â Quâil fait chaud ! Câest infernal⊠Et lâoracle prĂ©voit une hausse dans les jours qui viennent.
â Ăpouvantable. Tout cela, câest la faute du patriarcat romain. Ils dĂ©truisent la planeta nostrum !
â Ils font lâĂ©loge de lâaer condicionatus parce quâil va faire chaud⊠La fuite en avant, incapables que nous sommes de penser le changement, de bouger un tantinet nos habitudes de vie, dâavoir une res publica qui pilote et finance les choses. Ce que nous vivons actuellement est criminel au sens premier du terme.
â Tu as raison, Sandrine. Cela ne permettra pas dâatteindre les bons rĂ©sultats dans les passoires ou bouilloires thermiques. Vous imaginez les factures ? Il vaut mieux avoir un grand Ă©ventail et un esclave qui ne mollit pas en lâagitant.
â Câest vrai, AgnĂšs. Et qui va payer la facture quand on va rafraĂźchir, en fait, les oiseaux ? Nâest-ce pas, Dom ?
â Bien sĂ»r ! Lâaer condicionatus nâest pas utile sous tous les climats⊠On nâen a pas besoin en Gaule. Je peux vous dire que dans dix ou quinze ans, on nâen aura plus ici.
â Câest joli cette idĂ©e : rafraĂźchir les oiseauxâŠ
â Tout de mĂȘme, il fait chaud⊠Je nâen puis plus ! Je suis comme une loque, vautrĂ©e lĂ . De la fraĂźcheur par Salus !
â Marine ! Tu ne dois pas cĂ©der Ă la tentation.
â Jâaimerais bien vous y voir, vous autres ! Je suis grosse de six mois et je me sens comme un bĆuf sur la broche du rĂŽtisseur.
â Il te faut de lâair et un linge mouillĂ©. Esclave, va mouiller un drap et agite, agiteâŠ
â Ma pauvre, nous tâavons connue plus combativeâŠ
â Ce nâest pas notre ligne, et ça ne lâa jamais Ă©té ! Lâaer condicionatus nâest ni un tabou, ni une rĂ©ponse Ă tout ! Jâai chaud⊠Ne mâĂ©nervez pas⊠Nâapprochez pas⊠Esclave, imite le bruit de la pluie !











