Mon histoire dΓ©bute sur un champ de bataille.
Je me trouvais sur le champ de bataille, au milieu du chaos dΓ©vastateur de la guerre de Troie.
Les Troyens et les Grecs s'affrontaient dans un tumulte de bruits et de fureur. Les épées claquaient contre les boucliers, les flèches sifflaient dans l'air, et les cris de guerre retentissaient dans mes oreilles.
Je faisais partie de cette bataille, moi, Patrocle, l'ami et l'amant d'Achille. Oui je suis un mangeur de fΓͺta.
Achille, le plus grand guerrier des Grecs, refusait de combattre, se confinant sous sa tente. Sa mère, Thétis, essayait de lui faire entendre raison, mais en vain.
Je voyais mes amis tomber un par un, et je ne pouvais plus supporter cette vision.
Le cΕur au bord des lΓ¨vres, j'observais la tente d'Achille, sachant que je devais faire quelque chose pour changer le cours de la bataille. Il fallait que je redonne espoir Γ mes frΓ¨res d'armes.
Après avoir donné la mort à un soldat troyen, je pris une profonde inspiration et me précipitai vers la tente d'Achille.
Il essaya de m'en dissuader, mais ma dΓ©cision Γ©tait prise.
Je voulais le protΓ©ger et redonner espoir Γ nos rangs.
Je mis son armure et pris ses armes, sentant le poids de la responsabilitΓ© sur mes Γ©paules.
"Laisse-moi te donner cette victoire !" lui dis-je, essayant de cacher ma peur grandissante.
"Ne fais pas Γ§a, Patrocle !" cria-t-il.
"Si je ne le fais pas, qui va le faire ? Toi, peut-Γͺtre ? Tu ne veux pas le faire !
N'entends-tu pas tes hommes perdre la vie ?"
Je savais que mes mots Γ©taient cruels, mais je voulais le provoquer, dΓ©clencher son envie de se battre.
Mais il ne fait rien et resta figΓ© sΓ»rement par la peur moi aussi j'Γ©tais pΓ©trifiΓ© mais je ne pouvais pas fermer les yeux.
Après un dernier adieu déchirant sans un bruit je le poussai violemment, et il tomba à terre.
Je sortis de la tente, dΓ©terminΓ© Γ trouver Hector et Γ le vaincre Γ sa place.
La bataille faisait rage autour de moi. Les Troyens et les Grecs s'affrontaient dans un corps Γ corps sanglant.
Je me battais avec vaillance, semant la mort parmi les rangs troyens convaincu que je ne craignais aucuns mal.
Je vis Hector, à 200 mètres de moi, fier et arrogant. L'adrénaline coulait dans mes veines comme un torrent. Je m'élançai vers lui, décidé à le réduire à néant.
Mais soudain, je sentis un coup puissant entre les omoplates.
Apollon, le dieu du soleil, m'avait frappé par derrière. Je titubai, incapable de me défendre. Le coup fut si violent que je sentis mon corps s'engourdir et ma vision se troubler.
Je serrai les dents pour ne pas perdre mon objectif, mais c'Γ©tait trop tard.
Le dieu avait dΓ©jΓ rompu les dΓ©fenses de l'armure d'Achille. Je maudissais ce dieu et l'homme face Γ moi qui acheva ma vie Γ coup de lance. Quels fourbes !
L'Γ©tincelle de ma vie s'Γ©chappait de moi, et je m'Γ©croulai sur le sol en poussant des rΓ’les d'agonie. J'entendais les cris de guerre et la voix d'Hector triomphant proclamant sa victoire.
"J'ai tuΓ© Achille !!!"
Je cracha mon sang et murmurai un faible
"CrΓ©tin !"
Mais déjà , j'entendais un cri dans la foule et les pas d'Achille qui venait vers moi. Je connaissais ce son parmi une foule entière.
C'Γ©tait comme si mon cΕur reconnaissait son rythme.
Achille arriva jusqu'Γ moi, son visage dΓ©formΓ© par la rage et la tristesse.
Il prit mon corps contre lui, et je vis des larmes rouler sur ses joues. Je rassemblai tout mon courage pour lui dire que je l'aimais, mais le son de ma voix ne franchit pas mes lèvres.
En essayant de lui toucher le visage, mon bras tomba lourdement sur le sol.
C'Γ©tait fini pour moi. Mon cΕur s'arrΓͺta de battre, et mon dernier souffle de vie s'Γ©vanouit dans les bras d'Achille.












