A glass always half full. . . . #leprojet #lavilledequebec #cestlemeilleur #laboite #cestlavie #quebeccity #energie #jecrit #etvoila https://www.instagram.com/ei_alliance/p/BvcVfnZF5z_/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=pasb0j84jog4
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Le projet
Tout a commencĂ© lors dâune discussion avec ma mĂšre. Elle mâapprend toutes les atrocitĂ©s qui ont Ă©tĂ© commises au sein de la famille durant la colonisation française en AlgĂ©rie. Câest donc comme ça quâĂ 19 ans jâapprends que mon grand-pĂšre a perdu son frĂšre, et quâil nâa jamais pu faire son deuil.Â
On est au milieu des annĂ©es 1950, le dĂ©but de la guerre. Les AlgĂ©riens luttent contre la colonisation française. Mon grand-pĂšre travaille dĂ©jĂ depuis ses 10 ans en tant qu'agriculteur, son frĂšre est pour sa part un âlettrĂ©â, un âintellectuelâ. Il est tuĂ© avec d'autres AlgĂ©riens par les soldats français, sans que son corps ne soit retrouvĂ©. PortĂ© disparu, ma famille n'aura jamais eu l'occasion de le voir une derniĂšre fois, ni de se recueillir auprĂšs de lui. Alors, naissent les hypothĂšses: a-t-il Ă©tĂ© tuĂ© car les personnes que l'on estimait "cultivĂ©es" reprĂ©sentaient de potentiels dangers, susceptibles d'Ă©veiller les esprits Ă la rĂ©volution ? S'est-il simplement trouvĂ© au mauvais endroit au mauvais moment ? Personne n'a la rĂ©ponse.
Câest donc Ă 19 ans que tout sâĂ©claire. Je comprends surtout le traumatisme. Je comprends mieux pourquoi personne ne mâa jamais parlĂ© de la colonisation et de la guerre pour lâindĂ©pendance au sein de ma famille. Il y a toujours eu comme une sorte de mutisme ambiant, un sujet dĂ©licat qui ravive de trop grosses plaies, encore vives 60 ans aprĂšs.Â
Et puis, une sorte de rage sâinstalle en moi. Les mots de ma professeure dâhistoire du lycĂ©e rĂ©sonnent dans ma tĂȘte, et me frappent. Pourquoi mâa-t-on, durant ma scolaritĂ©, prĂ©sentĂ© les relations France-AlgĂ©rie comme âune histoire dâamour qui a Ă©chouĂ©â ?
Je nâai dâailleurs jamais Ă©tudiĂ© la guerre dâAlgĂ©rie durant ma scolaritĂ©. Ces mots rĂ©sultent dâun cours de 30 minutes accordĂ© Ă Â 130 ans de colonisation française en AlgĂ©rie. Câest faible, câest dĂ©risoire, câen est presque mĂ©prisant.Â
Et câest donc comme ça que maman continue de me raconter comment sa grand-mĂšre est devenue une moudjahida - militante pour lâindĂ©pendance algĂ©rienne - qui cachait les armes des combattants et approvisionnait la rĂ©sistance en fonction de leurs besoins. Quâelle me raconte que le grand portail au centre-ville de Mostaganem - dâoĂč sont originaires ses parents - nâest pas lĂ pour faire joli, mais quâil était dĂ©diĂ© Ă exclure les âArabesâ du centre aprĂšs le couvre-feu, pour que les colons puissent se retrouver entre eux. Quâelle me raconte comment Ă lâĂ©cole - en France - bien aprĂšs lâindĂ©pendance, sa professeure pied-noire lui mettait de sales notes car elle ne semblait pas avoir digĂ©rĂ© le retour en mĂ©tropole, et sâen vengeait sur ses Ă©lĂšves dâorigine algĂ©rienne.
Puis câest comme ça que, avec maman, on se rend compte que ces tĂ©moignages deviennent rares. Ceux qui ont vĂ©cu la colonisation, la guerre, lâindĂ©pendance, se font trĂšs vieux aujourdâhui. On nâa plus que quelques annĂ©es pour rĂ©colter les derniĂšres mĂ©moires. Alors elle me demande de le faire.
Bien sĂ»r, ça me parle. Je suis nĂ©e, jâai grandi, jâĂ©tudie en France. Mais mes racines sont ailleurs. Elles sont le fruit dâun mĂ©lange qui rĂ©sulte du passĂ© colonial français. Jâai envie dâen savoir plus Ă ce sujet, comprendre mon hĂ©ritage. Alors je me documente. Puis, de films, en livres, en sites internet, je dĂ©cide tout simplement de lancer un appel Ă la recherche de tĂ©moignages; lâhistoire nâest jamais mieux racontĂ©e que par ceux qui lâont vĂ©cue.
Câest donc par le biais de cette plateforme que je vais poster les tĂ©moignages que jâai pu retranscrire pour le moment. Bien sĂ»r, câest un projet qui prendra du temps, car câest un projet important.Â
Par ailleurs, tous témoignages, des deux cÎtés de la Méditerrannée, sont les bienvenus. N'hésitez donc pas à mobiliser vos parents, grands-parents, voire arriÚres grands-parents, l'objectif est de garder une trace de la mémoire de nos aßnés ! Vous pouvez me contacter via [email protected].
Bienvenue,
Farah
QUI SOMMES-NOUS?
Le collectif dâartistes Ne Rougissez Pas ! rassemble plasticiens, graphiste, cinĂ©aste, architecte, artisan⊠Ce dernier tend Ă dĂ©velopper une pratique artistique collaborative qui met en lien le citoyen avec son environnement direct. Il sâagit de co-construire son habitat et de transformer sa ville vers un esthĂ©tisme collectif permettant ainsi une appropriation sensible de son quotidien. Notre atelier associatif place au cĆur de sa dĂ©marche la collaboration, le partage, lâimprĂ©gnation et lâimaginaire. Voyageant Ă travers des processus de travail  et de production propres Ă chaque situation, territoire et rencontre, nous sommes des crĂ©ateurs de contenu circulant entre plusieurs savoir-faire techniques :
Graphisme + Identité visuelle + Illustration + Installation + Pédagogie + Reliure + Sérigraphie + Images documentaires + Formes filmiques + Signalétique + Scénographie www.nerougissezpas.fr  ⹠ facebook
LE PROJET MAGMA
Méthode Active pour Générer des MatiÚres Artistiques
Ce projet met en place un outil collaboratif de crĂ©ation qui invite chacun Ă utiliser un systĂšme de traduction dâun Ă©vĂ©nement en expression. A partir dâun fait politique (au sens large), cet outil Ă©volutif devrait permettre Ă tout public dâenclencher ou de soutenir une recherche historique puis artistique, avant de dĂ©boucher sur une valorisation des crĂ©ations produites. Les participants peuvent Ă©largir le contenu initial et le modifier, en suivant des Ă©tapes servant de fil conducteur, et composent ainsi les rouages dâune crĂ©ation personnelle ou collective. Le projet existe comme expĂ©rimentation, en premier lieu au sein de Ne Rougissez Pas! sur le temps de rĂ©sidence dans le centre Georges Pomp It Up. Sâinspirant de fonctionnements internes au collectif, il implique nĂ©anmoins une tentative dâouverture Ă dâautres individus, depuis lâorigine jusquâau façonnage. Les questionnements soulevĂ©s par le projet en lui-mĂȘme, dans son cĂŽtĂ© machinique et subversif, font partie inhĂ©rente de notre volontĂ© Ă crĂ©er un dĂ©bat, une rĂ©action, en tant que dĂ©but de contact, de recherche et de crĂ©ation.
Construire ce qui nous  manque
Le projet « Construire ce qui nous manque » consiste Ă bĂątir l'Ă©bauche d'un abri, Ă en expĂ©rimenter les principes constructifs. La mise en Ćuvre est rĂ©alisĂ©e avec des matĂ©riaux issus de l'agriculture locale (paille) et des matĂ©riaux de rĂ©cupĂ©ration. Le projet test rĂ©alisĂ© avec l'aide du Centre EmmaĂŒs de Vandoeuvre et un agriculteur.
Si ce projet est une question d'objet (lamaison), il est aussi une question de pensée, de pratique sociale. Il croiseles interrogations qui surgissent dans notre monde contemporain face à unecrise durable et à la difficulté pour des populations de plus en plusnombreuses de se loger.
Objectifs et caractéristiques du projet:
-  Favoriser l'autoconstruction en dĂ©veloppant des compĂ©tences, -  Mettre en place un projet respectant les principes de l'Ă©coconception -  Favoriser les ressources locales, la rĂ©cupĂ©ration, rapprocher monde rural et monde urbain -  Favoriser une mĂ©thode de projet collective. -  Construire Ă terme un habitat partagĂ© dont l'usage est collectif. -  Le projet doit ĂȘtre Ă©volutif, transmissible, il est en Open source.
 Les phases du projet pendant la semaine :
Rencontre avec la communautĂ© EmmaĂŒs Information, tĂ©moignage et Ă©changes sur la question de l'habitat d'urgence Information sur Les BĂątisseurs dâEmmaĂŒs Construction de la maison sur le site dâEmmaĂŒs 54 (en paille sans ossature), documentation de l'expĂ©rimentation, crĂ©ation d'un site web pour transmettre les principes de la construction en Open source.
Le projet inaugure un programme plus vaste qui se propose d'investiguer l'annĂ©e prochaine la question de l'habitat transitoire et temporaire. La question de l'habiter nous met sur le chemin pour expĂ©rimenter, inventer de nouvelles relations et de nouveaux milieux. Peut-ĂȘtre peut-on penser que la construction dâurgence, se construisant et se dĂ©construisant, fait surgir dans le paysage, aux frontiĂšres des pays, dans des lieux de la ville encore impensĂ©s, quelque chose qui ne lui appartient pas encore et, si elle est un chantier subversif, des ressources nouvelles.

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Tous les jours, une photo prise Ă 20h15, sera publiĂ©e.Â
1 an, 365 jours et autant de photos.Â
2015 nouvelle annĂ©e, on voulait s'en emparer en photographiant le temps qui passe Ă travers chaque journĂ©e. Un 'h' est passĂ© par lĂ et le projet est devenu 20h15. Banco. Quoi de mieux comme contrainte artistique que de photographier un moment prĂ©cis chaque jour lorsque l'on veut capturer une annĂ©e en photo.Â
20h15, ce moment va ĂȘtre notre balise dans la contemplation du temps qui coule devant nos yeux. A cette heure prĂ©cise, on va contempler l'annĂ©e qui se mĂ©tamorphose au fil des lumiĂšres qui se veulent noire, bleutĂ©e ou orangĂ©e suivant les saisons.
Le temps est la constante que l'on partage tous, on a aussi dĂ©cidĂ© de partager 20h15. L'idĂ©e est de croiser les regards sans pour autant les emmĂȘler. C'est pourquoi, toi photographe, tu peux un jour ou plusieurs, publier ta photo prise Ă 20h15.Â
Nous sommes social : FacebookÂ
Contact :Â [email protected]
Allez les verts ! // Extrait de Loin des Champs, un documentaire de Bastien Larue & Pierre Muys (Agitateurs Public)
L'affiche du film.
Création graphique: Eva Navaux