Ma rencontre avec Christian Bobin
27 octobre 2019. Comme je le disais dans la précédente publication, cela fait désormais six ans que les œuvres de Christian Bobin m’accompagnent. Il y a six ans, j’ouvrais Prisonnier au berceau, entre deux lectures pour l’université. « Le feu des chambres », comme il l’a écrit. Cette lecture a réveillé mes sens.
Est venue ensuite une plongée dans toute son œuvre, dans « les différentes régions du ciel » ; un mélange entre lectures et contemplation de la vie. En effet, pendant environ six mois, je lisais avec entrain et enthousiasme ses parutions. La découverte — ou plutôt la confirmation — de l’existence d’un monde vrai, sensible, poétique, humain. Tout cet enchaînement de lectures s’est, comme vous le remarquerez, passé lors du premier confinement. Un mélange d’air frais dans ces moments de réclusion sociale.
Juillet 2020. Je décide de lui écrire une lettre, afin de le remercier pour les sensations des derniers mois. Environ une semaine après, je reçois une enveloppe colorée avec le talisman à l’intérieur : Christian Bobin m’avait écrit une lettre. Ensuite, et pendant deux ans, nous correspondions régulièrement, à la fois autour du travail de recherche que je lui ai consacré (toujours en guise de remerciement) qu’émotionnellement.
Aujourd’hui, j’ai à cœur de partager son œuvre vivifiante, à qui, à quel cœur, voudra bien.