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“Parfois” #2
Une ch’tite bio, s’impose...
Je suis une maman de deux enfants. Ma fille est née d'une agénésie de l'avant-bras gauche, mais elle en a fait une force et surtout, elle est courageuse. Ce sont mes deux trésors qui me donnent l'envie de donner aux autres de l'amour universel car chacun(e) est imparfait(e) mais unique et mérite d'être aimé(e), respecté(e) pour sa personne. J'ai beaucoup d'humilité pour mon prochain.
Par contre, si on s'attaque à mes enfants, je me transforme en lionne et surtout, je le fais en silence. Les personnes qui font du mal, je les plains. Ils sont justes malheureux pour se comporter avec une imbécillité intellectuelle aussi puérile !
Je suis romancière, j'ai signé auprès d’une maison d'édition et depuis, je peux me faire plaisir en écrivant. C'est mon exutoire, mon meilleur échappatoire.
Mon petit truc à moi, c’était de réaliser des montages de citations sur de magnifiques photos. Malheureusement, je n’ai jamais eu aucun commentaire, ni de retour. J’ai préféré consacrer mon temps à la lecture, et désormais à l’écriture.
Une chose importante à mes yeux, n'oubliez jamais, ne jugez pas un livre par la couverture, mais par le contenu qui se trouve à l'intérieur. Il en est de même pour les êtres humains, avant de juger, apprenez à connaître.
De toute façon, un jour ou l'autre, le mal retourne au mal, mais aux centuples !!! Je l'ai vu faire après bien des années, vingt ans de supplices pour une personne qui est décédée après son mari. Lui aussi a beaucoup souffert mais moralement. Il est parti très vite, trop vite à mon goût pour ce qu'il a osé me faire traverser pendant des années.
Je m'en cache pas, j'ai eu une enfance incestueuse, j'ai écris un livre : "Mon Enfance Meurtrie" écrit à ma façon. Trop brute de décoffrage. Je suis donc passée par “TheBookEdition” pour m’auto-publiée. Remerciement à eux. Ils ont effectués un beau travail, et grâce à ce livre, je suis passée sur l’émission @lacarte qui n’existe plus.
Ensuite, j'ai été bannie, bafouée, traitée de tous les mots d'oiseaux inimaginables par des membres de ma famille. En fait, ils m'ont toutes et tous tourné(e)s le dos ainsi que ma sœur. Ce fût une période dur mais à ce jour, je suis une survivante ! Fière de l’être.
Alors, me voilà ! Cher Journal Tumblr... Toi et moi, on fera plus amples connaissances. Au plaisir de te retrouver. Je t’envoie des bisous tout doux.
Anciennement “Mzlle Ael” ou “Ella” que j’ai décidé d’enterrer car j’ai changé la chance d’épaule, et désormais, j’écris. Fini les citations. J’ai juste envie de déverser des mots, des phrases, et de parler de ma vie au quotidien.
Ma vie est un roman, accrochez-vous !
Cher journal,
Il est important de savoir, ou d'apprendre, à faire les choses par soi même. Le fait d'attendre après les autres qu'ils fassent notre bonheur, ou de les blâmer d'avoir gâché notre vie ne sert absolument à rien. Et je me tape Pedro B, qui a 21ans, depuis deux semaines.
Les décisions qu'on prend, les moyens qu'on se donne pour réussir dans la vie sont primordiaux. On nait seul, on EST seul, et on meurt seul. T'emmèneras rien, ni personne. Maintenant, ça m'empêche pas d'être correct, d'avoir des valeurs et des principes. C pas parce que tt éphémère qu'il faut se comporter comme des gros cons.
Cher journal,
J'ai encore eu des envies de meurtre. Il paraît que c'est toujours illégal de mettre quelqu'un dans son coffre après lui avoir filé un coup de pelle et attaché un bloc de ciment aux pieds. Même si c'est pour aller faire une balade auprès d'un lac la nuit, alors que ya pas plus romantique... Triste monde.
Du reste, je médite sur un sujet très sérieux: les apparences. C'est fou, les gens se donnent un boulot monstre pour ressembler à, au lieu de le devenir vraiment. Personne leurre personne, mais ils s'entêtent. Quand on veut quelque chose, faut se donner un minimum de conditions pour l'obtenir tes pas d'accord? C'est pour ça que les gens m'insupportent. Tristes prévisibles et vides...

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Elle avait raison, ma raison
Omuzlarını geriye çekiyor, boynunu açıyorsun, sanki biri kafanın üstünden çekiyor gibi, uza uza uza. Ellerin, parmakların hep o güç tarafından-bilmediğin ve görmediğin de ama birileri tarafından o yöne bakman söylenen ve etrafındakilerle bilmeden ve görmeden de bir şekilde nasıl oluyorsa oraya baktığın güç tarafından çekiliyor işte.
Nefes. Derin nefesler. Önce karnın şişiyor, sonra göğsün. Hani şöyle kocaman derin bir nefes alırsın, çok iyi gelir, rahatlarsın. Öyle nefeslerden. Sonra önce göğsün iniyor, sonra karnın. Boşaltabildiğin kadar boşaltıyorsun, karnın yere akıyor. Karnını sonra şişiriyor, nefesini bedeninde dolandırıyorsun. Biraz ayaklarından geçiyor, biraz kollarında dolanıyor, iki kaşının arasından geçip burnundan çıkıyor, tekrar burnundan girerken damaklarında geziniyor, göğsünün arasından kıvrılıp pelvis kemiklerinde dolanıyor, oradan karnına geçiyor yine. Şişiyor, iniyor. Kocaman şişiyor, sonra sanki yokmuşçasına gözden yitiyor. Ve nefesten başka bir şey düşünmüyorsun.
Düşünmüyor musun?
Parmaklarımdan yazmak istemediğim hiçbir şey dökülmüyor son zamanlarda ve ağzım artık konuşmak istemediğim konular için, konuşmak istemediğim kimselere açılıp kapanmıyor. Görmek istemediğim kimseleri görmüyorum, zaman geçirmek istemediğim insanlarla görüşmüyorum, vaktimi boşa geçirdiğimi düşünüyorsam o kimselerle iki çift laf dahi etmiyorum. Oysa göğsünü açıyorsun işte göğe doğru, omuzlarını açıyorsun. Sevgiyi kabul ediyorsun içine. Gözlerin kapalı, hiçbir şey düşünmüyorsun, ki düşünmeye de çalışmıyorsun ve hatta bu sırada düşünmemen gerektiğini bile düşünmüyorsun. Her şey çok tezat gelişiyor içine, içini de açıyorsun oysa. Sevgisini kabul etmek istemediklerine de açıyorsun göğsünü, omuzların geride, kalbin açık, madem hoşgörü ve merhamet dağıtmalı insanlara kalbini sevmediklerine de açıyorsun. Yalnız belki sadece göğsüne bir file takarak ve düşüncelerini bazı kimselerin varlıklarından soyutlayarak.
Sonbahar hissediliyor bir buçuk saatin sonunda açık duran pencereden. Dışarıdaki rüzgar sesini, ağaçların hışırtısını, ayak uçlarımdaki hafif üşümeyi, belli belirsiz ama neticede kabul edilebilir derecede duyuyorum. Bu eylül ayını da böyle kabul ediyorum. Neyse ki sevgi var. Neyse ki hala biraz özen ve yıllara ve ilişkilere duyulan saygı var hayatımda.
Seans bitiyor, kendimize teşekkür ediyoruz. Bizi buraya getiren ayaklarımıza, onca yorgunluğa ve isteksizliğe rağmen kendini kaldırıp da tam olarak buraya taşıyan gövdemize, bugünkü nefeslerimize, pozlarımıza olanak kılan bedenimize teşekkür ediyoruz. Terler süzülüyor vücudumdan, iki göğsümün arasından, kendime teşekkür ediyorum. Hayatımdaki özenli ve sevgili ve saygılı ve özen göstermek ve sevmek ve saymak istediğim insanlara teşekkür ediyorum.
Cher journal,
Je t'avais laissé tout mouillé au bord de la piscine à Nesle et je te retrouve, tout mouillé, à Rancourt, après une autre journée passée presque intégralement sous la flotte.
Mais avant d'en venir à aujourd'hui, je me rends compte que j'ai oublié de te parler d'un point essentiel de la journée d'hier. Quand on est arrivés au Chardon Bleu, la dame nous a dit d'attendre son mari dans le garage, où se trouvait un petit yorkie tout blanc qui avait l'air plutôt sympa. Pour être polis, on lui a dit : “Bonjour pépère… ou mémère ?”. Là, la dame nous a corrigés : “C'est pépette !”. Du coup, on s'est dit que c’était une fille, ou alors un chien qui aime les chiens, mais je pense qu'on saura jamais.
Après la piscine, on a regardé la première mi-temps du match amical contre la Russie et on a crié à en réveiller Pépette quand Mbappé a marqué. On a décidé d'aller voir la deuxième mi-temps au café mais le seul bar d'ouvert ne passait que les tirages Amigo. Visiblement, les Neslois ne sont pas du tout Footix. On a donc fait une grille d'Amigo, sans succès, et on a décidé de trouver une restaurant pour dîner. Trip advisor indiquait deux adresses : le Relais Neslois et le Picardie. C'est là que nous avons découvert à nos dépens une autre spécificité locale : à Nesle, les restaurants n'ouvrent que le midi. Du coup, on s'est retrouvés au même kebab grillades pizza qu'à midi et on en était pas mécontents. Comme d'hab, on s'est couchés tôt en regardant les dix premières minutes d'un film avec Val Kilmer.
Au Chardon Bleu, le petit déjeuner se prend chez les hôtes, en format table commune. On a donc mangé nos tartines en compagnie d'un allemand peu loquace à qui notre hôte (entre nous, on l'appelle Marcel, ou Le Commissaire) racontait dans un anglais approximatif l'histoire d'une famille hollando-japonaise donc les enfants parlaient cinq langues. Ce qui l'avait chagriné, c'est que le père avait quand même dit à sa fille polyglotte : “mange ton pain-pain”. Nous aussi, il nous a raconté plein d'histoires, en autres sur le canal de la Somme (qui devrait passer bientôt en grand gabarit) et sur le tissu industriel Neslois, qui comprendra sous peu une usine où on écrase les scarabées avec de petits marteaux. Bref, très sympa mais un peu pipelette, le Commissaire.
On s'est mis en route à l'heure habituelle, sous une pluie pas vraiment battante mais pas super sèche non plus, qui ne nous a quittés qu'à trois kilomètres de l'arrivée. Julien était un peu tristounet parce que sa montre Garmin a rendu l'âme au moment du départ.
De Nesle, on a rejoint le fameux canal et on l'a suivi pendant un bon bout de temps, jusqu'à Péronne, avant de récupérer la D1017. Cher journal, si tu aimes les longues lignes droites, les montées de plusieurs kilomètres, les camions qui vont vite, les champs de betteraves et les cimetières militaires, je te conseille vivement la D1017.
Au niveau sensations, bien qu'on soit officiellement dans la phase qui fait rimer France avec souffrance, pas de souci particulier. On se sent même plutôt bien.
On est arrivés à Rancourt vers 13h30 et notre hôtel, le Prieuré, était à l'entrée du bourg, qui visiblement est aussi la sortie du bourg. La dame de l'accueil nous a dit que la chambre était prête et qu'on avait tout notre temps vu que la cuisine ne fermait que dans cinq minutes. On a pris ça pour une invitation à se remuer un peu les fesses. Malheureusement, il n'y avait pas d'eau chaude donc on est redescendu manger direct sans prendre de douche ; même que Julien n'a pas mis ses baskets et est allé au resto en chaussettes.
Cher journal, je te donnerai mes impressions sur le Prieuré un peu plus tard car je crois qu'il va y avoir beaucoup de choses à dire. Je te laisse ; on va faire un tour au cimetière militaire.
Cher journal, Avant toute chose, nous devons faire amende honorable : nous avons encore oublié un détail qui peut avoir son importance. À Pont Sainte Maxence, au Top Meublé, Julien, après avoir soigneusement vérifié que personne ne l’observait, a volé tous les petits Pimousse qui avaient été mis à notre disposition. Oui, cher journal, TOUS. Revenons-en donc où nous en étions restés hier : en peignoir et en slip de bains dans la chambre, à Elincourt Sainte Marguerite, en attendant de rejoindre le spa. Eh bien il y a eu spa. Il ne sera pas dit qu’il n’y a pas eu spa. Une heure dans la jacuzzi à buller (double jeu de mots) en s’étirant et en devisant allègrement. Rien de tel pour se remettre d’une journée de course ! Après le spa, nous avons attendu Yoann le taxi que nous avions commandé sur les conseils de Sarah l’hôtesse. En effet, pas moyen de manger sur Elincourt un lundi soir ; il nous a fallu nous déplacer à Compiègne, à 30km de là (je laisse ici faire leur office les petits malins qui voudraient jaser sur le fait que nous aurions pu y aller en courant). Yoann est donc arrivé pile à l’heure. Juste après que Thomas ait cassé son chargeur d’iPhone en s’asseyant dessus. Yoann nous a donc conduit à Compiègne, non sans nous avoir expliqué qu’il était ancien ambulancier et qu’il continuait à avoir la Sécu comme principal client et que c’était marrant qu’on connaisse Reims parce que justement son meilleur pote habite Reims et figure-toi que pas plus tard qu’hier encore il était à Taissy... bref, on papote quoi. Et le compteur monte ; 45€ pour l’aller ! Au final il nous fera gentiment l’aller-retour à 80€ (quand même !) Il nous dépose donc à la Brasserie Parisienne, que nous avait recommandée Sarah, après nous avoir conseillé d’aller plutôt au Bureau parce que ça bouge plus. On est restés sur l’option initiale, parce qu’on avait plus envie de manger que de bouger. On a d’autant mieux fait qu’au retour le même Yoann nous a dit qu’en fait il avait confondu ça s’appelle pas le Bureau mais le George Café (avoue que la méprise est facile !). Avant d’aller au resto on a juste eu le temps de trouver une échoppe ouverte où acheter un câble d’iPhone de rechange pour Thomas. Ouf : tu es passé à ça du black-out, cher journal ! On avait très faim donc après le cocktail (sans alcool, évidemment), on a pris une planche à partager, puis un menu entrée plat dessert chacun. Bref, on a mangé comme des gros. On a rappelé Yoann qui est arrivé, super ponctuel, pour nous ramener au gîte. Il a dit tous les trucs qu’il avait oublié de nous dire à l’aller, à savoir notamment que c’est drôle qu’on se soit arrêtés à Pont Sainte Maxence parce que les Daft Punk ont un château là bas, mais ils sait pas s’ils y habitent tous, et en même temps c’est possible parce que c’est grand il y a de la place ; d’ailleurs là on loge à Elincourt eh bah figure toi que c’est Mylène Farmer qui a eu une maison là jusqu’en 1998 à peu près. Bref, on a papoté. On est rentrés se coucher, et on a vite dormi. Y’avait pas de télé donc on a même pas pu manquer de respect au prime time. Ce matin réveil en forme ; on se dit qu’on aborde la deuxième phase de notre périple (je t’ai déjà fait part de ma théorie des trois phases -3 étapes / 3 étapes / 2 étapes). On se dit aussi qu’à la fin de cette étape on sera à 120km, soit à mi-périple. On prépare nos petites affaires, et on apprend amusés que des copains britanniques de Julien suivent le cher journal grâce à Google Translate. On fait l’essai pour voir, et on constate que ça marche pas trop mal, même s’il est un peu dans les choux (in the cabbage) dès qu’on fait des jeux de mots. On constate aussi ce qui sera le leitmotiv de notre course du jour : il pleut. On l’attendait avec humilité et résignation, eh bah on peut pas dire qu’elle nous a fait faux bond. Elle nous a sorti le grand jeu, la palette de tous ses talents, d’averse en bruine et de bruine en ondée. Bref, nous partîmes secs et nous arrivâmes trempés. Pour l’aspect sportif, on a été agréablement surpris. Nous qui nous attendions à commencer à être vraiment dans le dur (rapport à la fameuse théorie des trois phases, tout ça), eh bien pas du tout. Pas plus difficile qu’hier. Peut-être pareil, peut-être un peu plus facile. En tout cas, on a tenu le rythme. Pour l’instant, à part la première course où on courait un peu plus vite, on a couru à peu près au même rythme sur les trois suivantes (environ 6’20”/km). En termes d’environnement, tu verras ça sur les photos, mais bon le ciel gris et bas ça met pas en valeur le paysage. Les 3 premiers kilomètres étaient dans les bois, en côte assez raide, et après c’était quasiment que du plat. Quasiment que sur des toutes petites départementales désertes. Quasiment que entre des champs à perte de vue. Nous voilà donc arrivés à Nesle. Dès qu’on arrête de courir on est transis de froid. On arrive au gîte et les hôtes nous accueillent et nous laissent nous changer même si les chambres ne sont pas encore prêtes. Notre hôte nous abandonne car il doit aller travailler. De toute façon on fait ça très vite et on file au resto tant qu’il est encore ouvert (il est déjà presque 14h). C’est un kebab pizza grillade, c’est parfait. Tiens, mais qui est-ce qu’on retrouve là ? Mais c’est bien lui, c’est notre hôte, et tenue de travail, un splendide uniforme « Police Municipale » ! On mange encore beaucoup, et puis on rentre au gîte. Prendre possession de la chambre... et de la piscine ! Car oui, encore une fois, il y a piscine ! D’ailleurs, au moment où je te parle, Julien vient d’essayer de faire une bombe, mais il a soit surestimé la profondeur du bassin, soit surestimé la résistance de son bassin (bonjour google translate), toujours est-il qu’il va probablement courir un peu moins vite demain. Je commence à cailler un peu, donc je vais aller me rhabiller, et on va aller faire un tour dans le bled, il semble que le soleil perce un peu entre les nuages. A demain, cher journal !