SEPTEMBRE
Jâai rĂȘvĂ© que jâĂ©tais carriĂ©riste. Pas dans le succĂšs. Dans le cailloux. / âMaintenant les gens se rencontrent puis ils baisent. Câest plus comme avant. Moi jâai attendu lâhomme parfait. Bon, il Ă©tait juif câĂ©tait pas prĂ©vu au programme mais ce fut formidable.â / 6h du matin. Paris. Taxi. Jâaimerais que ce trajet ne finisse jamais. Puis je rĂ©alise que ça me coĂ»terait une fortune. Note pour plus tard : rĂȘver dans le bus. / Ses regards ne regardent que moi (Julien Clerc) / Un mec dans la rue a demandĂ© Ă un autre â Ăa va ? Bien dormi ?â alors comme je me sentais seule jâai imaginĂ© que je lui rĂ©pondais non figure-toi jâavais mis mon rĂ©veil Ă 5h du matin puis la veille au soir en mâachetant des chaussettes au Monop jâavais aussi pris de la mousse pour le bain et un masque pour le visage et que du coup câĂ©tait pas une bonne idĂ©e de se lancer dans cette affaire lĂ quand il est 23h et quâon doit se lever tĂŽt puis quâil avait fait sacrĂ©ment chaud dans la mezzanine ça mâavait collĂ© un mal de crĂąne pas possible parce que jâavais oubliĂ© de me monter un verre dâeau et boire câest important mĂȘme la nuit faut ĂȘtre prĂ©voyant. Ăa mâa fait plaisir dâavoir de la compagnie. / Lâhomme aux semelles de mazoute laissait des traces sur chaque chemin quâil foulait. / Bizutage : Les miens sâappelaient Samir, Momo et Farid mais ils auraient tout aussi bien pĂ» sâappeler Lucas, Antoine et Benjamin. A quelques poils prĂšs, tous les trous du cul se ressemblent. / Elle et moi on est championnes olympiques du relai de dĂ©prime sur 400m. / âJâai le pĂątĂ© qui touche la boĂźte.â / Y a quand mĂȘme pas plus grand paradoxe dans lâhumanitĂ© que de rĂ©flĂ©chir deux mois Ă lâavance aux tenues quâelle portera dans un camping naturiste.















