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"Un regard n'a pas de place, un geste n'a pas de place"
« La position de Giorgio Colli Ă©tait assez radicale parce quâelle revenait Ă dire que lâĂȘtre câest le contact. « Quand je dis "est", quelque chose (sujet) dit (exprime) avoir eu (temps) un contact ». (âŠ) Ătre ça serait avoir eu contact et pouvoir lâexprimer. Donc ce quâil faut penser ensemble ce n'est pas seulement lâĂȘtre et le temps, Heidegger, mais encore tout cela avec deux paradigmes supplĂ©mentaires : le contact et lâexpression. Cela ne va pas sans quelques paradoxes : - PremiĂšrement le contact implique lâinachĂšvement perpĂ©tuel et jamais le but atteint câest un peu ce que je vous ai dit prĂ©cĂ©demment. Colli Ă©crit « le contact contient en soit lâinachĂšvement, lâinsuffisance, lâintuition immĂ©diate de ne pas Ă©puiser le monde. Quand je touche quelquâun je ne le possĂšde pas ». - Ensuite le contact est aussi contingent que nĂ©cessaire, deuxiĂšme paradoxe, il Ă©crit « Dans le contact nĂ©cessitĂ© et contingente sont conjointes mais confusĂ©ment ». - TroisiĂšmement, lĂ oĂč advient un contact disparaĂźt toute sĂ©paration entre le sujet et lâobjet il Ă©crit « nous appelons donc contact ce en quoi le sujet et lâobjet ne se distinguent pas ». - QuatriĂšmement une hypothĂšse encore plus radicale qui rejoint la toute premiĂšre câest que la vĂ©ritĂ© est contact, le contact câest la vĂ©ritĂ© Ă condition quâune expression en ait Ă©tĂ© possible. Alors voilĂ son style je cite « vĂ©ritĂ© signifie touchĂ© et dire vrai câest dire ce qui dĂ©rive dâun contact ». Magnifique. Vrai ? quel genre de vĂ©ritĂ© ? et bien la vĂ©ritĂ© dâun phĂ©nomĂšne ou dâun Ă©vĂ©nement. Tout ce qui tente de dĂ©passer le phĂ©nomĂšne par exemple les philosophies du NoumĂšne et bien perdent le contact, perdent le contact câest le cas de le dire avec la rĂ©gion du vrai. Je cite Colli « le manque de contact câest quelque chose dâinsurmontable parce quâil est le NoumĂšne, la faiblesse du raisonnement moderne vient dâune hypertrophie de la pensĂ©e abstraite ou celle-ci perd le contact ». Donc ce nâest ni en cherchant des significations ni en faisant confiance Ă des reprĂ©sentations, ni en essayant dâaller trĂšs trĂšs haut ou du cĂŽtĂ© du NoumĂšne que lâon rĂ©soudra toutes ces apories. Quâest-ce quâil faut faire alors ? Simplement chercher quelque chose comme, alors je garde le mot que jâai introduit la premiĂšre fois, je garde ce mot, la signifiance. Chercher la signifiance du contact pas sa signification, sa signifiance sa mĂ©moire vive sa parole non aliĂ©nĂ©e par la grande sĂ©paration du sujet et de lâobjet. Et bien la signifiance dâun contact ça sâappelle lâexpression ».
Transcription
ULRIKE OTTINGER
Mercredi 21 octobre Ă 19h (heure de Paris)
Wednesday October 21, 7pm (Paris time)
Bonjour Ă vous ! Nous vous espĂ©rons en bonne santĂ©, vous, vos proches, oĂč que vous vous trouviez confiné·es.   Ce sĂ©minaire aura lieu en ligne via Zoom Le nombre de places Ă©tant limitĂ©, Il est nĂ©cessaire de sâinscrire prĂ©alablement : [email protected] Hello Everyone! We hope you and your loved ones are well and safe. This seminar will take place online via Zoom The number of attendees is limited, please register at this address if you wish to attend: [email protected]
Câest dâabord Ă Constance (Allemagne), oĂč elle ouvrit trĂšs jeune un atelier, puis Ă Paris, oĂč elle vĂ©cut entre 1962 et  dĂ©but 1969, quâUlrike Ottinger a reçu sa formation intellectuelle et artistique. Artiste proche des nouvelles figurations narratives, elle Ă©tudia les techniques de la gravure dans lâatelier de Johnny Friedlaender tout en assistant Ă des confĂ©rences, notamment de  Claude LĂ©vi- Strauss, Louis Althusser et Pierre Bourdieu. Elle Ă©crit son premier scĂ©nario Le double tiroir mongol en 1966. De retour en Allemagne de l'Ouest, elle fonde avec lâUniversitĂ© de Constance le filmclub visuell en 1969, en mĂȘme temps que la galerie et maison dâĂ©dition galeriepress (prĂ©sentant entre autres Wolf Vostell, Richard Hamilton, David Hockney).  Avec lâactrice et figure lesbienne Tabea Blumenschein, elle rĂ©alise son premier film en 1972-1973, Laoocon et fils. InstallĂ©e Ă Berlin en 1973 elle tourne un documentaire sur le happening Berlinfever-Wolf Vostell. AprĂšs avoir cĂ©lĂ©brĂ© le retour sur la scĂšne berlinoise de la grande performeuse, mime et danseuse des annĂ©es 1920 Valeska Gert (Lâenchantement des marins bleus, 1975), Ottinger fait de Tabea Blumenschein la figure-culte de Madame X (1977). On la retrouve dans deux des films de la Trilogie berlinoise, composĂ©e de Aller jamais retour (1979), Freak Orlando (1981) et Dorian Gray dans le miroir de la presse Ă scandale (1984). FilmĂ©e dans les ruines industrielles de la ville, cette trilogie rĂ©unit Magdalena Montezuma, Veruschka von Lehndorff, Eddie Constantine, Kurt Raab, Peer Raben et bien sĂ»r Delphine Seyrig. Celle-ci jouera son dernier rĂŽle dans le merveilleux Johanna dâArc of Mongolia rĂ©alisĂ© en Mongolie en 1989.Â
La collaboration entre Delphine Seyrig et Ulrike Ottinger est lâun des points forts de lâexposition Muses Insoumises/Defiant Muses (curatrices : NataĆĄa PetreĆĄin-Bachelez et Giovanna Zapperi), qui sâest tenue jusquâau 17/7/20 au Reina Sofia de Madrid. En plus des fictions, Ulrike Ottinger a consacrĂ© de longues pĂ©riodes Ă la recherche pour ses films documentaires qui lâont menĂ©e en Chine (de China. The Arts-The People (1985)â jusquâĂ Exile Shanghai (1997)), ou en Europe du Sud-Est (dont Southeast Passage, 2002, montrĂ© Ă la Documenta 11 dâOkwui Enwezor en 2002). Ottinger sâattache Ă filmer le Berlin dâaprĂšs la chute du mur, tourne Ă©galement Ă Vienne  (Prater, 2007), en CorĂ©e (Lâarmoire de mariage corĂ©enne, 2009) ou au Japon (Under Snow, 2011). Elle sâengage sur les traces dâAdalbert von Chamisso et des explorateurs des 18-19e siĂšcles filmant durant trois mois dans le dĂ©troit de Bering (Lâombre de Chamisso, un film de 12h, et une exposition Ă la BibliothĂšque nationale de Berlin). Entre 2017 et 2019, elle a rĂ©alisĂ© son Paris Calligrammes, film prĂ©sentĂ© actuellement Ă Paris aprĂšs une exposition Ă la HKW de Berlin.   Les films d'Ulrike Ottinger ont Ă©tĂ© montrĂ©s, entre autres, dans les festivals de Toronto, Amsterdam, Moscou, Londres, MontrĂ©al, JĂ©rusalem et Rio de Janeiro. Ils ont fait lâobjet de rĂ©trospectives dans le monde entier, notamment Ă la CinĂ©mathĂšque française et au Centre Pompidou Ă Paris, au Museo Reina Sofia de Madrid, au MoMA de New York et au Center for Contemporary Art de Tel Aviv. Ils ont Ă©galement reçu de nombreux prix, dont le prix du public Ă MontrĂ©al et celui de la critique de cinĂ©ma allemande. En 2011, Ottinger a reçu le prix Hannah Höch pour lâensemble de sa carriĂšre et lâUniversitĂ© Concordia de MontrĂ©al lâa nommĂ©e docteure honoris causa pour les beaux-arts en 2018. Elle a Ă©galement Ă©tĂ© invitĂ©e en tant que jurĂ©e aux Oscars 2019. Travaillant pour le théùtre (Elfriede Jelinek, Olga Neuwirth, âŠ) dont elle conçoit les dĂ©cors, Ulrike Ottinger sâidentifie non seulement comme artiste, peintre, cinĂ©aste, mais aussi comme scĂ©nariste, directrice de la photo, crĂ©atrice de costumes et photographe. Elle a collectĂ© et publiĂ© une archive visuelle (Bilderarchiv) en 2005 et rĂ©alisĂ© un atlas-collage de quarante ans de productions visuelles (Floating Food, 2011). Plusieurs expositions rĂ©centes, dont Ă la n.b.k. de Berlin en 2011, ont permis de revenir sur son travail des annĂ©es 1960, cĂ©lĂ©brĂ© aujourdâhui dans lâexposition collective SHE-BAM POW POP WIZZ ! Les amazones du Pop au Mamac de Nice.
La galerie Eric Mouchet Ă Paris prĂ©sente actuellement lâexposition Ulrike Ottinger, Aller toujours retour et le film Paris-Calligrammes est au programme des cinĂ©mas Reflets-MĂ©dicis et Luminor Ă Paris.
[EN] Ulrike Ottinger was born in Konstanz in 1942. She lived in Paris from 1962 to 1969 as a painter and photographer, where she also wrote her first film script Die mongolische Doppelschublade. Graphic works originated at the Atelier FriedlĂ€nder. She returned to Germany in 1969, where she founded the filmclub Visuell in cooperation with the UniversitĂ€t Konstanz and the galeriepress (in which she presented Wolf Vostell, Allan Kaprow, R. B. Kitaj, Richard Hamilton, David Hockney). Â
Her first film, Laocoon and Sons, made in collaboration with Tabea Blumenschein, was recorded in 1971-1973. In 1973 she moved to Berlin and filmed the Happening-documentary Berlinfever â Wolf Vostell. It was followed by The Enchantment of the Blue Sailors in 1975 with Valeska Gert, and by Madame X â An Absolute Ruler in 1977, which was an international success. Work on the Berlin Trilogy, Ticket of No Return, (Bildniseiner Trinkerin,1979), Freak Orlando (1981) and Dorian Grey in the YellowPress (Dorian Grey im Spiegel der Boulevardpresse, 1984) began in 1979. She was able to win Delphine Seyrig, Magdalena Montezuma, Veruschka von Lehndorff, Eddie Constantine and Kurt Raab, as well as the composer Peer Raben for these works, which were filmed in industrial wastelands and alienated urban landscapes.
The collaboration between Delphine Seyrig and Ulrike Ottinger was part of the exhibition Defiant Muses (curators : NataĆĄa PetreĆĄin-Bachelez & Giovanna Zapperi) at the Museo Reina Sofia in Madrid
In addition to fictional films, Ulrike Ottinger also devoted herself to documentary film. Intensive and comprehensive research characterizes all her films from China. The Arts â The People (China. Die KĂŒnste â Der Alltag, 1985) to Exile Shanghai (1997), from Southeast Passage (2002, exhibited at Okwui Enwezorâs Documenta 11) to Prater (2007), from The Korean Wedding Chest, to Under Snow filmed in the Japanese Snow Country Echigo. For her film Chamissoâs Shadow (2016) Ulrike Ottinger travelled for three months along the Bering Sea, tracing the paths taken by the great 18th and 19th C explorers. This is her longest documentary to date (12 hours); the accompanying exhibition took place in the National Library in Berlin.
Ottinger's most recent film, Paris Calligrammes, premiered in the spring of 2020 and in Paris on October 6. Both her films and her photographic work have been shown in numerous retrospectives and exhibitions, including at the Venice Biennale (1980), at the CinémathÚque française, Paris (1980, 1982), at the Museum of Modern Art, New York (2000, 2004), as well as the Centre Pompidou, the Sammlung Goetz. Her Hannah-Höch-Award 2011 was accompanied by a retrospective including her paintings at the nbk,Berlin (2011 12) and her worldimages were shown at the kestnergesellschaft in Hannover (2013).
In Paris, the Eric Mouchet Gallery is currently presenting an exhibition: Ulrike Ottinger, Go Always Return.
Programmation et prochains rendez-vous sur ce site ou par abonnement Ă la newsletter : [email protected]
Pour regarder les séminaires antérieurs : http://www.vimeo.com/sysk/
Séminaire conçu et organisé par Patricia FalguiÚres, Elisabeth Lebovici et Natasa Petresin-Bachelez et soutenu par la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte
Les archives de Formes symboliques âșâșâș http://www.oscar-romeo.com/?p=9203
Avec Manu, on a donnĂ© un coup de main Ă Jean LassĂšgue pour une refonte de lâancien site de Formes symboliques, le sĂ©minaire du LIAS (Ă©quipe IMM, CNRS/EHESS) Ă lâEHESS. Progressivement le contenu des 15 derniĂšres annĂ©es est mis en ligne. Les sĂ©minaires ont lieu au 105 bd Raspail, en entrĂ©e libre. Ils sont annoncĂ©s sur le calendrier du site.
   le site de Formes symboliques
le site du LIAS
suivre les mises Ă jour sur twitter
et facebook
   On a aussi ouvert une chaĂźne Youtube oĂč on peut retrouver les derniers sĂ©minaires filmĂ©s (depuis lâannĂ©e derniĂšre)
la chaĂźne youtube
    On peut y trouver aussi pas mal dâarticles en ligne, comme par exemple :
 Toute chair nâest pas viande, de NoĂ©mie Vialles (1998) RĂ©sumĂ© : Notre rĂ©gime carnĂ© nâadmet pas la consommation dâanimaux morts, mais seulement dâanimaux tuĂ©s. Ă partir de deux situations de mise Ă mort dâanimaux Ă des fins alimentaires, on montre que seuls procurent de la viande des animaux Ă bonne distance â ni trop loin de lâhomme, ni trop prĂšs -, et que leur mise Ă mort ne rĂ©sulte pas en un cadavre immangeable, mais en une substance vivante. Le contrepoint du thon, ce poisson qui saigne, vĂ©rifie que les pratiques peuvent faire prĂ©valoir la catĂ©gorie conceptuelle sur des apparences sensibles ambiguĂ«s, et ainsi laisser le thon dans la catĂ©gorie du poisson. Dans tous les cas, une physiologie comparĂ©e implicite ordonne le monde des vivants, et les relations concrĂštes des hommes avec les animaux. mots-clĂ©s : animaux â assimilation â boucherie â mort â poisson â sang â semblable â viande.
Expression et sĂ©miose, de Victor Rosenthal & Yves-Marie Visetti (2010) On exposera ici quelques Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion sur un usage possible de Merleau-Ponty au sein dâune interdiscipline scientifique. Bien que constamment retravaillĂ©s Ă travers toute son oeuvre, les thĂšmes qui nous concernent se trouvent tout particuliĂšrement traitĂ©s dans la PhĂ©nomĂ©nologie de la Perception (PP dans la suite de lâarticle), Signes (S), La Prose du Monde (PM), ainsi que dans plusieurs de ses Cours, Ă la Sorbonne puis au CollĂšge de France. Câest, plus prĂ©cisĂ©ment, lâarticulation entre expression et sĂ©miose qui fĂ©dĂšre cet ensemble de thĂšmes. La question de cette articulation a Ă©tĂ© abordĂ©e dĂšs la PhĂ©nomĂ©nologie de la Perception Ă partir dâun âmodĂšleâ central : celui de la transition, et presque de lâidentification, du geste au langage. Repartant Ă notre tour de ce âmodĂšleâ, nous chercherons Ă explorer plus avant la coappartenance de lâexpression et de la sĂ©miose sous un horizon plus directement scientifique qui est le nĂŽtre. Il sâagit de proposer, en lâinscrivant dans la perspective dâune anthropologie sĂ©miotique, un cadre transversal fondamentalement attachĂ© Ă la notion dâun primat de la perception ; un cadre qui se laisse transposer et travailler, au sein des sciences humaines et sociales, en termes de thĂ©ories gĂ©nĂ©tiques de champs et de formes.
IncomplĂ©tude et incertitude en MathĂ©matiques et en Physique, de F. Bailly & G. Longo (2003) Ce texte naĂźt dâune rĂ©flexion commune sur des sujets mathĂ©matiques et physiques qui, bien que relativement techniques, prĂ©sentent des enjeux philosophiques importants. En fait, le problĂšme Ă©pistĂ©mologique de la complĂ©tude des thĂ©ories formelles et des thĂ©ories physiques, ainsi que le «principe dâincertitude» en MĂ©canique quantique sont au cĆur de toute philosophie des sciences. Or non seulement celle-ci a fait lâobjet dâun intĂ©rĂȘt majeur de la part des deux auteurs auxquels est dĂ©diĂ© cet article, mais, plus encore, leurs travaux nous permettent dâĂ©tayer le point de vue que nous allons mettre Ă lâavant par la suite. Construire lâobjectivitĂ© scientifique nous semble en effet ĂȘtre la visĂ©e essentielle de la rĂ©flexion Ă©pistĂ©mologique de Preti comme de ChĂątelet ! : lâun et lâautre visant une construction qui se nourrit de lâhistoire humaine et qui, par cela mĂȘme, engendre une connaissance efficace et valide.
JOY EPISALLA & CARRIE YAMAOKA
Mercredi 17 octobre 2017
De 19h à 21h à la MSH, 16-18 rue Suger 75006 Paris (Métro Odéon ou Saint-Michel)
Cliquez ici pour la version filmée.
Something You Should Know fait sa rentrĂ©e sous lâĂ©gide de lâart et de lâactivisme, recevant deux artistes, Joy Episalla et Carrie Yamaoka, qui vivent ensemble et travaillent sĂ©parĂ©ment, tout en ayant Ă©galement une pratique activiste collective, dâabord dans la lutte contre le sida - au sein dâACT UP New York, oĂč elles sont des militantes de longue date- dans le collectif fierce pussy depuis sa crĂ©ation au dĂ©but des annĂ©es 1990 jusquâĂ aujourdâhui, et qui se prolonge Ă©galement dans lâactivisme anti-Trump.
Joy Episalla travaille dans les interstices de la photographie, la vidĂ©o et la sculpture depuis une perspective queer et fĂ©ministe. Plus rĂ©cemment, elle repositionne les dynamiques de la photo dans le champ de lâabstraction sculpturale. « Les photographies de Joy Episalla occupent un terrain plus quâambigu, dĂ©crivant un espace qui est toujours dĂ©jĂ posĂ© comme nâĂ©tant ni public, ni privĂ© ; un champ transitionnel placĂ©, de façon ambivalente, entre des catĂ©gories stables, quâelles soient spatiales ou sociales. » (Tom McDonough). Joy Episalla expose aux Etats-Unis et en Europe depuis les annĂ©es 1980, plus rĂ©cemment dans  Greater New York (2015) au MoMA PS1, et Ă Participant Inc. New York. Elle siĂšge actuellement au conseil dâadministration de TAG (Treatment Action Group), groupe de recherche sur les traitements issu dâACT UP New York.
Carrie Yamaoka, de la mĂȘme façon est une activiste historique au sein dâACT UP New York et elle fait Ă©galement partie du collectif queer activiste fierce pussy, Artiste, elle travaille dans le champ Ă©tendu de la peinture. « Ses efforts instillent une cure de jouvence au Minimalisme, aiguillĂ©s par de nouveaux matĂ©riaux, des techniques raffinĂ©es, des idĂ©es fraĂźches. » (Roberta Smith). Elle a notamment exposĂ© dans le cadre de Greater New York (2015) au MoMA/PS1, galerie Lucien Terras, Ă New York, ainsi quâau Mannheimer Kunstverein, CAN Neuchatel, MMKA, le Wexner Center, le musĂ©e Albright-Knox, le MassMOCA et Artists Space.
[EN] Something You Should Know resumes under the sign of art and activsm, with two artists, Joy Episalla and Carrie Yamaoka, who live together and have autonomous art practices, while being involved in activist collectives. Longtime members of ACT UP New York, and founding members of fierce pussy, they are also active in current anti-Trump movements. Joy Episalla is a multi-disciplinary artist working in the interstices of photography, video and sculpture, while engaging a queer/feminist perspective. Her most recent work re-positions the dynamics of photography and video into the realm of sculptural abstraction. Episalla has exhibited widely in the United States and in Europe since the 1980s, most recently in Greater New York at MoMA PS1, and a solo exhibition at Participant Inc. in NYC. In an essay about her work, the art historian Tom McDonough wrote: â⊠Episallaâs photographs occupy much more ambiguous terrain, depicting a space that is always already not public and not private, a transitional realm ambivalently posed between stable spatial and social categories. ⊠.â A long time AIDS activist and member of ACT UP New York, she currently serves on the board of TAG Treatment Action Group and is a founding member of the queer art collective fierce pussy. Carrie Yamaoka is a New York-based visual artist working in the expanded field of painting. Exhibiting widely in the US and Europe since the 1980s, Yamaokaâs work has been featured in Greater New York 2015 at MoMA/PS1, and in exhibitions at the Mannheimer Kunstverein, CAN Neuchatel, MMKA, the Wexner Center, the Albright-Knox, MassMOCA and Artists Space, among other venues. Roberta Smith of the New York Times has written: âher efforts intimate a rejuvenation of Minimalism, spurred by new materials, more refined techniques and fresh ideas.â Ken Johnson, also in the New York Times, called her work â a seductive marriage of voluptuous materialism and rigorous formalism.â She is a founding member of the queer art collective fierce pussy.
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Pour regarder les séminaires antérieurs : http://www.vimeo.com/sysk/
Séminaire conçu et organisé par Patricia FalguiÚres, Elisabeth Lebovici et Natasa Petresin-Bachelez et soutenu par la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte.

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ASHKAN SEPAHVAND
Mercredi 18 octobre 2017
De 19h à 21h à la MSH, 16-18 rue Suger 75006 Paris (Métro Odéon ou Saint-Michel)
Ecrivain, traducteur, artiste-chercheur, Ashkan Sepahvand est nĂ© Ă TĂ©hĂ©ran en 1984. Dans son plus rĂ©cent travail, le projet dâexposition Odarodle - Sittengeschichte eines Naturmysteriums, 1535-2017 au Schwules Museum* de Berlin, il examine les modalitĂ©s de la prĂ©sentation ethnographique des sexualitĂ©s. LââInstitut de traduction incongrueâ, quâil a fondĂ© avec lâartiste Natascha Sadr Haghighian, a menĂ© deux projets au long cours : âseeing studiesâ (2010-2012), une sĂ©rie de workshops prĂ©sentĂ©s Ă Casco (Utrecht) et dOCUMENTA 13 (Kassel et Kaboul), et âcarbon theaterâ (2016-), une capsule sonore prĂ©sentĂ©e Ă la 11e Biennale de Gwangju, ainsi quâune installation sonore et un livret pour la 13e Biennale de Sharjah. En 2015, en rĂ©ponse Ă une commande pour lâexposition Letâs Talk About the Weather (commissaires : Nora Razian et Natasa Petresin-Bachelez) au Sursock Museum de Beyrouth, Ashkan Sepahvand a pris en charge la sĂ©rie de publications âElements for a World: Stone, Wood, Sky, Water, Fireâ. Entre 2012 et 2014, il a Ă©tĂ© chercheur intĂ©grĂ© au Projet AnthropocĂšne dĂ©veloppĂ© par la Haus der Kulturen der Welt de Berlin. Câest dans ce cadre quâil a co-Ă©ditĂ© la publication Textures of the Anthropocene: Grain, Vapor, Ray (Cambridge, MIT Press, 2015) et co-organisĂ© la confĂ©rence performative « Un théùtre de la matiĂšre ».
De 2013 et 2015, Ashkan Sepahvand a co-organisĂ© Ă Berlin le âcercle de lecture technosexuelâ, une rencontre informelle et nĂ©anmoins presque rĂ©guliĂšre entre ami·e·s et ami·e·s dâami·e·s, qui a essaimĂ© Ă Beyrouth (@ marra.tein) et TĂ©hĂ©ran (@ kaf). Ashkan Sepahvand vit et travaille Ă Berlin, et son projet actuel dâĂ©criture interroge les « masculinitĂ©s ». Ses rĂ©sidences : BOFFO Summer Art Camp (2017), marra.tein (2015), Al Maâmal Foundation (2012), Ashkal Alwan (2010).
[EN] Ashkan Sepahvand (Tehran, 1984) is a writer, translator, and artistic researcher. His recent work examines the relationship between ethnographic modes of display and the representation of (homo)sexualities, as presented in the exhibition project Odarodle - Sittengeschichte eines Naturmysteriums, 1535-2017, which he curated at the Schwules Museum* in Berlin. His collaboration with artist Natascha Sadr Haghighian over the past years, with whom he founded the institute for incongruous translation, has yielded two long-term investigations: the publication, installation, and workshop-series âseeing studiesâ (2010-2012), presented at Casco (Utrecht) and dOCUMENTA 13 (Kassel and Kabul), as well as the more recent âCarbon Theater,â (2016-), a sound capsule presented at the Gwangju Biennale 11 and a sound installation and booklet for the Sharjah Biennial 13. Commissioned as part of the exhibition Letâs Talk About the Weather (curated by Nora Razian and Natasa Petresin-Bachelez) at the Sursock Museum in Beirut in 2015, Sepahvand edited the projectâs publication series, âElements for a World: Stone, Wood, Sky, Water, Fireâ. From 2012 to 2014, he was a research fellow for The Anthropocene Project at Haus der Kulturen der Welt, where he co-edited the publication Textures of the Anthropocene: Grain, Vapor, Ray (Cambridge: MIT Press: 2015) and co-curated the performative conference âA Matter Theaterâ. Over the course of 2013-2015, he organized the technosexual reading circle in Berlin, a semi-regular, informal gathering of friends and their friends to discuss sex, drugs, and desire, along with related workshops and seminars taking place in Beirut (at marra.tein) and Tehran (at kaf). Artist residencies have included: BOFFO Summer Art Camp (2017), marra.tein (2015), Al Maâmal Foundation (2012), Ashkal Alwan (2010). He lives and works in Berlin, and is currently developing a new writing project that questions âmasculinitiesâ.
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Séminaire conçu et organisé par Patricia FalguiÚres, Elisabeth Lebovici et Natasa Petresin-Bachelez et soutenu par la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte.
Democratie bedreigd van rechts én links
De rector van de Erasmus Universiteit Rotterdam poogt de schade te beperken door de Franse sociologe Eva Illouz (1961) nogmaals uit te nodigen. Aldus, hoopt de rector, kan de flater worden goedgemaakt die het âLove Labâ van de universiteit deze maand sloeg. In een nuffig briefje had men laten weten dat er na een stemming binnen de vakgroep democratisch was besloten een eerdere uitnodiging vanâŠ
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