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Se contredire, Georges. Quel luxe ! C’est mon luxe. C’est mon désordre à moi. Laisse-le-moi.
some where, 2025
20 x 27,5 cm, graphite sur papier millimétré collé sur Dibon #graphite #graphpaper #drawing #artwork @adagp_
Puissance de la parole, Jean-Luc Godard (1988)

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Découverte de ce petit bijou hier
qu'est-ce que la parole peut ?
Marius (2013)
Marius, adapté par Daniel Auteuil en 2013, est un petit bijou injustement malmené par la critique à sa sortie.
Ce qui m’a frappée d’emblée, c’est le parti pris esthétique radical d’Auteuil : assumer pleinement le théâtre filmé. Les lieux — qu’ils soient réels ou reconstitués en studio — sont filmés d’une façon qui leur donne la même qualité étrange, comme si tout était décor. La distinction entre le vrai et l’artifice se trouble. Le jeu des acteurs suit le même principe : théâtral, porté, précis. Tout est calculé, revendiqué à tous les niveaux.
André Bazin, dans Qu’est-ce que le cinéma ?, écrivait que Marcel Pagnol n’était pas « un auteur dramatique converti au cinéma mais l’un des plus grands auteurs de films parlants ». Daniel Auteuil ne cherche pas à adapter Pagnol au cinéma : il prend au sérieux ce que son cinéma était déjà — un art de la parole incarnée. La parole n’y est pas un simple vecteur narratif, mais une matière à part entière, avec son rythme, sa durée, son épaisseur. Elle révèle les âmes plus sûrement que n'importe quelle image. Le film en respecte les déploiements, les silences, les respirations.
D’où cette théâtralité assumée, qui n’est pas une limite mais un écrin. Et paradoxalement, loin de contenir l’émotion, elle la rend possible — comme chez Alain Resnais dans Mélo, Smoking/No Smoking ou Pas sur la bouche, où l’artifice revendiqué devient la condition même de la justesse.
Cette attention à la parole n’a pas disparu du cinéma contemporain : on la retrouve, sous d’autres formes, chez Emmanuel Mouret dans Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait, où le récit se déploie lui aussi dans le temps du langage. Mais chez Daniel Auteuil, elle prend une forme plus radicale encore, en assumant frontalement son héritage théâtral.
En prenant la parole au sérieux, Daniel Auteuil retrouve ce que le cinéma n’a peut-être jamais cessé d’être : un art de la présence.
Je ne comprends toujours pas ce flop à la sortie.
Séminaire de Georges Didi-Huberman, Le regard dans les plis, séance 10 sur 12 : L'espace-entre et le fantasme. Au CRAL, Centre de recherches sur les arts et le langage, le 16 mars 2026. Pourquoi des plis partout ? Parce que le monde est chiffonné, en mouvement, nuancé. Pour quoi des plis dans tant d’images ? Pour que sous nos yeux se forment des limites : ces zones paradoxales où le non touche le oui, la nuit le jour, l’ombre la lumière, l’attrait le retrait, le relief la profondeur. On interrogera pour ce faire un tableau de Vermeer et une sculpture de Medardo Rosso.
LE REGARD DANS LES PLIS
本片荣获1957年奥斯卡最佳原创剧本奖项、英国电影和电视艺术学院特别奖、1956年戛纳国际电影节金棕榈最佳短片奖、1956年路易德吕克奖。法国巴黎,孤独的小男孩帕斯克(Pascal Lamorisse 帕斯克•拉莫里斯 饰)独自走在上学的路上,他无意中捡到一只红气球。红气球仿佛一
❤ Le ballon rouge, 1956 d'Albert Lamorisse
Carel Fabritius Le Chardonneret, 1654

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AUDIO • Les bibliothèques invisibles, épisode 3/10 : Atlas de la mémoire. Une série inédite proposée par France Culture. Écoutez Les Cours d
« Donnez moi un corps, ou redonnez moi des raisons de croire au monde, c'est pareil. »
Une femme sous influence (1974) « À quelles conditions y a-t-il un gestus qui soit réellement un enchaînement de postures, un enchaînement des attitudes du corps par lequel une croyance au monde nous est redonnée ? »
— Gilles Deleuze retrouvé, 16 leçons de philosophie, David Lapoujade, 11e épisode : Les Nouveaux Cinémas : la mémoire du monde et le cérémonial du corps (22 novembre 1983, 13 novembre 1984)
Publication d’origine : dans le magazine L'Écran français, n°144 (30 mars 1948)
Chef-d'œuvre
AUDIO • L'Instant poésie de Gaël Faye, épisode 8/20 : "Poteaux d’angle" de Henri Michaux, une poésie de l'inconfort. Une série inédite propo

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Clb21012026 Souvenir d’une conversation téléphonique avec Sabine
Les artistes sont tout sauf des créateurs – ce mot ridicule dont tout le monde s’affuble ; l’artiste ne crée rien du tout : il écoute, assemble, détourne, retrouve, montre ce qui est. C’est un réaliste profond toujours et un observateur tactile du réel par-dedans. Qu’est-ce qu’il fait ? Rien ; il ne crée rien : il dévoile ce qui est là ; il rappelle et désoublie. Valère Novarina, L’Envers de l’esprit, P.O.L, 2009