Je ne perds pas de vue que si jâaime Warburg, câest dâabord parce quâil a passĂ© sa vie Ă ranger des fiches et des livres (T. Viel)
Quand je pense Ă Warburg, quand je vois tout ce qui sâest Ă©crit sur Warburg ces derniĂšres annĂ©es, je ne perds pas de vue que ce qui me lie Ă lui est beaucoup plus naĂŻf et plus enfantin que tout le savoir warburgien. Je ne perds pas de vue que si jâaime Warburg, câest dâabord parce quâil a passĂ© sa vie Ă ranger des fiches et des livres, Ă fabriquer une bibliothĂšque, Ă regarder des timbres Ă la loupe, Ă faire des albums, Ă coller des images les unes Ă cĂŽtĂ© des autres, comme un enfant qui classe et range ses collections et sâĂ©merveille infiniment de les manipuler, de les organiser sans cesse, pourvu que par cet usage des heures et des images il finisse par croire sây retrouver, en un agencement de pensĂ©es dont la vertu, sâil doit y en avoir une, sera de sâĂ©panouir dans le montage dâelles et selon la seul rĂšgle, par ailleurs warburgienne, dâun âbon voisinageâ.
(Icebergs, p.48-49)
















