đŽ 31 mai 1854 | Abolition de la « mort civile » Imaginez ĂȘtre debout, respirer, parler... mais n'avoir aucune existence lĂ©gale. C'est le paradoxe de la « mort civile », đźđ§đ đđąđđđąđšđ§ đŁđźđ«đąđđąđȘđźđ đđ«đźđđđ„đ đȘđźđą đ đĄđđ§đđÌ đ§đšđđ«đ đđšđđ đđąđŻđąđ„ jusqu'au milieu du XIXe siĂšcle. âïž CondamnĂ© Ă une peine perpĂ©tuelle (travaux forcĂ©s ou dĂ©portation), đ„'đąđ§đđąđŻđąđđź đÌđđđąđ đđšđ§đŹđąđđÌđ«đÌ đđšđŠđŠđ đđÌđđÌđđÌ. Ses biens Ă©taient immĂ©diatement transmis Ă ses hĂ©ritiers, son mariage Ă©tait dissous de plein droit et il perdait tout pouvoir de tĂ©moigner ou d'agir en justice. Un spectre errant dans la sociĂ©tĂ© des vivants. Voici 3 points clĂ©s sur cette mort sans cercueil : âïž đđ§đ đđÌđđĄđÌđđ§đđ đđđŹđšđ„đźđ. Le condamnĂ© ne pouvait plus rien possĂ©der. S'il recevait un hĂ©ritage aprĂšs sa sentence, celui-ci revenait Ă l'Ătat par droit de dĂ©shĂ©rence. Il ne pouvait mĂȘme plus ĂȘtre tuteur de ses propres enfants. đïž đđ đ©đšđąđđŹ đđź đ©đđŹđŹđÌ. HĂ©ritĂ©e du droit romain et de l'Ancien RĂ©gime, cette mesure a Ă©tĂ© conservĂ©e dans le Code NapolĂ©on de 1804. Il faudra attendre la loi du 31 mai 1854, sous l'impulsion de NapolĂ©on III, pour que cette « torture morale » soit enfin rayĂ©e de nos textes. đ đđ đ§đđąđŹđŹđđ§đđ đđđŹ đđ«đšđąđđŹ đđ đ„'đĄđšđŠđŠđ đŠđšđđđ«đ§đ. Son abolition marque une Ă©tape cruciale : l'idĂ©e que la personnalitĂ© juridique est indissociable de l'ĂȘtre humain, quelle que soit sa faute. On ne peut plus tuer civilement celui que l'on n'exĂ©cute pas physiquement. Une avancĂ©e majeure de notre patrimoine juridique qui rappelle que le droit, lui aussi, a son histoire de progrĂšs et d'ombre. #31Mai #Histoire #France #Patrimoine #CeJourLĂ #FrancePittoresque #XIXe #Justice #Droit #NapoleonIII #SociĂ©tĂ© #CodeCivil #Archives Pour plonger dans les dĂ©tails de cette loi qui a transformĂ© la justice française, rendez-vous sur http://bit.ly/Abolition-Mort-Civile















