Hellfest 2013 : L’enfer dont on redemande
Arrivée à Clisson dès le jeudi en fin d’après-midi et il est déjà difficile de trouver des emplacements sur le camping, venir le veille est donc devenu indispensable pour tous ceux qui le peuvent. Après les courses réglementairesau Leclerc le plus heavy de France direction le Métal Corner, la scène du camping, où des groupes français de tous styles commencent à échauffer les oreilles des festivaliers. Même ici la prog est plutôt bien faite, malgré le fait que je n’ai pas accroché à Dancefloor Disaster et préféré aller reposer pour le vrai début des hostilités.
Il est 10h pour l’ouverture du site en ce 1er jour de festival et déjà la foule est importante, malgré la nuit assez agitée au camping. Direction la Valley pour assister à la prestation des frenchies de 7Weeks, et leur stoner de Limoges. J’ai adoré leur avant dernier album mais je n’ai pas eu le temps de jeter une oreille au dernier opus. Ils ont assuré le show, leur desert rock rentre dedans est toujours aussi efficace, avec cette sensation particulière dans le bas ventre que seul le stoner sait procurer. Les nouveaux titres sont bons, il me tarde de les écouter à tête reposée.
               La prog de ce vendredi sur les mainstages montre deux constantes, la mainstage 2 sera celle du thrash sous toutes ses facettes, et la Mainstage 1 marquée par le hard 80’s. Arrivée devant la Mainstage 2 pour voir les thrashos de SSS. Le live est sympa mais je ne suis pas convaincu par leur musique, trop répétitive à mon goût. Le groupe suivant Vektor est bien plus intéressant, 1ere date en Europe pour ces américains, leur thrash est énervé, moderne, et la prestation guitaristique vaut le détour. A signaler que le soliste portait un T-shirt Symphony X, autant dire qu’il a les bonnes références.
               Retour sur le site à 16h30 pour un show que rien ne me ferait louper : c’est la 1ère fois que j’assiste à un concert du sublime groupe de progcore Between the Buried and Me. C’est également mon 1er concert du fest sous la double tente Altar/Temple qui ne m’avait pas laissé de bons souvenirs l’année passée. Between the Buried and me fait partie de mes 10 groupes préférés, je connais tous leurs morceaux sur le bout des doigts (et il y a du boulot pour ça). Je n’ai pas été déçu par leur prestation, je regrette juste le sous mixage de guitariste soliste principal qui l’imitait l’immersion dans les parties calmes, jazzy du groupe. Pour le reste tout était parfait : setlist, performance vocale et scénique du chanteur, perfection de l’exécution de moreaux pourtant parmi les plus sophistiqués que je connaisse. Je quitte l’Altar sourire aux lèvres en me disant que ces gars sont la nouvelle référence du Métal prog et qu’ils méritent une carrière a la Dream Theater.
               Arrivée au pas de course devant la Mainstage 2 où Testament a déjà commencé son show. Ce groupe mériterait sans doute plus de reconnaissance, on sait que Slayer joue en pilote automatique depuis plusieurs année et sans doute que Testament aurait davantage sa place dans le Big 4, aux côtés d’Anthrax, Megadeth et Metallica. Testament est l’un de rares groupes pionnier du thrash qui continue faire des bons albums. La prestation est convaincante, le chanteur assure le spectacle et nous gratifie d’une très bonne performance vocale, aussi bien en clair qu’en saturé. Les morceaux sont bons, la foule chante. Tous les ingrédients d’un bon concert de thrash sont réunis. Petite inversion de dernière minute sur le planning initial et voilà que Twisted Sister déboule sur la Mainstage 1. Les albums de Twisted Sister ont mal vieillis mais le spectacle assuré par Dee Snyder est gigantesque, il est partout, énergique, haranguant la foule pendant et entre les morceaux. Ce type est un monstre de scène, on peine à croire qu’il a 58 ans. Les tubes du groupe sont repris par la foule, et on se fait engeuler pas Dee Snyder si on ne chante pas assez fort à son goût. Twisted Sister est un groupe incontournable en live. On enchaine avec Kreator, le groupe culte de teunonic thrash metal. C’est typiquement le groupe que je n’écoute pas chez moi, même si leur dernier album, Phantom Antichrist vaut le coup, mais dont la musique est plutôt bonne en live.
               Retour sur la Mainstage 2 pour Helloween, autre groupe allemand, fondateur de genre générique de power metal. J’ai jamais été un immense fan de ce groupe malgré le fait que j’apprécie pas mal de groupes se réclamant du power métal. Leur show a été quasi irréprochable. Ma seule réserve tient à leur musique : leur style a été tellement repris que j’ai l’impression d’avoir déjà entendu tous leur morceaux ailleurs, que ce soit chez Stratovarius, Angra et consort. Du coup les morceaux me paraissent encore plus répétitifs et je me lasse assez vite du concert malgré un « Are You Metal ? » de haute volée. J’enchaine avec les anglais de Def Leppard dont c’est la première date an France depuis 17 ans. Le show prévu par le groupe prévoit de jouer intégralement le cultisme album Hysteria. Mais voilà , le show commence par une setlist classique, et je ne veux pas louper le concert de Neurosis qui commence 50 minutes plus tard. 40 minutes se passent sans que retentissent les premières notes d’Hysteria, je décide donc de me diriger vers la Valley. Arrivé à mi-chemin j’entends au loin le bend inaugural de Woman, et décide d’assister de loin aux 5 premiers morceaux de l’album, quitte à louper le début de Neurosis. La performance vocale n’était sans doute pas à la hauteur mais je dois confesser que je me suis éclaté à entendre et chanter ces morceaux légendaires. A la fin de « Pour Some Sugar on Me » c’est sans me retourner que je vais sous la Valley. La musique de Neurosis est étrange : mêlant long passages de bruits planants, et passages de chant hurlé sous des guitares lourdes comme le plomb au tempo lent. La Valley se vide un peu au fil du concert, le caractère expérimental de la musique de Neurosis n’aidant pas à captiver tout l’auditoire. La prestation scénique est minimale et l’éclairage en mode on/off, pourtant j’ai aimé ce moment a part d’headbanging lourd qui annonce la fin d’une première journée chargée.
               Arrivée à 11h30 sur le site du Hellfest pour deux concerts d’échauffement. On commence avec Asking Alexendria. Leur métalcore est parfait pour se mettre en oreille, la voix du chanteur est parfaite en ce matin, mais musicalement ça reste basique. On enchaîne avec Audrey Horne, du gros rock assez plaisant et direct.
               Retour au live pour Witchcraft sous la Valley, une vraie bonne surprise, c’est lourd, bien exécuté, du bon gros doom comme on l’aime. A réécouter plus tard au calme. Direction l'Altar pour The Old Dead Tree, groupe français de death disparu des écrans, qui se reforme pour une série de concerts. J'aime beaucoup ce groupe, loin des poncifs actuels sur le death, on est plus du coté d'Opeth que de Morbid Angel. La Setlist est efficace, représentative de l'atmopshère particulière du groupe.
On enchaine plus tard sous la Temple avec le groupe grec de black symphonique Rotting Christ. Leur dernier opus étant très réussi j'attentais impatiemment leur show. L'ambiance du live est assez différente de celle des CD, le son est plus compact, on est plus dans un black aéré que dans du sympho pur jus. Le public headbangue de bon coeur et semble conquis. De l'autre coté de la double tente Amorphis commence son show. Amorphis est un groupe finlandais de Death mélodique mais dont la musique est assez élognées des classiques du genre, avec plus de voix claire et une influence marquée de l'univers héroic fantazy. La performance du frontman est hallucinante sous tous les plans : il enchaine avec agilité les plans en voix claires et en voix hurlés et assure le spectacle, aidé par d'immenses dreadlocks. La setlist laisse un peu de coté l'excellent Skyforger mais les morceaux joués sont bien exécutés et convaincant. Amorphis est un groupe à suivre, mais ç'est pas nouveau.
Il est 20h30 et je frémis d'impatience en allant devant la Warzone pour la 1ere fois du fest pour assister au concert de Converge. Converge est un groupe de hardcore, connoté, injustement a mon avis, de mathcore. A chaque perdiode de ma vie de métalleux j'ai su situer la frontière entre ce que je peux prendre du plaisir à écouter et les groupes dont la violence outrepasse mes capacités d'abrobsion. Cette frontière a très largement évolué au fil des années. Je pense qu'aujoud'hui Converge est le groupe le plus violent que j'écoute, et Jane Doe sans doute l'album le plus violent que j'aie écouté. La Warzone est bondée quand commence le show de Converge. La setlist est centré sur les 3 derniers albums, plus accessibles que les précédents. L'exécution instrumentale est parfaite, les musiciens sont de vraies machines et la complexité rythmique est retranstrite à la perfection. Coté voix force est de contstater que la prestation est énergique, ça saute et ça hurle a gorge déployée. Le seul hic est cette habitude de délaissé certaines parties hurlés au profit de sorte de hurlements de cochons, pas forcément déagréables mais dont la réptétition fini par lasser un peu. J'avais déja remarqué cette tendence sur certains live, c'est dommageable mais cette musique est tellement entrainante et taillé pour l'headbanging le plus décomplexé que je ne boude pas mon plaisir. Pour la suite direction les Mainstages. Que dire de Bullet for My Valentine... Après deux albums plutot réussis le soufflé est retombé. Le chanteur s'est même coupé les cheveux et y met du gel : transgression ultime. J'aime très moyennement leur musique, il m'est donc impossible de juger de leur prestation mais j'y adhère très peu, d'autant que le lourd va commencer.
J'ai déja vu Kiss auparavant, toujours à Clisson en 2009. Cette fois çi le groupe est venu avec son impressionnante structure de scène en forme d'araignée. Kiss reste un groupe à voir pour plusieurs raisons : les morceaux sont des tubes que tout le monde connait, ils sont parfaitement exécutés, et surtout on s'en prend plein les yeux. A mon goût, seuls Alice Cooper et Rammstein, dans des registres différents, peuvent rivaliser en termes de performance visuelle. Il y a tout, lance flammes, machines a fumées, feux d'artifices. A ça s'ajoutent les classiques de Kiss : batterie volante, faux sang, tirolienne. On regrette juste le fait que gene Simmons ne s'envole plus sur God of Thunder. Pour le reste pas grand chose n'a changé depuis 2010, mais un spectacle de Kiss reste toujours un momment plaisant. Dès la fin du show le public se rue devant la Mainstage 2 pour assister au show de Korn. 1ere surprise le groupe est là , la troisième fois aura donc été la bonne. Mais au delà de cet évènement la vrai surprise c'est le retour de Korn, le vrai, celui du début des années 2000. Depuis quelques années le groupe enchaine les albums entre tièdes et mauvais, et les festivals programés à un horaire indigne de leur légende. La raison de ce déclin est la retraite mystique de Head l'un des guitaristes du groupe. Et la raison de ce come back au plus au niveau est justement le retour de Head parmi les siens. Korn is Back, 10 ans après leur dernièr bon album, et beaucoup d'entre nous semblent ne pas y croire. Pourtant dès les premiers morceaux il faut se rendre à l'évidence, tout se passe comme a la grande époque. Les guitares se répondent parfaitement, Munky démontre a chaque morceau ses talents de bruitistes, le drum'n bass de Fields est monstrueux, et surtout Jonathan Davis est dans une forme olympique. Les bruitages vocaux de Twist ont été parfaits alors que je ne le pensais plus capable de les passer. Sur Freak On The Leash il montre à nouveaux qu'il peut exécuter chaque passage de la discographie de Korn, meme les plus délirants. En clair comme en saturé Davis est chez lui et le public réagit au quart de tour. Le seul bémol du concert étaient les deux morceaux typés dubstep que le groupe s'est senti obligé de jouer et qui n'on pas franchement rencontrés de succès. C'est épuisé que je quitte le site, en ayant le sentiment d'avoir assité à la résurection d'une légende, espérons que le prochain album, attendu pour septembre, ne décoive pas nos espoirs.
Déja le dernièr jour de fest, plus aucune excuse pour ne pas tout donner surtout que le programme est plus qu'aléchant. Arrrivée tardive pour le concert de Mustasch, du bon grock de suède. Comme Audrey Horne la veille, le show est asssuré, la musique est parfaite pour se mettre en jambe avant une grosse journée de fest. On enchaine avec Riverside, groupe de prog polonais, qui assume complètement de nous jouer du "calme". Le clavieriste montre du matos tout droit sorti des lives 70's de Deep Purple, avec orgue électronique et rotor analogique. Tout est bien fait, même si le prog reste une musique de salon, le public semble réceptif a ce moment musical a part.
Direction la Temple pour Ihsahn. C'est peu dire que le dernièr album du prodige norvégien est remarquable, sur tout les plans, déja sur le sujet, la vie de Nietsche, et sur le fond très sophistiqué, où le virtuose manie influences classiques et jazz. Ihsahn est acompagné de Leprous, groupe norvégien de prog, en guise de backing band. Ils sont très a la hauteur, notament le clavieriste qui assure également un grande partie des voix claires. Pour le reste c'est propre, entrainant, malgré le caractère expérimental de cette musique. Devant la mainstage a lieu le concert de Newsted. Jason Newsted est le bassiste emblématique de Metallica, entre Cliff Burton et Robert Trujillo. Désormais en solo il joue un métal assez conventionel et sans surprise mais pas désagréable. Jason assure au chant et rapelle la difficulté actuelle des Mets à retrouver des backing voices potables, entre un Kirk Hammett qui chante comme une casserolle et Trujillo qui manque de constance. Au final il ne restera pas grand chose de la prestation de Newtsted si ce n'est le fait d'avoir vu en vrai le type qui fait les choeurs sur le Black Album.
Le show de Gojira est attendu : ça fait 5 ans que le groupe n'a pas foulé les terres clissonaises, leur dernièr album a été acclamé par la critique, et surtout tout le monde s'accorde a dire que le groupe a bossé sur ses performances live. Les titres s'enchainent, venant des 3 dernier albums, la foule est en délire, Duplantier prend manifestement un pied monumental. L'alchimie est donc bien présente. Pourtant quelque chose me dérange, et je fini par moins prendre de plaisir que lors des écoutes domestiques (fréquentes) de la disco du groupe. La musique de Goijra à besoin des passages plus calmes des albums pour donner de la respiration a sa violence et son impact. Sans cette respiration la musique devient mécanique, systémique, et répétitive. Au final je ne suis que moyenement content de ce concert, mais la foule ne seble pas de mon avis.
On enchaine immédiatement avec Symphony X. Là encore c'est un groupe qui occupe une place a part pour moi. J'ai passé des heures à écouter ce groupe, à en saisir la complexité mélodique et rythmique. Et surtout le guitariste du groupe, Michael Roméo est un Dieu vivant de la guitare, repoussant sans cesse les limites de ce qu'il est possible d'exécuter sur cet instrument. C'est pour moi le meilleur guitariste du monde, avec une main gauche à faire mourir n'importe qui. J'ai passé des heures à bosser ses plans, au ralenti, sans parvenir à les faire sonner. Aux cotés de cette légende, Russel Allen assure le chant et le show, et il est impecable sur les deux plans. Sa voix est parfaite, juste et énergique et il est extrèmement communicatif. La setlist est centré sur Iconoclast, Paradise Lost et The Divine Wings of Tragedy. On ne s'ennuie pas une seule seconde, et à chaque solo je retiens mon souffle, le regard rivé sur les petits doigts boudinés de Roméo, essayant de comprendre comment il fait. Non seulement il passe des plans impossible mais il les faits sans même regarder son manche, a deux doigts d'aller blaguer avec Russell Allen. Ce mec est un extraterrestre. J'ai malgré tout relevé deux pains, forcément inévitables quand on aligne les notes à cette vitesse, et qui prouvent que malgré tout il est humain. Le reste est tout aussi bon, quand on aime cette musique on ne peut qu'aimer son rendu live. Sans doute le meilleur concert du fest. Pressé de les revoir.
Pas le temps pour se remettre de ses émotions, Stone Sour joue à coté. Sans être de très haut niveau la musique du groupe est tout sauf désagréable. Et surtout ce qui rend indispensable le fait d'assister a ce concert c'est la présence de Corey Taylor, chanteur de Stone Sour, et acséssoirement chanteur de Slipknot. Corey est un monstre de scène, un charisme indescriptible, une relation unique avec le public. Et en plus de ça Corey chante divinement bien, meme si sa voix saturée semble un peu fatiguée par ses concerts avec Slipknot. Par contre coté voix claire, tout est a sa place, il nous gratifiera meme du seul moment "mec seul qui chante une balade avec sa guitare" du fest sur un Brother, puis un Through the glass qui m'a serieusement filé la chair de poule. Le reste du groupe n'est pas en reste mais il est difficile d'exister aux cotés d'un type pareil.
Dans deux concerts le fest sera terminé, c'est la dure réalité, il faut profiter de chaque seconde. Sous une Temple comble Cradle of Filth délivre son black métal symphonique, reconaissable entre mille. Du moins en théorie. Ce qui a été reconaissable ce sont les cris suraigus de Dani Filth, qui vrillent séverement les typans malgré les protections auditives. Le plus génant c'est pas tant ces cris que leur fréquence, mobres de passages chantés sont troqués contre des cris d'adolésentes. Les morceaux sont dénaturés, surtout que le reste du son ressemble a une épaisse bouillie. Je ne comprendrais jamais le plaisir que semble prendre Dani Filth à détruire ses propres morceaux... Par une heureuse coïncidence la prog de cette dernière heure du fest a été modifiée, Danzig jouant sous la Valley à 21h et Ghost reprenant sa place en tête d'affiche de la Mainstage 2. Je ne connaissais pas Ghost avant le fest, sinon de réputation et je m'attendais à prendre une claque. Mon impression était la bonne, j'ai pris une claque. La musique de Ghost est difficile à décrire, c'est un genre de doom façon messe noire, aux influences évidentes de musique religieuse, assénée par un chanteur au look et a la gestuelle papalle. Autour de ce pape, des musiciens masqués déguisé en moine qui assènnent une musique énergique avec de beaux momment de grace. Phil Anselmo (chanteur de Down, ex chanteur de Pantera) assite au show depuis les coulisse et reprend tout les refrains du groupe. Mais là , le drame. A l'entame d'un morceau plus aucun son ne sort de la sono, seul le bruit du charley, non repris, est audible. Sauf que les musiciens qui jouent avec des intras en guise de retour de se rendent compte de rien avant de longues minutes, malgré les grands gestes de Phil Anselmo. Finalement ils semblent s'apercevoir que quelque chose cloche et quittent la scène jusqu'a la résolution du problème. Cet incident n'aura heuresement pas altéré le grand moment de musique que nous avons vécu.
Conclusion : C’est un peu amer que j’ai quitté Clisson l’année dernière, nostalgique de l’ancienne époque à quatre scènes. Cette nostalgie est oubliée, les tentes sont désormais à la hauteur des groupes qu’elles accueillent, tant du point de vue sonore que de la déco. La multi prog (3groupes jouant en même temps, 16h par jour) permet de se programmer son propre festival, même s’il reste toujours des regrets, pour moi le fait d’avoir loupé Candlemass et Cult Of Luna. Même si les têtes d’affiches ne m’ont pas vendues du rêve, la prog était démentielle et je viens de boucler mon plus gros fest en 5 éditions, avec 26h40 de live. Vivement la prochaine édition
Warzone : c’est la scène Hardcore du fest. Cette année en plein air, avec bar et toilettes attenantes. C’est un fest dans le fest, avec ses codes et son public particulier.
Valley : C’est la scène des groupes de gros rock, de doom de stoner, et des groupes inclassables.
Temple/Altar : Ces deux scènes sont dans une immense tente pouvant accueillir sans doute autour de 10000 personnes. La Temple est dédiée au black et au pagan tandis de l’Altar est la scène du Death.
Mainstages. Ce sont les scènes principales du fest, en plein air évidemment. Elle accueillent les groupes les plus importants et les plus « consensuels » de la prog.
La photo illustrative vient du concert de Ghost. Droits réservés :Pape François ©