Il ne reste plus rien.
Pas un ĂȘtre vivant, pas une Ăąme. Je dĂ©ambule tranquillement dans les rues, me commĂ©morant des visages qui, auparavant, faisaient parti de mon quotidien. Les arbres ont perdu leurs feuilles, et les rues sont vides. Lorsque je cherche un rire ou une mĂ©lodie dans le but de me rappeler quâil y peut-ĂȘtre une Ăąme qui vive, je suis rappelĂ© brutalement de notre sort, de lâendroit oĂč nous sommes.Â
LâĂ©pidĂ©mie qui ravage le pays entier, qui sâen prend Ă la population et qui, tranquillement, sâempare des corps de tous, ne laissant personne sur son chemin.
Et je cours, je cours sans ne jamais perdre mon souffle, effrayĂ© dâĂȘtre attrapĂ© ou dâĂȘtre vu. Je cours et personne ne me suis, je cours et jâai peur. Peur de devoir faire face aux gens que jâaime, peur de voir leurs visages et de constater quâils ont Ă©tĂ©, eux aussi, entamĂ©e par la maladie.Â
â Si la COVID-19 Ă©tait une Ă©pidĂ©mie plus mortelle


















