Pestilence
tissu-oceanique:
« On entendait Ă travers les fenĂȘtres ouvertes la respiration des dormeurs. »
Leurs atmosphĂšres charnelles expirantes venaient nous cueillir sur les pavĂ©s inondĂ©s, le bout de nos langues savourait les haleines nuptiales et amĂšres volatilisĂ©es lĂšvres Ă©clatĂ©es. J'ai dansĂ© du nez et l'air lourd transportait la buĂ©e des Ăąmes, il ne s'agissait pas d'une odeur mais bien d'un souffle, de la transpiration du mortel. Qu'est-ce qu'il Ă©tait cru, ce souffle qui tout termine et tout embrasse, je rĂȘvais de m'y dissoudre de plaisir curiositĂ© drapĂ©e. Finir les restes des amants, tĂ©moigner les voluptĂ©s chantĂ©es, clamĂ©es dans l'air maudit ; nous renaitrons. Et tes larmes muettes rĂ©sonnent encore tout bas sentier du bonheur. Il nous reste la ville inexplorĂ©e. Un petit royaume cellulaire dans lequel nous noyer. Deux entitĂ©s sensuelles muettes, ta peau lunaire Ă©clectique embrassant les flots et moi⊠Et moi je ne sais pas. Je te regarderai, flairant l'homme et humant le creux de mon mensonge peut-ĂȘtre.


















