieds nus tenant un livre, allĂ©gorie de l'Ă©tude, l'autre d'une jeune femme aux seins nus montrant l'heure, reprĂ©sentation de Madame de Pompadour.Â
Cette horloge, dûe à Jean-Baptiste Lepaute, est toujours entretenue par l'entreprise Lepaute, 250 ans après son installation. Le "Château" abrite un escalier d'honneur monumental, une salle des gardes, un salon dit "des Maréchaux", la bibliothèque patrimoniale, ainsi qu'une chapelle, consacrée au saint patron des armées, Saint-Louis (comme aux Invalides). Cette chapelle vit en 1785 la confirmation du cadet Bonaparte, futur Napoléon, qui y donnera un bal monumental vingt ans plus tard, pour célébrer l'anniversaire de son sacre, l'École étant fermée depuis 1787, faute de fonds... Devenue caserne Impériale sous le Premier Empire, elle est finalement désaffectée, servant de dépôt de matériel. Il faudra attendre 1878 pour qu'elle rouvre, avec la création de l'École supérieure de Guerre.
Les deux ailes encadrant le "Château" sont alors modifiées, l'une dévolue à l'artillerie, avec magasins (de stockage), l'autre destinée à la cavalerie, avec manège (d'équitation), chacune de ces ailes enclosant des cours. La Cour Morland verra la dégradation du capitaine Dreyfus en 1895, et la cour Desjardins accueillera sa réhabilitation en 1906. Le centre des hautes études militaires s'installe dans l'école en 1911, puis de nombreuses institutions et associations militaires au cours du XXème siècle. L'École a même accueilli le collège de défense de l'OTAN, de 1951 à 1966, année où De Gaulle fait sortir la France du commandement intégré de l'OTAN.
De grands travaux de purge et de ravalement ont été entrepris en 2012, permettant la mise en valeur volontaire de nombreux stigmates balistiques, à l'intérieur comme à l'extérieur, précieux témoins des affrontements qu'a connu le monument. De la Révolution française de 1789, des impacts sont visibles sur les premières marches de l'escalier d'honneur. De la Commune de 1871, une balle est fichée dans le grand miroir du salon des Maréchaux, tirée par un homme de la troupe versaillaise du général Douay, lors des combats visant à reprendre l'École, alors tenue par les fédérés. De la Première Guerre Mondiale, des éclats de bombe, d'un raid aérien allemand en juin 1918, sont visibles contre un mur de l'aile d'artillerie. Enfin, de la Seconde Guerre Mondiale, des centaines d'impacts de tirs alliés, dirigés contre les occupants allemands, dont certains profonds de 15cm, témoignent de la fureur des combats de la Libération de Paris, en août 1944 (cf. Ministère de la Guerre).
Le Champ-de-Mars, avec ses 24,5 hectares en faisant l'un des plus grands espaces verts de Paris, tire son nom (et son aménagement) de la création de l'École militaire, nécessitant un vaste espace dédié aux manœuvres et aux parades (inspiré en cela du champ de Mars romain, nommé d'après leur dieu de la guerre).
De nombreux grands Ă©vĂ©nements de l'histoire de France s'y dĂ©roulèrent, sous le regard des statues de Jean-Baptiste Pigalle couronnant le fronton de l'École. La FĂŞte de la FĂ©dĂ©ration du 14 juillet 1790, grand moment d'allĂ©gresse rĂ©volutionnaire, y tint lieu, mais Ă©galement la tragique fusillade du 17 juillet 1791, le guillotinage de Bailly en 1793, la dĂ©mente FĂŞte de l'ĂŠtre SuprĂŞme, organisĂ©e par Robespierre en 1794, les Olympiades de la RĂ©publique sous le Directoire, puis la première Exposition des produits de l'industrie française, prĂ©figurant les Expositions Universelles devant s'y tenir au XIXème siècle. NapolĂ©on y distribua ses aigles Ă ses grenadiers en 1804, Louis-Philippe ses Ă©tendards tricolores Ă la Garde Nationale en 1831, la FĂŞte de la Concorde s'y dĂ©roula en 1848... Un gigantesque bâtiment, le Palais Omnibus, fut construit afin d'accueillir l'Exposition universelle de 1867, ayant pour emprise la totalitĂ© du Champ-de-Mars. Construit en un temps record de 2 ans, il fut dĂ©moli en un temps Ă©galement record de 2 mois, dès la fin de l'exposition... Le Palais du Champ-de-Mars, Ă©difiĂ© Ă l'occasion de l'Exposition universelle de 1878, connu le mĂŞme destin Ă©phĂ©mère. Tout comme la gigantesque Galerie des Machines, faisant face Ă l'École militaire, bâtie Ă l'occasion de l'Exposition universelle de 1889, dĂ©mantelĂ©e 20 ans plus tard. La mĂŞme chose aurait pu advenir de la "Tour de 300 mètres" fermant le Champ, Ă©levĂ©e la mĂŞme annĂ©e, mais elle fut pĂ©rennisĂ©e (nous y reviendrons dans le prochain article...) Enfin, le monumental Palais de l'Ă©lectricitĂ©, Ă©difiĂ© au milieu du Champ pour l'Exposition universelle de 1900, n'existe plus qu'en photographie... Renouant avec la tradition de ces monumentales constructions temporaires, le Grand-Palais ÉphĂ©mère, toutefois conçu de manière Ă©co-responsable, dĂ©localisant les activitĂ©s et expositions du Grand-Palais durant ses travaux de rĂ©novation, reflĂ©tera jusqu'en 2024 la façade de l'École militaire dans ses vastes baies vitrĂ©es, abritant la statue Ă©questre du marĂ©chal Foch, tel un Ă©crin artistique Ă la gloire militaire.Â
Crédits : ALM’s

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PATRIMOINE | Île aux Moines : royaume marin bientôt réhabilité grâce au Loto du patrimoine ➽ https://bit.ly/Rehabilitation-Ile-Moines Située sur l'archipel des sept-îles, dans les Côtes d'Armor, l'île aux Moines est le « projet emblématique de la Bretagne » pour la mission Bern 2020. La réhabilitation du bâti défendue par le Conservatoire du littoral va donc voir le jour. Cela tombe bien car ce patrimoine est en péril