‘Loufoque’ acrylics/spray cans/prismacolor on A3 Bristol board. #spacepainting #scifipainting #scifiart #scifi #painting #loufoque #model #spacewoman #prismacolor #paddysteer https://www.instagram.com/p/ClA6gK4MqBa/?igshid=NGJjMDIxMWI=
seen from China
seen from China

seen from United States
seen from China
seen from Indonesia
seen from Indonesia
seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from United States
seen from Taiwan

seen from India
seen from Czechia
seen from Russia
seen from China
seen from United States
seen from T1
seen from United States
seen from Türkiye

seen from United States
‘Loufoque’ acrylics/spray cans/prismacolor on A3 Bristol board. #spacepainting #scifipainting #scifiart #scifi #painting #loufoque #model #spacewoman #prismacolor #paddysteer https://www.instagram.com/p/ClA6gK4MqBa/?igshid=NGJjMDIxMWI=

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
I guess he found the safe word. I’ll say Loufoque. Or Loofuck.
Je suis sur Tumblr pour apprendre l’anglais
JOUR 139 - Les Nuits de laitue, Vanessa Barbara
Tout le périple de cette tragi-comédie sociale aux personnages gentiment doux-dingues amuse et rend un peu mélancolique. Le lecteur plonge dans la vie de voisinage d’une petite ville de guingois au travers des yeux d’Otto. Celui-ci, déjà âgé, vient tout juste de perdre son épouse.
« Ada était partie sans arroser les plantes. Les objets ne respiraient plus, ils attendaient. Depuis qu’Ada n’était plus là, la maison n’était que tiroirs vides.»
Les descriptions du deuil et les souvenirs de leur mariage m’ont touchée et charmée. Plusieurs passages m’ont arraché un « Awww » mental d’attendrissement à l’égard de ce personnage déboussolé après le décès de sa compagne qui formait toute la vie de la maison et presque son unique lien avec l’extérieur.
« Si l’idée était, pour chaque année de mariage supplémentaires e trouver quelque chose de plus noble pour symboliser leur union, alors les tulipes et le chou-fleur étaient tout indiqués. Il y avait eu les noces de gâteau à la carotte et aussi une année où ils avaient décidé de fêter leurs noces d’os, juste pour le plaisir de l’assonance, tout en reconnaissant volontiers que l’os n’était en rien supérieur à la turquoise, à l’argent ou au corail. L’année de la disparition d’Ada, ils auraient célébré leurs noces de couverture à carreaux.»
Mais la thématique du deuil n’a pas le monopole du roman ; et petit à petit sont introduites les autres figures du village : le jeune pharmacien passionné par les effets secondaires des médicaments, le facteur désorganisé et amateur de chant, la voisine passionnée de spiritualité avec ses chihuahuas bruyants, l’ancien combattant japonais centenaire…
« Au fil des années, sa maison finit par se transformer en un temple de la schizophrénie spirituelle : à côté de traités cabalistiques, on trouvait pyramides, cristaux, capteurs de rêves, symboles aztèques, bracelets énergétiques, petits bouddhas dorés, bougie de sept jours, bonsaïs porte-bonheur et encens à haute teneur en soufre. »
Et à mesure des pages, un sentiment louche et un peu paranoïaque s’insinue chez Otto, celui que quelque chose cloche. Lui cacherait-on quelque chose ? À la comédie de moeurs se mêle alors le suspense du roman policier…
« Allez-vous me dire ce qui se passe à la fin ou va-t-il falloir que je le découvre tout seul ? »
Beaucoup de très jolis passages et personnages pour une intrigue qui aiguillonne la curiosité jusqu’à son issue. On perçoit certaines des grandes lignes de celles-ci, mais les derniers chapitres conservent leur inattendu jusqu’au bout.
G.C.
Les Nuits de laitue, Vanessa Barbara. Traduit du portugais par Dominique Nédellec. Editions Zulma, 2015.
Vanessa Barbara est née à São Paulo en 1982. Elle écrit des chroniques pour le journal Folha de São Paulo et The International New York Times. Tissé de trouvailles cocasses et volontiers délirantes, les Nuits de laitue nous emporte allègrement, avec sa petite bande de joyeux doux dingues, et réussit la prouesse de mélanger habilement les codes du roman policier à ceux du vaudeville. Ce qui lui a valu d’être couronné par le Prix du Premier roman étranger en 2015.
des persos griffonnés à la pointe repris sur photoshop
4 eme lettre
La 3 eme lettre de Pierre Leroux est restée en suspens. Frédéric qui a l'habitude de répondre inquiète son ami. Il l'imagine à l'autre bout du monde-le nord de Paris - entrain d'en faire trop pour s'intégrer à son nouveau quartier et à ses habitants.
Frédéric ! Mon ami !
Ma dernière lettre est restée en suspens, ne l'avez vous point reçue ?! Je ne peux me résoudre à penser que vous l'ayez ignorée, alors que vous arrive t-il ? Est-ce l'histoire de vos rhumatismes qui vous refait misère ? Vous me plongez dans une inquiétude qui a rarement eu son égal. Par pitié , rassurez le pauvre homme que je suis ! Je vous sais à la merci constante d'un grand danger. J ai bien pensé venir à votre rencontre mais , voyez vous Frédéric, je n'ai vu aucun intérêt à ce que je risque ma vie si la vôtre n'est plus. Mieux vaut que je l'apprenne par votre absence, que par le constat , et définitivement, finir en méchoui sur une broche n'est pas ma première volonté . Je ne dis pas que c'est la vôtre, attention ! Mais comme je vous le disais dans ma lettre précédente, vous avez une capacité d'adaptation qui peut être déconcertante. Et si le feu est trop proche, j'ai bien peur que vous vous embrochiez vous même pour satisfaire vos envies d'intégration. Veuillez vous rappeler dans votre euphorie, que les nuances ne sont pas à écarter : intégrer et ingérer même si je vous l'accorde ne sont l'histoire que d'une consonne, ont pourtant le mérite de prendre deux sens bien différents. Dans l'hypothèse du réalisme de la situation : Mon ami , descendez de cette broche ! Mieux vaut passer par les maux que par le système digestif ! Soyez sûr que vous animerez divinement bien le banquet par votre humour redoutable mais encore une fois ayez pitié de moi , qui a cette heure, ne peut m'empêcher de me demander par où vous pourriez bien faire passer cette broche..
J aimerais m'entretenir avec vous de sujets plus féroces, alors mon ami, de grâce, répondez moi !
Amical et inquiet,
Pierre Leroux
Ecrit par Sophie R

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
JOUR 137 - L’histoire de mes dents, Valeria Luiselli
« À ma grande désillusion, on ne m’offrit que 2500 pesos pour la dent mélancolique de Borgès. »
Rien que ce genre de phrases peut me faire tomber amoureuse d’un livre je pense. J’aime tout de ce genre de phrase - l’oralité émue, la référence à Borgès, le sens de l’absurde intrigant.
Ici, tout est à l’avenant - une fantaisie géniale. Ode au langage ou plutôt aux histoires et la valeur qu’elles confèrent aux choses, ce roman joue avec les codes tout en racontant une histoire aussi inattendue et loufoque qu’attachante.
Voilà comment se présente le héros, Grandroute :
« Je suis le meilleur commissaire-priseur au monde, mais personne ne le sait parce que je suis un homme du genre discret. Je m’appelle Gustavo Sanchez Sanchez, toutefois les gens m’appellent Grandroute, avec affection, je crois. Après deux rhums, je suis capable d’imiter Janis Joplin. Je sais interpréter les devises des fortune cookies chinois. Je peux faire tenir un oeuf droit, comme Christophe Colomb dans l’anecdote fameuse. Je sais compter jusqu’à huit en japonais : ichi, ni, san, soi, go, rock, sichi, hache. Je sais faire la planche. »
En moins de 160 pages, on a un délice de narration et de plaisir de langage. Les références littéraires ou artistiques sont irrévérencieusement détournées, l’oralité du personnage alterne avec les citations structuralistes, la vérité n’a pas de camp et c’est très bien, c’est la vie.
« Après tout, comme dit Quintilien, une hyperbolique n’est jamais qu’ « une fissure dans la relation entre le style et la réalité. » »
Les allégories, les hyperboles, les ellipses (dé)structurent allègrement le récit et créent un héros plus large que vrai.
« Les vrais écrivains ne montrent jamais leurs dents. Les charlatans, en revanche, exhibent un sinistre sourire à pleins dents. Regardez bien. Trouvez des photos de tous les écrivains que vous respectez, et vous verrez que leurs dents demeurent en permanence un mystère occulte. »
G.C.
L’histoire de mes dents, Valeria Luiselli. Traduit de l’anglais par Nicolas Richard. Edition originale : 2015. Editions de l’Olivier pour l’édition en langue française, 2017.
Valeria Luiselli est née en 1983 au Mexique et vit à New York. Elle a publié des essais et un roman, Des êtres sans gravité (Actes Sud, 2013). L’Histoire de mes dents a reçu un extraordinaire succès critique et public aux États-Unis (a reçu le Los Angeles Times Prize, le Azul Prize et a été finaliste du National Book Critic Circle Award) et a fait de son auteur l’un des écrivains les plus prometteurs de sa génération. En 2017, elle publie aux États-Unis Raconte-moi la fin, un essai consacré à son expérience d’interprète dans les tribunaux américains de l’immigration. Ce livre rencontre un très grand succès critique et public, et paraît en 2018 aux Éditions de l’Olivier dans la collection de non-fiction, « Les Feux ». Valeria Luiselli vit dorénavant à Harlem et écrit en anglais.
Lettre 3 après une réponse de Frédéric
Mon ami,
C'est sans autre forme de procès que je vous condamne à être surnommé le hardi. J'admire la manière dont vous prenez les choses et l'ardeur que vous mettez à vouloir vous intégrer. Leur langage est devenu vôtre en moins de temps qu'il faut à Churchill pour allumer un cigare. L'éloge de votre courage mériterait d être fait plus grandement mais mon état ne me permet pas de m'étendre plus longuement. Je fais confiance à notre longue amitié qui vous a de nombreuses fois montré ma bienveillance.
L'heure est grave.
Vous connaissez ma situation et je vais avoir besoin que vous m éclairiez de vos lumières.
Je vous saurais gré de m'apprendre chaque subtilité pouvant m'aider à comprendre ceux de ce genre. Comme votre immersion commence à dater, j'imagine votre savoir décuplé. Qui plus est, je vous ai vu à l'œuvre et je vous connais une grande capacité d'adaptation. J'ai pu vous voir à ma dernière invitation, aussi bien manier le verbe comme personne avec les vétérans de mon quartier qu'avoir une discussion aimable avec ces dames. J'ai entendu vos flatteries et vu la douceur avec laquelle elles les recevaient. Votre habilité charme et fonctionne. C est pourquoi je vous déclare être l'homme de la situation.
Veuillez m'excuser Frédéric, je me perds dans ce que vous savez déjà et vous présente les faits des maintenant.
La veille au soir, ne supportant plus mon inertie, je suis allé au cinéma à l angle. Résigné à passer un moment agréable , j'ai pris place dans une salle déjà dans l ombre. Les premières minutes sont passées et m'ont enlevé à la routine. Je savourais jusqu'à ce que l'individu assis derrière moi s'acharne à rendre mon cinéma dynamique. Chaque instant crucial était ponctué d'un coup de pied dans mon fauteuil. Je ne suis pas contre les sensations mais au dénouement de l'intrigue, le coup s'est fait trop fort pour que mon dos puisse l'ignorer. Je me suis donc retourné afin de dissiper le malentendu sur les options qu'offrait une place de cinéma. Deux yeux bridés ( certainement plus par l'influence ou le manque de lunettes que par l'origine) me fixaient ahuris. Ma colère a laissé place à un mélange de stupéfaction et d angoisse. J ai quitté la salle promptement. Le temps qui sépare le cinéma de mon logis m'a servi à prendre la décision suivante : dissiper le mal être qui m'habite en établissant un traité avec mes nouveaux voisins. Heureux de cette idée, je suis rentré enfiler mon complet veston . Soyons sérieux mon ami, aucune trêve qui a marqué l'histoire n'a été signée en jogging ! La veste donne un effet de cérémonie et le boléro rend les choses officielles..
Le pays du soleil levant se réveille généralement aux alentours de 21h30. J'ai attendu que la rangers soit chaussée pour me précipiter dans l'escalier qui relie nos destins. Arrivé au seuil de ma gloire, j'ai frappé à la porte. Silence. Je ne les en croyais pas capable.
S'ils pensaient m'avoir en feintant la mort, qu’ ils sachent que j'ai maintenant l'oreille absolue et que par delà cette porte, je les entends respirer.
J'ai frappé à nouveau.
La rangers s'est traînée jusqu'à moi et la porte s'est ouverte.J ai à peine eu le temps d'émettre les premières conditions du traité , que la femelle s'est lancée à débiter un flot de paroles insensées à mon oreille. Un langage ou j'ai seulement reconnu le mot que vous avez employé pour saluer les joyeux chanteurs sous vos fenêtres. Je m'attendais à devoir mimer ma plainte, mais loin de parler un dialecte méconnu , ils utilisent la même langue que vos voisins ! L'œil hagard par l incompréhension ne fut pas le leur mais le mien ! Et confus , je n'ai pu éviter la courbette comme seule réponse et fin mot de conversation pour me précipiter ensuite retrouver ce qui est mien…. Retranché et engourdi par le surréalisme de l'affaire, je les ai entendu célébrer cette bataille gagnée avec une vigueur qui me tua jusqu à l'aube.
Y voyez vous plus clair Frédéric ? Pensez vous pouvoir me donner quelques conseils sur la façon dont je devrais aborder la chose ? Comment pourrais je me familiariser avec l espèce et comment me faire entendre ?
Merci de voir l'urgence de la crise et de m apporter vos remèdes aussi rapidement que vous le pourrez.
N’ oubliez pas d'ajouter à vos conseils quelques nouvelles.
Amical et courbé,
Pierre Leroux
Ps :Je vous joins les mots que j ai pu intercepter durant ce que nous considérerons ( en public du moins) comme un échange : …….. …………………….
Pâle sang bleu ! Rien n a de sens !
Ecrit par Sophie R
LE RÊVE ET LA PLAINTE. Un conte bavard contemplatif, un papotage métaphysique et existentiel, une fable loufoque qui nous réserve tant de surprises qu’il ne faudrait rien révéler 👉 @les_bouffes_du_nord 📝 https://www.foudart-blog.com/post/le-reve-et-la-plainte 🪧 Avis de Foudart 🅵🅵🅵 #theatre #fable #loufoque #nicolegenovese #pov (à Paris, France) https://www.instagram.com/p/CmHamyXtFmn/?igshid=NGJjMDIxMWI=