« Ce que nous jouons, c’est la vie » Louis Armstrong
official daine visual archive

Kiana Khansmith
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open
EXPECTATIONS
Doug Jones

izzy's playlists!

if i look back, i am lost
"I'm Dorothy Gale from Kansas"

bliss lane
Keni

Love Begins
cherry valley forever

ellievsbear
Interview Vampire Daily
𓃗

Origami Around
NASA
Monterey Bay Aquarium
Lint Roller? I Barely Know Her

seen from Greece
seen from Pakistan

seen from Venezuela
seen from United Kingdom
seen from Canada
seen from United Arab Emirates
seen from Portugal
seen from Singapore
seen from Oman
seen from Jordan
seen from Mexico

seen from Malaysia
seen from Pakistan

seen from Venezuela
seen from Australia

seen from Singapore

seen from United Kingdom
seen from Türkiye

seen from United States
seen from United Kingdom
@jazzylifeposts
« Ce que nous jouons, c’est la vie » Louis Armstrong

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
Le jazz est né au début du 20è siècle au sein de la communauté noire des Etats Unis, fraîchement libérée de ses chaînes suite à l’abolition de l’esclavage. Le centre de gravité de la musique jazz se déplace de La Nouvelle –Orléans à Chicago et New York. Durant de nombreuses années, le jazz a subi différents jugements négatifs, du fait que ses musiciens étaient noirs, que ce courant émanait de milieux populaires et déviants, ce dans le climat discriminatoire des années 1920. Il a fallu un siècle pour que les mentalités changent et que le jazz devienne une musique à part entière et qu’elle soit reconnue comme une des musiques les plus difficiles à jouer, et l’une des plus élitistes. Comment expliquer cette évolution ? Le jazz est-il alors une musique populaire ou plutôt savante ?
I: Les débuts du jazz
Le jazz aujourd'hui tel que nous l'écoutons dans notre société est perçu comme un style musical à part entière ayant ses caractéristiques propres...
La Ségrégation, l'élément fondamental de la naissance du jazz
Apparue aux Etats- Unis au début du XXe siècle, cette musique était au départ ”la musique et la danse des esclaves”. Vers les années 1800, on estime que la traite des esclaves avait provoqué aux Etats Unis l’arrivée d’un million d’Africains Subsahariens. Ces derniers avaient apporté avec eux leurs traditions musicales qui ont constitué par la suite les bases du blues et du jazz. Le but premier de cette musique était d’accompagner le travail des esclaves ou encore les rîtes funéraires. A partir de 1895, le XIIIe amendement de la Constitution Fédérale met fin à l’esclavage mais sans régler la question de l’intégration des Afro- Américains dans la communauté nationale. La reconstruction du pays, qui suit la Guerre de Sécession, voit ainsi se reconstituer un système légal de ségrégation raciale vers les années 1875, et jusqu’aux années 1960. Or, le jazz commence à se développer au début du XXe siècle avec le blues qui se diffusera à partir des années 1920. C’est en Louisiane et plus particulièrement à la Nouvelle- Orléans que le jazz va se développer, fruit du mélange issu du métissage entre la culture du peuple Africain et l’esclavage, dans un contexte de Ségrégation.

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
Le jazz était donc un genre musical assimilé aux Noirs Américains qui étaient les seuls à l'écouter et à en jouer. En effet, avec les lois Jim Crow sur la ségrégation raciale en Louisiane, les musiciens professionnels de couleurs n'avaient pas le droit de se produire aux côtés des blancs. En revanche, ils trouvèrent facilement du travail parmi les fanfares et les orchestres qui leurs firent profiter de leur expérience de conservatoire. Jusqu’aux années 1960, le jazz sera considéré comme déviant car il était adopté par un groupe social stigmatisé. Les musiciens de Jazz ont ainsi pu développer leurs propres normes. Les noirs américains rendaient cette musique déviante car elle ne répondait pas aux normes de la Ségrégation. Cependant, à l'aube de la Première Guerre Mondiale, on assiste à une libéralisation des coutumes. Les salles de danses, clubs et salons de thés ouvrent leurs portes et les danses et musiques noires furent peu à peu adoptées par les blancs, dans un premiers temps principalement les jeunes.
Je ne vais pas lister des noms. Je devrais inclure certains musiciens les plus importants dans la musique populaire, même un certain nombre d'entre eux d'aujourd'hui. Dans un certain cas, chacun dans l'une des bandes, qui est resté célèbre, fumait de la marijuana
Alex Haley
La marijuana
Les musiciens de jazz étaient souvent assimilés à des fumeurs de marijuana.Le jazz et la drogue ont entretenu par le passé des rapports étroits.
Comme disait le sociologue américain Howard Becker, "un individu n'adopte un mode de consommation régulier de la marijuana que s'il a appris à l'aimer, mais cette condition n'est pas suffisante : il doit aussi apprendre à maîtriser les puissants contrôles sociaux qui font apparaître son visage comme immoral ou imprudent, la rendre pour lui source de plaisir tout en percevant les effets et en les appréciant."
Elle est initialement commercialisée en tant que plante médicinale au XIXe siècle,puis l'arrivée de l'aspirine freine son utilisation. Durant les années 1920 - 1930, le cannabis envahit le marché noir, devenant alors très populaire. Face à son succès grandissant, mais surtout dans un contexte d'échec de la politique de prohibition de l'alcool, le lobby puritain s'intéresse au cannabis et les autorités mettent en place des campagnes de sensibilisation.
Le jazz et la marijuana, une alliance inéluctable pour ses musiciens noirs

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
Cette politique de sensibilisation s'appuie sur le racisme ambiant, en combinant le dégoût des "nègres", leur musique qui est le jazz, et les ravages fantasmés du cannabis (folies meurtrières,dégénérescence). En 1937, un loi est promulguée pour taxer tous les producteurs et utilisateurs de la marijuana, sans pour cela criminaliser son usage. Malgré cette loi,c'est à travers les concerts de jazz des années 50 qu'on vit la consommation de marijuana augmenter considérablement.
Le jazz, à cette époque de post-Première Guerre Mondiale était considéré comme déviant de par l'origine culturelle de ses musiciens et leurs modes de vie. C'est sans doute pour cela qu'une fois la Première Guerre Mondiale terminée en Europe, avec tous les ravages qui s'en suivirent, les jeunes générations chuchotaient une forme de musique contestataire et un mode de vie alternatif dû à une période de vide spirituelle. Ils se tournèrent donc vers le jazz.
Miles Davis - Fantasy from the album Doo-Bop.
II : L'emprise des blancs sur le jazz
Lorsque les blancs s'emparent du jazz...
Le jazz de cette époque était soit maudit (marginalisé) soit commercialement romantique pour les grands clubs connus et les soirées mondaines.
Lorsque les blancs ont compris que le jazz devenait une musique incontournable, dans les années 1920, ils ont décidé de s’essayer à cette musique. En effet, ayant plus puissants ils se l’ont accaparé.
Bix Beiderbecke est l’un des premiers jazzmen blancs le plus connu de son époque par exemple. Le premier enregistrement d’orchestre en 1917 est celui composé uniquement de blancs. Entre 1920 et 1940, les enregistrements étaient très coûteux et les noirs, considérés comme déviants, n’avaient pas forcément la somme nécessaire et préféraient jouer en live en improvisant.
Bix Beiderbecke et son orchestre

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
Mais n’ayant pas ce passé ni ces traits caractéristiques que les noirs mettaient dans le jazz originel, les blancs ont créé un nouveau jazz : le jazz commercial. Les radios passaient celui-ci en boucle, ce qui a créé évidemment un énorme succès à défaut des jazzmen noirs et de leur jazz dit « vieux ».
exemple de musique de jazz commercial : Paul Whiteman & His Orchestra (1930)
Les noirs jouaient pour plusieurs compagnies et maisons de disques, car à cette époque il fallait beaucoup enregistrer pour s’en sortir. Ils ne touchaient pas de royalties ni de droits d’auteurs sur leurs travaux de compositeurs.
Par ailleurs, on assiste à la volonté très forte de ses membres de contrôler des ingérences extérieures, celle du public, qui visent à leur imposer un type de musique « commercial » qui ne correspond pas à l’image que les musiciens noirs se font d’eux-mêmes. De là découle le choix angoissant que doit faire le musicien de jazz noir, entre une carrière à succès qui lui assure un revenu et une vie confortable, et le respect des normes artistiques puristes qui implique donc un mode de vie marginal. Ceux qui choisissent cette voie se renferment dans l’isolement et l’auto-ségrégation.
Pour jouer avec leur propre style, les jazzmen noirs se sont retrouvés a jouer dans des caves, les « speakeasies », lieux undergrounds, au départ illégaux, où il y avait beaucoup de travail pour ces musiciens qui avaient préféré vivre dans un mode de vie marginal comparé aux autres jazzmen commerciaux.
Ces caves sont devenues ensuite les lieux incontournables pour les amateurs de jazz, où tous les grands jazzmen blancs ou noirs se produisaient pour gagner de l’argent mais surtout pour jouer le jazz originel.