The Campfire Headphase - The Movie
Scénario auquel j'avais pensé vers 2009, et dont la quasi totalité est reprise d'un post sur mon ancien blog (22 février 2009).
Les ajouts plus récents sont en italiques.
Film Ă Tendance Apocalyptique
-Logo des studios de production-
GĂ©nĂ©rique d'ouverture. C'est l'Ă©tĂ©. Du ciel bleu clair, pan vers le bas, la forĂȘt. Au loin, une faible pluie crĂ©e un arc-en-ciel des plus radieux.
Titre: Boards of Canada's The Campfire Headphase
Générique:
Elliott Gould, as Gavin
Introducing Christopher Knight, as Louis
Guest star Willie Nelson, as Oscar
Sans musique: Des images Ă la "Threads" de Mick Jackson indique que les Ătats-Unis sont au seuil d'une crise de missiles non nĂ©gligeable. Des jeunes (entre 25 et 35 ans, hommes et femmes: Gavin le plus vieux, barbu; Lucy, sa copine, un peu hippie/grano; Duke, le black sportif; Jack, l'intello; Louis, le jeune; et Margaret, la jolie blonde) prĂ©parent une fourgonnette mal en point pour une escapade en nature. Visiblement, ils ne s'intĂ©ressent pas au conflit, en sont Ă peine conscients.
On suit la fourgonnette quitter la ville de Baltimore en direction de Kilgore Falls, dans le Maryland. Une fois dans la forĂȘt, les jeunes adultes font leur chemin Ă travers les arbres gigantesques. Le soleil rĂ©ussi Ă percer leur feuillage, mais personne ne perd patience/courage: ils suivent un mince ruisseau aussi pur et clair que l'air. Ils marchent toute la journĂ©e, puis s'arrĂȘtent, forment un campement temporaire, le temps de relaxer, jouer de la guitare autour du feu et de dormir Ă la belle Ă©toile.
La musique change, c'est la nuit. Alors qu'ils dorment, un satellite amĂ©ricain passe au-dessus du ciel Ă©toilĂ©. Gavin le remarque et s'endort sur cette magnifique image. Le satellite en question provient du futur, d'oĂč l'on entend des cris de mort et de panique concernant un bombardementâŠ
C'est le rĂ©veil. Le vent est frais, les campeurs sont bien rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s. Lorsqu'ils reprennent tranquillement la route, un autre satellite apparaĂźt dans le ciel, mais son message est plus confus, personne ne le comprend. Gavin raconte alors aux autres celui qu'il a aperçu dans la nuit prĂ©cĂ©dente. Toujours sur le chemin en sentier de la forĂȘt, Duke annonce qu'Ă quelques kilomĂštres, ils seront devant un Ă©largissement du ruisseau oĂč il fera bon se baigner, ce qui rĂ©jouit bien des gens. La chaleur commence Ă en affecter certains, mais personne ne le fait remarquer.
Kilgore Falls. ArrivĂ©s Ă l'Ă©largissement, Gavin dĂ©cide de plonger en premier, et attend Ă ce que sa copine, Lucy, plonge aprĂšs lui, et Ă©videmment pas la « princesse » Ă©lĂ©gante du groupe, Margaret, en maillot de bain aux couleurs d'arc-en-ciel. Surprise : câest bien elle qui saute, qui dĂ©laisse son image de paon fiĂšre. Gavin la remarque, sous les yeux jaloux de sa copine. Ils finissent par tous se baigner, complĂštement inconscient des bombardiers qui se dirigent vers les Ătats-Unis.
Lorsquâun chauffeur de minivan (Oscar), affublĂ© d'un chapeau de cowboy, roule sur une route de campagne, l'attaque nuclĂ©aire se prĂ©pare. Il Ă©coute, dubitatif. Il essaie de changer de poste, mais le mĂȘme message joue sur toutes les chaĂźnes.
Le prĂ©sident des Ătats-Unis s'adressent Ă la nation par radio. On voit Ă©galement des images transmises Ă la tĂ©lĂ©, dans des maisons, et mĂȘme dans des bars. Le suspense se retient jusquâau moment oĂč les missiles sont lancĂ©s sur lâensemble du pays.
Les grandes villes amĂ©ricaines sont visĂ©es par des bombardiers, mais les plus importantes (New York, Washington D.C., Boston, Seattle, Los Angeles, Dallas, Atlanta) sont frappĂ©es par des Tsar Bombas, ces tĂȘtes nuclĂ©aires qui rasent tout Ă 40 miles Ă la ronde. Les frappes rĂ©sonnent au rythme des cymbales. La minivan est soufflĂ©e par le choc de la bombe Ă Washington. Oscar est inconscient, et du sang coule de son crĂąne. Des Ă©chos de la guerre du Vietnam. Du deuxiĂšme avion qui percute le World Trade Center. Les arbres dĂ©racinĂ©s.
La région de Baltimore en prend cher, soufflant une partie de la région occupée par les campeurs, terrorisés.
Lâattaque est finie, et les nuages de fumĂ©e créés par les bombes couvrent le ciel. Comme au premier plan du film, la camĂ©ra pan du ciel jusqu'au sol, la forĂȘt en feu, en fumĂ©e.
Gavin et sa troupe sont dĂ©truits par la perte quâils subissent. Dans les dommages collatĂ©raux, certains des campeurs ont Ă©tĂ© mortellement blessĂ©s, voire brĂ»lĂ©s par les radiations. Non loin du campement oĂč ils s'Ă©taient installĂ©s aprĂšs la baignade se trouve un bunker abandonnĂ©. Ils s'y rĂ©fugient et y trouvent un nĂ©cessaire militaire, mais celui-ci est en piĂštre Ă©tat: les conserves sont pĂ©rimĂ©es, l'eau est limitĂ©e, et le tĂ©lĂ©phone est inutilisable. MĂȘme la radio n'envoie ni ne reçoit de signaux.
Le soir tombe. Gavin rĂȘve d'une Pontiac dont il rĂȘve, une Knight Rider (Pontiac Firebird Trans AM). Gavin est jeune, et c'est son pĂšre qui conduit. Le bolide a toutes sortes de lumiĂšres sur le tableau de bord, des boutons qui s'illuminent, tout droit sorti de l'Ă©mission K2000. La voiture sport coupe Ă travers le dĂ©sert, roule Ă toute vitesse sur une autoroute luminescente...
On sort de la rĂȘverie de Gavin dans un fondu sur le bunker poussiĂ©reux. Des corps (Jack, Lucy, et le jeune Louis) sont cĂŽte-Ă -cĂŽte. Margaret pleure en silence. Duke essaie de rĂ©parer la radio de transmission.
Duke arrive enfin à faire fonctionner la radio et à capter des transmissions. Les survivants tentent de communiquer, mais c'est un signal trop détérioré pour que les autorités puissent venir en aide. Le groupe, dépité, décide de quitter les lieux. Ils espÚrent passer inaperçus, face à une potentielle menace armée.
Oscar see through red eye:
Un soleil orangĂ© est bien haut dans le ciel, derriĂšre un voile de fumĂ©e encore opaque. Les survivants marchent pĂ©niblement en parallĂšle d'une route secondaire. Gavin trouve la minivan de Oscar, encore inconscient. Les survivants font leur possible pour aider l'homme blessĂ© avec les trousses de premiers soins rĂ©cupĂ©rĂ©es dans le bunker. Gavin et Duke essaie de rĂ©parer la roue Ă©clatĂ©e, tandis que Margaret aide Oscar Ă panser sa tĂȘte, et couvrir lâĆil ensanglantĂ©. Il Ă©met un dernier souffle en disant "I must be in a pretty bad shape..."
On aperçoit l'état du pays. Les grandes villes sont en ruines. Les tours de communication sont tordues, si elles n'ont pas carrément fondu. Un satellite américain flotte dans l'espace, ses circuits sont exposés, et de faibles lumiÚres y clignotent.
Un pasteur en voiture s'arrĂȘte Ă la hauteur des survivants, et leur propose de monter. L'homme est en route vers York, et espĂšre trouver des ressources, en se rendant le plus loin possible de jour en jour des radiations causĂ©es par les bombes. Tous trouvent Ă©trange de voir tant de gens dehors (chaque passager voit un souvenir dâenfance de leurs voisins, arrosant leur pelouse, en banlieue), dans une sorte de village. Margaret se love dans les bras de Gavin qui, lui, repense Ă Lucy. Le ciel se couvre Ă nouveau.
Il pleut abondamment, et Duke propose au pasteur de conduire Ă sa place, sachant oĂč aller pour continuer sur la bonne voie, afin que ce dernier prennent du repos. Peut-ĂȘtre que le pays n'est pas si en ruine que ça. La ville qu'ils trouvent a des dommages semblables Ă ceux causĂ©s par un ouragan, il ne semble plus y avoir d'Ă©lectricitĂ©, mais au moins, des maisons tiennent toujours en place.
Gavin suggĂšre de stationner la voiture Ă un resort abandonnĂ© afin de se reposer et de ne pas mettre leurs vies en danger, avec la pluie qui coule toujours (peut-ĂȘtre des pluies acides).
Dans sa chambre (avec Margaret, dans la salle de bain), assis ou Ă moitiĂ© couchĂ© sur son lit, observe une vague image se diriger vers sa fenĂȘtre. Un oiseau vient se fracasser contre la vitre. Encore visiblement shell shocked, Gavin perd contrĂŽle de ses membres, a des Ă©tourdissements, et tombe du litâŠ
Duke et le pasteur fouillent la pharmacie de la chambre pour des mĂ©dicaments. Sans succĂšs, ils l'amĂšnent Ă la clinique du resort. Sous la lampe torche qui Ă©claire son visage, Ă dĂ©faut des lampe de la clinique, on replonge dans l'imaginaire de Gavin, oĂč un oiseau prend son envol lentement, en faisant contre-jour au soleil.
Le pasteur passe une bonne partie de la convalescence avec Gavin. Pendant ce temps, Duke et Margaret rĂ©cupĂšrent des ressources, Ă boire et Ă manger, et une voiture en meilleur Ă©tat. Le pasteur rĂ©itĂšre de poursuivre la route vers une ville oĂč sa congrĂ©gation se trouve. Duke a peut-ĂȘtre une alternative, une ville tout aussi loin, mais dans un autre sens. Ils promettent de tenter un contact si possible, une fois chaque parti rendu Ă sa destination. Ils se disent au revoir.
Tears For The Compound Eye:
Gavin retrouve la forme. Margaret conduit maintenant. Il voit une chapelle au loin et demande dâarrĂȘter le voyage Ă nouveau, pour y entrer. Les autres attendent prĂšs de 5 Ă 10 minutes, avant de perdre patience et se diriger vers l'entrĂ©e. Gavin (revenu presque en mĂȘme temps) leur montre les vitraux, leur signification, des histoires sur le christianisme en gĂ©nĂ©ral, comme un illuminĂ©.
Plus loin, il prend la main de Margaret et lui demande de ressentir⊠lâoiseau. Elle ne comprend pas sur le coup, mais fait semblant pour ne pas lâembĂȘter, ce que Gavin perçoit, sans en ĂȘtre blessĂ©. "Juste, regarde-moi dans les yeux⊠"Just see through my eyes..." On la sent triste, soudain. "He's gone insane..." pense-t-elle, puis se laisse faire. Et elle lui donne exactement le regard attendu, ce qui apaise Gavin.
Duke et Margaret rentrent dans la voiture. Gavin leur dit quâil continue la route seul, quâil y a un sanctuaire non loin et quâil n'a plus d'attache ailleurs, qu'il a besoin de paix. Il leur dit que Lucy est ici, et qu'elle a besoin de lui pour trouver son chemin vers le repos. Margaret est partagĂ©e entre la tristesse et la peur de voir son ami brisĂ© mentalement. Duke essaie de rationaliser Gavin, de dire que la mort de Jack, Lucy et de Louis n'a pas Ă lui peser au point de risquer lui-mĂȘme sa vie. "Did the priest convert you? Is that it?" Gavin sourit et rĂ©pond "It was always in me, this fire."
Duke sourit, lui serre la main, et dit "Farewell, fire." Il prend le volant, et ils roulent dans un nuage de fumée, à travers lequel on perçoit faiblement Gavin retourner dans la chapelle dont l'intérieur illuminé par le soleil semble à un feu dont la braise graduellement d'intensité.