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3/3 BEST FRANCE 1990

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Guillaume de Machaut (d.1377) is one of the undisputed pinnacle geniuses of Western music, and the most famous composer of the Middle Ages. Today his four-voice Mass of Notre Dame is a textbook example for medieval counterpoint, and has served sufficiently to maintain his reputation across shifts in fashion. However Machaut's work is extensive, with his French songs & poetry dominating the fourteenth century by both their quality and volume. A series of carefully prepared illuminated manuscripts, undertaken for members of the French royalty, preserve his complete artistic output. Along with these major sources, various pieces are duplicated in scattered sources throughout Europe. His life and work are thus extremely well-preserved for the period, and his position as the most distinguished composer of the century has never wavered.
An excellent resource for studies on Guillaume de Machaut (1300 - 1377), including words to his musique in Ancien Français.
Pet Shop Boys - Fundamental (prod. Trevor Horn)
Pet Shop Boys et Trevor Horn. Deux grands noms de la Synthpop qui se retrouvent pour produire un album du même genre. Fin des années 1980, ça pouvait encore exciter. Mais en 2006 ? J'avoue avoir été un peu déçu par ce Fundamental mais n'était-ce pas déjà le cas de leurs précédentes collaborations ?
Sur Introspective, deux titres purement House relèvent de ce partenariat ; une production originale « Left To My Own Devices » et une reprise « It's Alright ». Sur le premier, si les arrangements passent très bien sur le refrain, le choix d'une version longue (8 minutes) impose forcément de combler le vide de certains passages. Et Trevor y va à fond, à grand coup de cordes et de cuivres ; une grandiloquence qui fonctionne par à-coups mais qui pourra paraître exagéré. Le second a beau être une version corrigée d' « It's Alright » de Sterling Void, c'est ici la composition qui pêche, on s'ennuie d'absence mélodique et le grand travail sur les chœurs ne sera pas assez pour la combler. Sur les dernières minutes, trop de choses finissent par se chevaucher dans le mixage...
Mais qui suis-je pour juger ? Introspective est devenu un classique pour les fans du groupe et cet aura aura sans doute été une des raisons de cette seconde collaboration en 2006.
J'écrivais donc une connerie en introduction, le projet était sans doute attendu par les groupies mais on pouvait tout de même douter de la qualité de ce retour. Pour moi, Pet Shop Boys n'avaient pas sorti de grands albums à l'époque depuis Very Relentless en 1993, donc 13 ans plus tôt ! Ils s'étaient tournés en 2003 vers un son plus acoustique avec un Release à l'accueil mitigé duquel je ne garderai qu' « E-mail » et « Samurai in Autumn » (ce dernier étant déjà à nouveau un titre totalement électronique). Quant à Trevor Horn, à part le coup de chance T.A.T.U et un autre album avec Seal, on ne l'entendait plus trop sur la scène mainstream... Une chose est certaine, avec plus d'un million d'albums vendus, une 2ème place dans les charts européennes et une reconnaissance critique, Fundamental est considéré comme un retour en forme de la bande après une période de mou. Pour ma part...
L'album s'ouvre sur « Psychological », synthpop minimaliste, qui ne semble aller nulle part, et qui laisse transparaître ici et là la patte sonore, déjà connue de ce cher Trevor. Patte qui explose une première fois sur « Sodom and Gomorrah Show », tout en arpegiattor, en orchestration virevoltante, en guitare électrique qui sonne les accords sur les refrains comme une bon vieux Buggles, dont les chœurs à la fin ne sont rien d'autre que la réminiscence du classique « Video Killed the Radio Stars ». Beaucoup de nostalgie et d'artifices... pour pas grand chose, les PSB ne concrétisant jamais par une composition mémorable. Le duo n'a jamais été grand mélodiste quand on y pense, ils ont livré certes quelques tubes dans les années 80, arrivent de temps à autre à faire ressortir des hooks de leurs improvisations mais ça tombe souvent à l'eau, comme la balade pompeuse « I Made My Excuses and I Left » qui suit, seulement sauver par les expérimentations façon « Art of Noise » en début de titre. « Minimal » et son Vocoder nasillard est déjà plus rigolo, le titre rebalancé sur le L et le R de ton stéréo est autant une bonne idée qu'elle peut agacer, sûrement due encore à Horn, qui finit le morceau tout en corde, rappelant son « Elstree ». Un bon single. Il raconte en interview qu'il a été, sur tout l'album, bien plus radical dans ses premières propositions d'arrangements et heureusement que PSB étaient là pour lui dire de se calmer un peu.
« Numb », seconde balade pompeuse de la galette, contraste avec « Luna Park » qui aurait pu en être la troisième, s'il n'y avait pas ce petit gimmick évolutif au piano (puis au synthé) à chaque fin de phrase, donnant toute sa saveur et relevant le plaisir, l'atmosphère de la pièce. « I'm With Stupid », également sorti en single, est un peu plus convenu, rien ne marque que ce soit dans la compo ou sur la prod'. Va savoir pourquoi, il a plutôt bien servi à lancer l'album dans les charts et à contribuer à son succès. J'apprécie un peu plus « Casanova in Hell », titre qui aurait très bien pu être signé par ABC, commençant presque comme une balade pompeuse, encore une fois sauvée par les arrangements, que ce soit la sorte de voix auto-tunée qui double le chant sur les couplets, les claviers 8bits merveilleux ou les chœurs sur le refrain accompagnés d'orchestre, offrant de brefs instants d'ampleur. « Twentieth Century », ne semble pas savoir où il va, à la façon du « Psychological » d'ouverture, malgré quelques efforts expérimentaux et électroniques. « Indefinite Leave to Remain » est une balade mais moins pompeuse que les précédentes, elle est presque même plus entêtante. On finit enfin sur « Integral » qui porte bien son nom, retombant dans les mêmes travers que les autres morceaux électroniques du projet, en Eurodance, avec encore plus de hooks, d'effets spéciaux, et un refrain restant presque en tête !
Non, c'est très inégal. C'est même de la magie que l'on arrive à nous faire croire en ces morceaux tellement le contraste entre la Synthpop minimaliste et les orchestrations grandiloquentes du producteur est visible... Ça m'a beaucoup parlé car je suis fan du monsieur, j'y ai retrouvé beaucoup d'auto-références et j'ai l'impression que c'est surtout du à son talent (quand il n'en fait pas trop) que l'on ressort pas déçu de l'ensemble. PSB, quant à eux, y continuent à être le groupe moyen qu'ils sont depuis le milieu des années 90, avec parfois un éclair de lucidité. On en a fait peut-être un peu trop sur leur « longévité », même s'ils continuent à produire et sortiront d'ailleurs leur dernier grand single en 2009 avec « Love Etc. » (malheureusement moins populaire qu'il aurait du).
Recommandation : ***/5
Retrospective Chantal Goya
Suite à l'analyse de mon enfance musicale sur ma page Facebook, je me suis donné comme mission d'écouter les 14 albums studios de cette chère Chantal, histoire d'observer si j'apprécie réellement le génie mélodique de Jean-Jacques Debout (son mari et compositeur attitré) ou si ce n'est que la nostalgie qui parle.
Zikplay : plonge-toi dans l’univers musical du chanteur Mesut Kurtis
Les fans de musique ont une chance unique de découvrir les chansons captivantes du chanteur Mesut Kurtis sur Zikplay, une plateforme de streaming musical. Les utilisateurs peuvent facilement accéder à la discographie complète de la star en explorant son talent et sa diversité musicale grâce à la rubrique dédiée aux artistes. Écoute illimitée des mélodies de Mesut Kurtis En devenant membre de la…
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Discographie Madonna : Ray of Light
Après la naissance de sa fille Lourdes, Madonna décide de s'intéresser aux mystères de la vie, découvrant aussi bien l'ésotérique Kabbale que la spiritualité orientale. Pour encadrer ces nouvelles inspirations, elle rencontre enfin William Orbit, qui lui avait déjà signé des versions alternatives de « Justify My Love » et « Erotica » et dont elle appréciait le travail solo sur ses « Strange Cargo ». Le courant passe et donnera lieu à ce qui est considéré encore aujourd'hui comme le meilleur album de Madonna : Ray Of Light.
Difficile de mieux partir il faut dire, « Frozen » en premier single est d'une grâce à faire pâlir les religieux qu'elle provoquait auparavant. Là où je trouvais les arrangements symphoniques de Massive Attack maladroits sur « I Want You », ici ils se marient avec pure délicatesse à la production électronique d'Orbit. J'ai rarement entendu aussi soigné au sommet des charts. La magie qui sous-tendait certaines de ses précédentes pièces se révèle ici complètement. Et se diffuse sur les titres qui la suivent sur l'album ; « The Power of Good-Bye » (quatrième single choisi, d'emblée une de ses plus belles balades) et l'étrange « To Have and Not to Hold », aux charmes encore une fois prolongés par le travail méticuleux d'Orbit.
Les amateurs de trip-hop profiteront encore d'autres jolis moments, comme le 3ème single « Substitute for Love », qui ouvre ici l'album. Mais c'est un son plus techno qui compose l'autre moitié de l'album. Ainsi, le single « Ray of Light » part dans une direction plus folle, où l'on peut profiter des précédentes améliorations vocales de Mme Ciccone, pour essayer de toucher l'indicible avec elle. Je suis moins convaincu par le cinquième single, le dansant « Nothing Really Matters », que j'aurais plus entendu sur un de ses deux précédents albums. « Sky Fits Heaven » aurait fait un meilleur dernier single, sur le même rythme que le titre éponyme. Quant à « Skin », je ne suis pas sûr que le BPM choisi convienne aux allures méditatives de la composition.
De nombreuses touches orientales viennent infiltrer ces ambiances électroniques et psychédéliques, rappelant les préoccupations de la madone, au point d'en faire trop ; on aurait pu se passer du single « Shanti », où elle se met à chanter en sanskrit sur des rythmes tribaux filtrés en fond – c'est too much, on avait compris ces inspirations sans cela ! Je ne sais toujours pas quoi penser de « Little Star », où Madonna semble chanter pour sa fille, la tête dans les étoiles, le seul titre où Orbit n'est pas crédité. Mais l'orchestre en milieu de piste finit toujours par me convaincre... C'est de toute façon un de ses albums dont on aura pas fini d'entendre toutes les subtilités. Il fallait que je brosse plus de titres qu'à mes habitudes, au moins pour rendre honneur au véritable travail d’orfèvrerie musical qui a été rendu, malgré mes quelques réticences sur certains titres un peu moins poussés, dont le « Mer Girl » atmosphérique final. La critique et le public ont été unanimes, la spiritualité a vaincu la sexualité. Ce sera le quatrième album le plus vendu de l'artiste, le fameux album de la maturité... Mais qu'est-ce qu'on fait après avoir réalisé un Ray of Light ? Recommandation : ****/5
Madonna Discographie : Something to Remember et Evita
En 1995 sort Anamorphosée, communément admis comme le meilleur album de Mylène Farmer par ses fans, enfonçant le clou d'une discographie pour le moment sans fausses notes, avec des titres plus Rock et d'autres sonnant comme du Lana Del Rey avant l'heure, toujours dans un même imaginaire mélancolique et cohérent. Si on compare, Madonna semble s'être déjà fondu dans 1000 personnages depuis qu'elle a commencé et cette décennie montre déjà une baisse d'inspiration musicale. Mais « Que Nenni » répond la Queen of the Pop, ce sont les polémiques qui ont occulté la musique, et la compilation Something to Remember est là pour nous le rappeler.
Personnellement, elle m'a surtout rappelé que je n'apprécie guère les balades mielleuses de la Ciccone, et cette compil' insiste peut-être un peu trop dessus pour adoucir son image. Il y a bien « Oh Father » ou « Take A Bow » auxquelles j'adhère toujours autant mais le reste... Massive Attack est à la prod' sur la reprise d' « I Want You » de Marvin Gaye mais je ne crois jamais à ces arrangements symphoniques grandiloquents (et puis j'avoue n'avoir jamais été grand fan du groupe de Bristol, hormis 2-3 de leurs tubes). Les deux autres inédits, « You'll See » et « One More Chance », sont co-écrites par David Foster, qui à la même période travaillera aussi avec Céline Dion, et le résultat sonne au final aussi lambda qu'attendu. On retrouve enfin d'autres tirés de films qui n'étaient apparus sur aucun album jusque là - « I'll Remember », « Crazy For You », « This Used to be My Playground » - mais qui sonnent comme des clichés d'époque, romantiques principalement pour vendre le film qu'ils illustrent. Tout cela est au mieux un bon CV pour ceux qui ne croyaient pas encore à la voix de la Madone.
L'année suivante sort la bande-originale d'Evita, du film réalisé par Alan Parker, un retravail de la comédie musicale du même nom sorti en 1976, que Madonna aimait beaucoup et dont elle prend le premier rôle. Pour une fois, elle va vite trouver ses limites vocales durant l'enregistrement, rebossant alors avec une coach pour mettre en boite ces 46 pistes... Finalement, ces difficultés ne s'entendent plus sur le résultat final, aux côtés d'Antonio Banderas et Jonathan Pryce, conduit par le compositeur original Andrew Lloyd Weber. C'est un peu difficile de le considérer comme un album de Madonna car on y retrouve jamais sa patte ; il y a bien ces airs hispaniques qui s'en dégage mais jamais ils n'aboutissent sur des chansons véritablement Pop, comme l'avait pu faire I'm Breathless pour le film Dick Tracy. Le son fait très classique, BO de comédie musicale, sans grand intérêt en dehors du film si ce n'est ces arrangements allant du Rock à la musique latine, avec bien sûr un grand orchestre symphonique.
N'empêche que ça aura permis à Madonna de remporter un Oscar, enfin consacrée en tant qu'actrice dans un film aux critiques pourtant mitigées, même sur les performances vocales. L'album se vendra bien pour une comédie musicale, mais peu par rapport aux chiffres que fait habituellement la Queen, même en dessous d' I'm Breathless. Pour Something to Remember, on est évidemment loin du succès de la précédente compil' The Immaculate Collection mais elle se vendra tout de même à plus de dix millions avec le temps. Il faudra l'album suivant pour que la belle retrouve enfin toute son aura Pop. Recommandation - Something to Remember et Evita : **/5
Madonna Discographie : Vogue, I’m Breathless et The Immaculate Collection
Madonna rentre dans les années 90 avec « Vogue », dans le top 3 de ses plus gros singles, co-écrit avec Shep Pettibone qu'elle avait déjà repéré sur sa compilation de remixes You Can Dance. Elle a eu le nez creux puisqu'en s'adressant directement à la communauté gay (la « Vogue » étant dansée par les homosexuels depuis les années 30), sur une instru House , genre qui commençait à devenir grand public et clippé par un David Fincher inspiré avec le petit scandale qui va avec (on voit la poitrine de la madone à travers son veston transparent), le titre avait tout pour marcher et se vendre à plus de 8 millions d'exemplaires. Il est juste dommage qu'il en a éclipsé le reste de l'album sur lequel il s'est retrouvé.
I'm Breathless, c'est Madonna comme vous ne l'avez jamais entendu et vous ne l'entendrez plus jamais. Inspiré du film « Dick Tracy » dans lequel elle joue aux côtés de Warren Beatty, l'album s'ouvre sur « He's a Man », digne d'une BO de James Bond, alors même qu'elle se retrouve avec l'éternel Patrick Leonard à la co-écriture. « Sooner or Later », jazz-blues antique, si elle ne m'a pas marqué à la première écoute a tout de même fait remporter l'Oscar de la meilleure chanson originale à son compositeur Stephen Sondheim. Puis les pistes prennent des airs de cabaret des années 30. Avec « I'm Going Bananas », on croirait entendre les prémisses du « Sancho de Cuba » interprété par Jim Carrey dans « The Mask ». Et... c'est moi où « Now I'm Following You (Part.II) » est précurseur de l'électro-swing ? Ce qui étonne le plus, ce sont les multiples interprétations vocales de Madonna, tantôt grosse voix Soul, tantôt grave (« Something to Remember », « What Can You Lose »), tantôt délurée et enjouée (« Hanky Panky », « More »), tantôt enfantine et mutine (le cartoonesque et vintage « Cry Baby »), tantôt tout ça (« Back in Business ») ; elle arrive à jouer qui elle veut de par ses voix et prouve ici qu'elle aurait pu être grande actrice de comédie musicale.
Le projet ne plaira pas à tout le monde, I'm Breathless est d'ailleurs considéré comme un album mineure de la Ciccone, son extravagance le rend malgré tout à part dans sa discographie et il reste à féliciter les musiciens qui sont derrière, d'avoir su manipuler les genres pour rendre ce fourre-tout oldies cohérent, passionnant et amusant à suivre.
Histoire de couronner la décennie passée sort l'ultime The Immaculate Collection, encore aujourd'hui son album le plus vendu et la compilation la plus vendue au monde par une artiste féminine. On y retrouve tous ses tubes passés donc (même ceux que j'apprécie moins comme « Crazy For You »), quelques versions remixées, mais aussi « Vogue » et comme si ça ne suffisait pas, « Justify My Love », un nouveau hit co-écrit avec Lenny Kravitz, à l'ambiance pesante et prenante, dont le clip qui pue le sexe a vite fait d'être censuré... et donc a contribué à son succès. Timing parfait pour débuter cette décennie s'annonçant... « érotique ».
Recommandation : I'm Breathless : ***/5 The Immaculate Collection : ****/5