"Le progrès nous fait vivre dans l’illusion, donne un tour particulier à notre sang. Nous vivons dans le ronronnement des usines qui produisent les objets de nos nouvelles nécessités. Nous les croyons dures comme fer. Or une pluie d’un mois fait déborder les fleuves et les rivières. Un mois encore : les ponts, les routes, les voies ferrées sont emportées. Il n’est pas besoin d’une catastrophe aux dimensions de celle de la Bible pour que tout soit arrêté, puis compromis, puis détruit."
Jean Giono, Les trois arbres de Palzem, 1984.
















