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4 aoĂ»t 1790 : Suite de la discussion du nouveau projet de dĂ©cret sur lâordre judiciaire Ă l'AssemblĂ©e constituante (AP, t. XVII, p. 612-613)
M. Thouret, rapporteur, lit lâarticle 1er ainsi conçu :
« Art. 1er. Les greffiers seront nommés par les juges qui leur délivreront une commission, et recevront leur serment. »
M. Lanjuinais : Les juges regarderaient les offices de greffiers comme des bĂ©nĂ©fices Ă leur nomination : sâils pouvaient les donner, ils pourraient les vendre. Câest au corps Ă©lectoral quâil appartient de les nommer ; autrement il faudrait attribuer aux juges le droit de nommer celui dâentre eux qui viendrait quitter avant lâexpiration de six annĂ©es.
M. Chabroud : Les greffiers ne doivent pas ĂȘtre dans la dĂ©pendance des juges ; ils doivent ĂȘtre leurs surveillants, et pour ainsi dire leurs juges. Sâils ne sont pas Ă la nomination des Ă©lecteurs, vous aurez pour greffiers les secrĂ©taires des juges.
M. Thouret : Les greffiers sont les officiers ministĂ©riels du tribunal ; ils nâexercent pas un vĂ©ritable pouvoir public. Les Ă©lecteurs ne mettraient pas autant de soin Ă cette nomination. Il a paru que câĂ©tait le cas de confier cette Ă©lection aux tribunaux plutĂŽt quâau corps Ă©lectoral. Il faudra nĂ©cessairement, Ă chaque greffier, un commis pour lequel il ne sera sĂ»rement pas nĂ©cessaire dâune Ă©lection nationale.
(On demande la prioritĂ© pour lâavis du comitĂ©.)
M. Chabroud : Si lâarticle du comitĂ© est adoptĂ©, je demande quâalors le greffier soit inamovible.
M. Prieur : La prioritĂ© doit appartenir Ă lâĂ©lection par le peuple.
M. Garat lâaĂźnĂ© : Si vous consultez lâutilitĂ© des juges, il faut que les greffiers soient nommĂ©s par eux ; si vous consultez lâutilitĂ© de la justice, il faut quâils soient nommĂ©s par le peuple. On dit que leurs fonctions ne sont pas des fonctions publiques : câest, sans doute, une fonction publique, que le pouvoir de relever un juge prĂ©varicateur dans ses fonctions. Naurait [sic]-on pas Ă craindre quâun greffier qui ne serait point nommĂ© par le peuple nâeĂ»t pas la force nĂ©cessaire pour rĂ©primer la conduite du juge auquel il devrait son Ă©tat ?
Assemblée constituante, séance du 6 juin 1791
Lâune des choses les plus fascinantes dans lâĂ©tude du XVIIIe siĂšcle et de la RĂ©volution française en particulier câest que parfois on trouve des idĂ©es dâune actualitĂ© Ă©tonnante et parfois... pas du tout.
Voici un exemple de ce dernier type (et rappelons quâil ne sâagit pas du tout de rĂ©actionnaires : tous ceux qui prennent part Ă cette discussion Ă©taient du cĂŽtĂ© gauche) :
      M. Le Pelletier de Saint-Fargeau, rapporteur. Nous passons, Messieurs, au titre relatif Ă lâinfluence de lâĂąge des condamnĂ©s sur la nature et la durĂ©e des peines. [âŠ]
[âŠ]
      Lâarticle 4 est Ă la discussion.
      M. Prieur. Ne croyez-vous pas quâil serait dâune influence trĂšs morale, dâun exemple trĂšs frappant pour les enfants du mĂȘme Ăąge, que lâenfant criminel fĂ»t exposĂ© sur la place publique ? Alors il nây aura pas de pĂšre de famille qui nây conduise son enfant qui aura 12, 13 et 14 ans, et qui ne lui dise : « Vois cet enfant, qui a le mĂȘme Ăąge que toi, il sâest mal conduit, il a commis un crime : vois la honte quâil subit. » Les enfants prendront un intĂ©rĂȘt trĂšs pressant Ă cet individu qui est de leur Ăąge, et je crois que sous ce point de vue il est trĂšs essentiel que lâexposition ait lieu Ă cause de lâexĂ©cution qui est le but moral de vos institutions. Je nâen fais pas une motion expresse, mais jâai cru devoir vous prĂ©senter ces rĂ©flexions.
M. Garat aĂźnĂ©. Je me rĂ©unis aux rĂ©flexions de M. Prieur ; mais jâobserve quâon emploie une expression impropre. Lâindividu qui nâaura pas atteint 16 ans est qualifiĂ© sans cesse dâenfant. Un individu qui est entre 13 et 14 ans nâest pas un enfant, câest un jeune homme ; câest un citoyen qui peut tester. Rayez donc dâabord cette qualification dâenfant, ou gĂ©nĂ©ralisez-la moins. Par lâarticle prĂ©cĂ©dent vous avez dĂ©cidĂ©, sans balancer, que le parricide mĂȘme de 14 ans avec discernement, ne subirait point la peine de mort.
A gauche : Ah ! ah !
M. Garat aĂźnĂ©. Oui, Messieurs, vous lâavez dĂ©crĂ©tĂ© pour un fratricide, et maintenant on veut pousser la tendresse humaine jusquâĂ lâexempter dâune peine ignominieuse. Votre humanitĂ©, Messieurs, me paraĂźt une barbarie atroce. Je demande que les enfants au-dessous de 16 ans, qui subiront la dĂ©tention de 20 ans, soient exposĂ©s aux regards du public, comme si la peine nâavait pas Ă©tĂ© commuĂ©e.
M. Le Pelletier de Saint-Fargeau, rapporteur. Jâadopte lâamendement relatif Ă lâexposition. Je fais seulement une observation : je demande en quoi consistera lâexposition du condamnĂ©.
M. Legrand. Vous lâexposerez comme ayant mĂ©ritĂ© la peine de mort et en Ă©tant exclus Ă cause de son Ăąge.
M. Le Pelletier de Saint-Fargeau, rapporteur. Voici la rédaction de l'article :
Art. 4.
« Dans les cas portĂ©s en lâarticle prĂ©cĂ©dent, le condamnĂ© ne subira pas lâexposition aux regards du peuple, sinon lorsque la peine de mort aura Ă©tĂ© commuĂ©e en 20 annĂ©es de dĂ©tention dans une maison de correction ; auquel cas, lâexposition du condamnĂ© aura lieu pendant 6 heures dans les formes qui sont ci-dessus prescrites. » (AdoptĂ©.)
â AP, t. XXVII, p. 4-6.
Assemblée constituante, séance du 5 juillet 1791 (AP, t. XXVII, p. 750)
M. DĂ©meunier, rapporteur : Le comitĂ© a cru que, sous le rĂ©gime de la libertĂ©, il fallait appliquer une peine contre la rapiditĂ© des chevaux dans les rues. Voici lâarticle, « Ceux qui, par imprudence ou par la rapiditĂ© de leurs chevaux, auront blessĂ© quelquâun dans les rues ou voies publiques, seront, indĂ©pendamment des indemnitĂ©s, condamnĂ©s Ă 8 jours de dĂ©tention et Ă une amende Ă©gale Ă la totalitĂ© de leur contribution mobiliĂšre.
« Sâil y a eu fracture de membres, ou si, dâaprĂšs les certificats des gens de lâart, la blessure est telle quâelle ne puisse se guĂ©rir en moins de 15 jours, les dĂ©linquants seront renvoyĂ©s Ă la police correctionnelle. »
M. Prieur : Je trouve vague le mot ceux. Je demande que, contre les rĂšgles ordinaires, parce quâil faut les franchir quand il sâagit du salut public, le maĂźtre et le cocher soient tous deux sujets Ă la punition correctionnelle ; car lâinsolence des cochers vient toujours de lâinsolence de leurs maĂźtres, et mĂȘme de leur inhumanitĂ©. (Applaudissements.)
M. Garat aĂźnĂ© : Jâappuie la motion dâautant plus, que ce sont essentiellement les maĂźtres qui font, de la rapiditĂ© de leurs voitures, un objet de vanitĂ©. Je nâoublierai jamais que, me promenant un jour avec un ancien aristocrate, nous roulions comme lâĂ©clair dans les rues. Je mâen Ă©tonnai et je lui demandai, mais comment pouvez-vous aller si vite ? HĂ© ! voulez-vous que nous passions notre vie dans les rues ! me rĂ©pondit-il. Pourvu quâil nây passĂąt pas sa vie, il se souciait fort peu de compromettre celle des autres.
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[The centre of conspiracy]
Dominique Joseph Garat gives account of the things allegedly said by Salles, a Girondist, on the subject of the Mountain and their conspiracy in 1793
The Cordeliers have always been the Centre of conspiracy: It is there that Danton, the most dangerous of all the conspirators, tutors and excites them to audacity and falsehood, While Marat spirits them up to assassination and massacre. Â It is there that they rehearse the parts they are to act among the Jacobins. The Jacobins, who seem as if they led all France, are themselves notoriously led by the Cordeliers. The Cordeliers who seem to be hidden in a corner of Paris, negotiate with all Europe, and have envoys in all the Courts which have vowed the ruin of our liberty. The fact is certain. I am in possession of indubitable proofs of it. The Cordeliers, after overwhelming one throne in a deluge of blood, are preparing to shed new torrents of blood, in order to raise a new throne for the trophy of their slaughters. They know that the right side, on which is all the virtue of the Convention, is also the side on which are all the true Republicans. If they accuse us of royalism; it is for no other reason, but because they want a pretext to let loose upon us the fury of the multitude; but because they can easier find daggers than arguments, to oppose us. In one single conspiracy, there are three or four others. When the right side shall have been entirely destroyed, then comes the Duke of York, to take the possession of the throne; and DâOrleans, who has promised him the throne of France, will, then assassinate him. DâOrleans himself will be assassinated by Marat, Danton, and Robespierre, who have made him a promise of the throne. The triumvirs will then share among them, all, smoking, bleeding France. At last, Danton, the ablest of the three, will assassinate the other two, and reign alone, first, under the title of Dictator, afterwards, openly, under that of King. This, you may be sure, is their plan. By sagacious reflection I have found it out: every thing concurs to prove it evidently.
D. J Garat, Memoirs of the Revolution: Or, an Apology for My Conduct, in the Public Employments which I have held (this is quite a free translation of Mémoire sur la Révolution, ou exposé de ma conduite, I think)
Long story short: the Montagnards are going to destroy the Gironde to pass the throne of France to the Duke of York, the Duke of York is assassinated by Philippe  DâOrleans, then DâOrleans is assassinated by allied forces of Danton, Marat and Robespierre. In the end Danton kills the other two and takes it all.Â
Also I bolded some parts, and the use of comas seems a bit strange.
Never enough... #happybirthdaytome #garat #starbucks #clubsantos #travelife #impulsotsm (en Baldoria)
Excelente sĂĄbado... #cafe #TSM #garat #quemassepuedepedir (en Territorio Santos Modelo)