A vous tous, êtres trop sensibles, que sans cesse la vie blesse, vous êtes mes sœurs et frères d’armes, d’âme et de larmes…
V. H. SCORP

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A vous tous, êtres trop sensibles, que sans cesse la vie blesse, vous êtes mes sœurs et frères d’armes, d’âme et de larmes…
V. H. SCORP

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Mon coeur reste pris par le passé,
Loyal à tous nos moments
Tous ceux qui m’ont tant blessé,
Quand tu t’es rendu absent
Mon 29 ème dessin du inktober 2019
Mais c'était justement le faible qui devait savoir être fort et partir quand le fort était trop faible pour pourvoir blesser le faible.
Kundera (L’insoutenable légèreté de l’être)

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Mettre du sang dans la mer
Sous forme de note un sentiment qui vient du fond des abysses. Rancœurs qui remontent. Goût verdâtre, marécage dans la bouche. Dégoût, nausée. Un peu de colère. Retour à la peau fine. Peau fine au niveau du ventre et du cœur. Mémoire du corps qui se souvient de ce que ça fait, la contrariété. Sentiment un peu oublié. Peau de chagrin, mais pas celle de Balzac, celle qui pleure littéralement sur les parois. Fragilité, comme si le cœur devenait une feuille de papier d’or. L’impression d’une imposture, d’un vaste jeu dangereux.
Il demande des nouvelles. Jeter du sang dans la mer. Attiser la curiosité en livrant un peu de soi-même. Voir qu’il ne prend pas la perche. Il parle juste de lui. Pas changé. Pas d’intérêt. Le jeu ne prend pas. Sentiment de l’absolu néant de cet échange, de l’impasse dans laquelle on s’embarque et se fond. Se sentir vivant, le temps d’une seconde volée à la culpabilité, à la faute. Parce que c’est de ça qu’il s’agit. Retrouver le feu brûlant de l’espoir, de la vie, de la terreur, de la violente et affreuse tristesse. La vie dans la pénombre qui circule douloureusement dans les veines. Oui. Savourer la brûlure. Et puis ne plus répondre un mot. « Mettre un verrou aux mâchoires », comme l’écrit Char, pour éviter qu’il vous morde.
Mettre du sang dans la mer. Tirer à soi pour croquer, pour blesser. Tirer à soi parce qu’il est toujours bon de se sentir désiré. Couper un peu de son âme, parce que ça fait vibrer de sentir la tension. Mais quand le poisson te mord avant que tu n’aies le temps de le faire, voilà comme tu finis exsangue. Mettre du sang dans la mer et se hisser douloureusement sur le rivage.
On critique souvent le mensonge, mais nos vies sont pleines de mensonges nécessaires, dans nos attitudes, nos comportements, nos discours, nos rapports aux autres, par ailleurs, mentir pour ne pas blesser, pour moi est preuve d’humanité…
V. H. SCORP
La rupture amoureuse blesse l’âme tout autant que la chair car les larmes ne suffisent pas évacuer toute la douleur qu’elle inflige…
V. H. SCORP