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GĂNOCIDE CULTUREL DES FRANCOPHONES
Voici les principales dates qui, en supprimant les Ă©coles françaises, le Canada a provoquĂ© le gĂ©nocide culturel (ethnocide) des Francophones. En 1864, la Nouvelle-Ăcosse ferme les Ă©coles françaises. En 1871, le Nouveau-Brunswick, en 1877, l'Ăle-du-Prince-Ădouard, en 1892, l'Alberta et la Colombie-Britannique, en 1896, le Manitoba, en 1902, la Saskatchewan et en 1912, l'Ontario font de mĂȘme. Sur la photo, le chapitre du Ku Klux Klan Ă Kingston, Ontario, le 31 juillet 1927.
La Maison Nivard-De Saint-Dizier vers 1907, construite en 1710 par les religieuses de la Congrégation Notre-Dame à qui Zacharie Dupuis avait légué son fief
Verdun, Montréal, Québec
"Contemplation", de l'artiste français Thomas Couture, vers 1875.

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La croix janséniste est un crucifix dont les bras du Christ sont presque verticaux. Représentant une théologie stricte issue du jansénisme, cette iconographie illustre la conviction que le Christ n'est mort que pour le salut des « élus », et non pour toute l'humanité, s'opposant ainsi à la croix traditionnelle aux bras ouverts.
Ce type de crucifix est nĂ© au XVIIe siĂšcle, une pĂ©riode oĂč le mouvement jansĂ©niste a profondĂ©ment marquĂ© la pensĂ©e religieuse en France (notamment autour de l'abbaye de Port-Royal).
Contrairement aux bras du Christ en croix classique qui s'étendent à l'horizontale pour accueillir tous les hommes, les bras presque verticaux (ou en « V » trÚs fermé) symbolisent le dogme de la prédestination : l'étroitesse du sacrifice reflÚte le nombre limité d'élus.
Le corps du Christ, souvent sculpté en ivoire ou en os, adopte une posture qui semble exprimer l'angoisse plutÎt que l'apaisement.
Bien que l'on qualifie l'Ćuvre de « jansĂ©niste » dĂšs le XVIIe siĂšcle, les historiens de l'art attribuent l'essor de cette forme iconographique au peintre baroque Pierre Paul Rubens et Ă des sculpteurs comme Georg Petel, qui ne partageaient pourtant pas les thĂšses jansĂ©nistes.
Isle-aux-Coudres, Québec, photo d'Herménégilde Lavoie vers 1941.
Notre-Dame-des-Monts, Charlevoix-Est, photographie de Omer Parent, 1948.
Le 16 juillet 1647, le pÚre Jean de Quen « découvre » le lac Piékouagami (Saint-Jean).
Parti de Tadoussac, il sây fit conduire par deux jeunes Montagnais-Ilnus et parcourut une distance de prĂšs de 200 km, coupĂ©e par dix portages, quâil franchit en cinq jours. Il arriva au lac par la Belle RiviĂšre le 16 juillet. « Ce lac est si grand, Ă©crit le pĂšre de Quen, quâĂ peine en voit-on les rives, il semble estre dâune figure ronde, il est profond & fort poissonneux, on y pesche des brochets, des perches, des saumons, des truittes, des poissons dorĂ©s, des poissons blancs, des carpes & quantitĂ© dâautres especes. Il est environnĂ© dâun plat pays, terminĂ© par de hautes montaignes Ă©loignĂ©es de 3. ou quatre ou cinq lieuĂ«s de ses rives, il se nourrit des eaux dâune quinzaine de rivieres ou environ, qui servent de chemin aux petites nations, qui sont dans les terres pour venir pescher dans ce lac, & pour entretenir le commerce & lâamitiĂ© quâelles ont par entrâelles. »
Salage du saumon, Québec, vers 1907. Photo de Neurdein FrÚres.

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Cette Ćuvre est une enluminure de Jean Fouquet, intitulĂ©e "Remise de l'Ă©pĂ©e de connĂ©table Ă Bertrand du Guesclin", rĂ©alisĂ©e vers 1455-1460 et figurant dans les "Grandes Chroniques de France".
La scĂšne illustre l'Ă©vĂ©nement du 2 octobre 1370, au cours duquel le roi Charles V le Sage nomme le chef militaire breton Bertrand du Guesclin Ă la fonction suprĂȘme de ConnĂ©table de France. Le souverain remet l'Ă©pĂ©e de connĂ©table, insigne majeur du commandement suprĂȘme des armĂ©es royales, Ă du Guesclin agenouillĂ© devant lui.
« Que les pauvres aient le sentiment de leur impuissance, voilà une condition premiÚre de la paix sociale. »
â Maurice BarrĂšs, "Les DĂ©racinĂ©s", 1897.
Cette photographie a été prise en juin 1992 à Sarajevo, au tout début de la guerre de Bosnie-Herzégovine. Réalisée par le photojournaliste espagnol Gervasio Sånchez, elle illustre la réalité du siÚge de la ville, qui a duré de 1992 à 1996
Artiste: Henrik Sievers

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@ultra-rurale
« Les QuĂ©bĂ©cois sont 6 millions perdus au milieu de 250 millions dâAnglo-Saxons. Comment voulez-vous quâils rĂ©sistent sâils ne forment pas le carrĂ©, et si nous ne faisons pas la jonction avec eux ? » (Conversation en 1965 entre de Gaulle et Peyrefitte, « CâĂ©tait de Gaulle », Alain Peyrefitte)
15 juillet 1967 : Charles de Gaulle embarque Ă Brest, Ă bord du croiseur « Le Colbert », en direction du QuĂ©bec. Il sâagit de la premiĂšre visite officielle dâun reprĂ©sentant de lâEtat français dans son ancienne colonie depuis plus de deux cents ans.
De Gaulle avait dĂ©jĂ passĂ© une brĂšve journĂ©e Ă MontrĂ©al en juillet 1944 oĂč il avait dĂ©couvert, stupĂ©fait, que le peuple français sâĂ©tait maintenu en AmĂ©rique. Ceci, malgrĂ© la conquĂȘte britannique de 1763. De Gaulle dĂ©barquera le dimanche 23 juillet Ă lâAnse-aux-Foulons, Ă QuĂ©bec, Ă lâendroit mĂȘme oĂč les Britanniques avaient dĂ©butĂ© la conquĂȘte du Canada en 1759.
La date ne doit rien au hasard non plus. Il dĂ©barque quatre cent trente-trois ans jour pour jour aprĂšs la prise la fondation de la Nouvelle-France par Jacques Cartier au nom de François Ier. Par ce double geste (de temps et de lieu), Charles de Gaulle referme symboliquement la page de la colonisation britannique. Le lendemain il se rendra Ă MontrĂ©al pour inciter les QuĂ©bĂ©cois Ă lâĂ©mancipation avec son historique « Vive le QuĂ©bec libre ! »
Image : Charles de Gaulle à Montréal, juillet 1967, photo Michel Gravel, archives La Presse.