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District montagneux situĂ© dans la province de Yen Bai, au pied de la chaĂźne de montagnes Hoang Lien Son, Ă plus de 300 km au nord de Hanoi la capitale vietnamienne, Mu Cang Chai est une des destinations les plus spectaculaires du Vietnam. Cette destination est rĂ©putĂ©e auprĂšs des voyageurs pour ses fantastiques riziĂšres en terrasse, certaines des plus belles du pays, et pour ses villages des minoritĂ©s ethniques qui peuplent cette rĂ©gion Ă©blouissante de beautĂ©. Un voyage inoubliable au cĆur dâune rĂ©gion prisĂ©e pour les amoureux de la nature et de rencontres captivantes.Â
Les riziĂšres en terrasse de Mu Cang Chai qui dĂ©gringolent en cascades des montagnes sont un vĂ©ritable chef dâĆuvre façonnĂ© par la seule main de lâhomme, un travail titanesque qui fascine les voyageurs. Les riziĂšres en terrasse de Mu Cang Chai font partie intĂ©grante de la culture locale, notamment celle de lâethnie Mongmajoritaire dans cette rĂ©gion reculĂ©e. Les riziĂšres en terrasse de Mu Cang Chai sont inscrites au patrimoine naturel national et chaque annĂ©e se tient le festival des riziĂšres au cours duquel plusieurs activitĂ©s culturelles se tiennent autour du riz et des coutumes locales: danses, chants et musiques traditionnelles, combats de chĂšvre, marchĂ©s ethniques etcâŠ
Les fabuleuses riziĂšres en terrasse de Mu Cang Chai signent l'un des plus extraordinaires sites paysagers dâAsie du Sud-Est. Elles sont visibles depuis la route, appelĂ©e Ă juste titre « la route des photographes », la fameuse route nationale 32 qui relie lebourg de Tu Leet Mu Cang Chai en passant par lecol de Khau Pha, l'un des quatre plus grands cols du Vietnam. La montĂ©e du col depuis Tu Le offre des panoramas vertigineux sur de grandes Ă©tendues de riziĂšres en terrasses. Depuis ce col, des parapentistes sâĂ©lancent pour admirer ce spectacle unique.
Dans le district de Mu Cang Chai vous pouvez quitter la route principale pour vous rendre dans les communes de La Pan Tan, Che Cu Nha et Ze Xu Phinhqui abritent plus de 500 hectares de riziÚres en terrasse qui rivalisent de beauté. La randonnée est une excellente option pour découvrir ses incroyables montagnes sculptées de riziÚres en terrasse.
Les riziĂšres en terrasse, vĂ©ritable marque de fabrique du paysage de Mu Cang Chai sont un formidable systĂšme dâirrigation et de gestion de lâeau qui sont farouchement ancrĂ©s au plus profond de la culture Hmong. L'eau des terrasses provient des cours d'eau supĂ©rieurs et des cascades. Lorsqu'il y a des points bas dans la montagne, il est important de surmonter ce problĂšme en dĂ©plaçant l'eau des endroits les plus Ă©levĂ©s. Le bambou est alors coupĂ© en deux et utilisĂ© comme un moyen de transfĂ©rer de lâeau par gravitĂ© naturelle dans les terrasses. Selon lâexpĂ©rience du peuple Mong en la matiĂšre, lâeau est acheminĂ©e vers la premiĂšre terrasse puis une ouverture est afin dâirriguer la terrasse infĂ©rieure. Ce processus Ă©vite l'inondation des champs et prĂ©serve la fertilitĂ© du sol. Ce type dâagriculture a permis aux Hmong d'augmenter la surface cultivable sur un relief montagneux pentu et accidentĂ© et de mieux conserver l'eau.
La population du district de Mu Cang Chai est majoritairement de Mong, prĂšs de 90%, et de quelques ThaĂŻ et Vietnamiens. Les Mong habitent dans des maisons en bois Ă flanc de montagnes sur lesquelles ils pratiquent ingĂ©nieusement la riziculture inondĂ©e. Vous reconnaĂźtrez les femmes Mong Ă leur costume traditionnel quâelles portent avec fiertĂ© quotidiennement. Un costume en chanvre ou coton teintĂ© Ă lâindigo agrĂ©mentĂ© de brocarts mis en valeur pour un foulard aux couleurs chatoyantes. Les femmes Mong aiment porter de grandes boucles dâoreille, colliers et bracelets en argent.Â
Pour connaĂźtre plus en profondeur la complexe culture Mong, nous vous invitons Ă sĂ©journer chez eux. Certaines familles Hmong accueillent les voyageurs pour la nuit Ă Mu Cang Chai. Si les conditions de confort sont simples, la convivialitĂ© est de mise. Câest une excellente occasion de sâimmerger dans la culture locale et de favoriser un tourisme plus solidaire et Ă visage humain.Â
Pour profiter pleinement des paysages spectaculaires de Mu Cang Chai il est important de bien choisir sa saison.
La plus belle saison est certainement de mi-septembre Ă dĂ©but octobre lorsque le riz est mĂ»re et que dĂ©bute la moisson. Les riziĂšres sont alors couvertes dâune jaune couleur or vraiment saisissant.
En mai, lorsque les riziĂšres sont inondĂ©es juste avant le repiquage les riziĂšres se transforment en dâimmenses miroirs oĂč vient se reflĂ©ter le ciel. Juin, juillet et aoĂ»t le riz mĂ»rit, les riziĂšres sont dâun vert tendre mais il fait chaud et les orages sont frĂ©quents.
Le reste de lâannĂ©e les riziĂšres sont assĂ©chĂ©es et il peut faire trĂšs froid fin dĂ©cembre et janvier.
đđđąđđđđđ©đ€đ â , which can be loosely translated as âđ„đđ§đšđ€đŁ đŹđđ€ đđđ©đš đ€đ§ đ©đđ„đšâ are traditional stick and bamboo tattoo artists of the đđđĄđđŁđđ đ„đđ€đ„đĄđ. The traditional practice of hand-tapped body art began with the Kalinga head-hunters and Butbut warriors thousands of years ago. Men were only able to get a tattoo after they had killed another person in combat- it was a sign of đšđ©đ§đđŁđđ©đ, đ„đ€đŹđđ§, a sign of đđ€đąđđŁđđŁđđ and đąđđšđđȘđĄđđŁđđ©đź. For women of the Kalinga, it was the complete opposite- tattoos were a sign of đđđđȘđ©đź and the more tattoos that adorned your body translated to how beautiful you were perceived.The practice of Mambabatok- derived from the Tagalog word of đœđđ©đ€đ , translates to hit or tapâ which is the repeated action Whang-Od performs with her bamboo tool to permanently etch and embed intricate and traditional designs that boast meanings of power, family, strength and sacrifice.

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Kupang c'est la capitale de l'ile de Timor et en mĂȘme temps celle de la province du Nusa Tenggara Timor Le nombre de ses habitants doit ĂȘtre proche de 500 000 C'est une ville bĂątie sur des collines , disposant bien sur d'un site portuaire important le Port de Tenau . Pour se dĂ©placer en ville on utilise des bemos hautement colores et il est fortement conseille d'avoir des boules kies sur soi . Pur vous donner une idĂ©e on appelle ces bemos des discothĂšques roulantes La ville se rĂ©vĂšle possĂ©der plein de coins et de recoins plein de charme ainsi que de nombreuses plages a proximitĂ© dont la fameuse plage de galets multicolores Une ville qui mĂ©rite de s'y attarder avant que de s'embarquer pour Roti ou se rendre sur les hauts plateaux de Soe
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Kupang est la capitale de l'ile de Timor et en mĂȘme temps celle de la province du Nusa Tenggara Timor

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Comment les descendants des artisans du Taj Mahal perpétuent le travail ...
TOP 3 des TEMPLES Ă CHIANG RAI, ThaĂŻlande.
La ville des rues sans nom
Il ne viendrait jamais Ă lâesprit dâun phnompenhois de se repĂ©rer dans sa ville au moyen dâune rue. On utilisera le nom dâun quartier, dâune pagode, dâun marchĂ©, voir dâune ambassade pour indiquer lâendroit oĂč lâon souhaite se rendre.
Les nouveaux venus font souvent lâerreur de pointer une rue sur le plan en sâimaginant que le conducteur de moto ou de Tuk tuk saura les y conduire alors que dans la philosophie locale on ne se rĂ©fĂšre pas Ă la rue : un non lieu qui en soi ne saurait ĂȘtre le siĂšge de quoi que ce soit; Ă cet Ă©gard, le numĂ©ro est rĂ©vĂ©lateur, mĂȘme de façon involontaire.
Une logique protectorale de la dénomination des rues
DĂšs quâil est question de Phnom Penh comme capitale, les dynamiques Ă lâoeuvre sâexercent dans un cadre temporel qui nâexcĂšde pas un siĂšcle et demi. La ville moderne est celle que le protectorat met en place avec des principes bien dĂ©crits par lâarticle de rĂ©fĂ©rence de Christiane Blancot et Aline Hetreau-Pottier « 1863 â 1953, une ville neuve dans un site dâoccupation ancienne ». De 1890 Ă 1920 est mise en place la charpenteurbanistique qui, aujourdâhui encore, caractĂ©rise de nombreux quartiers de Phnom Penh. Une donnĂ©e nouvelle est lâadoption de notions juridiques inexistantes dans le droit coutumier cambodgien : « la rue comme espace public inaliĂ©nable et la propriĂ©tĂ© privĂ©e, individuelle, enregistrĂ©e et cadastrĂ©e... Hors la place de la poste et les quais du canal pĂ©riphĂ©rique, qui constituent des espaces exceptionnels, lâuniformisation de lâespace des rues est la rĂšgle gĂ©nĂ©rale : toutes auront vingt mĂštres de large ». En bref, un de ces modĂšles de ville provinciale française dont la mĂ©tropole saupoudrera lâespace colonial français.
Si lâon se place au dĂ©but des annĂ©es 30, la plupart des noms de rue rendent essentiellement hommage aux personnalitĂ©s françaises qui ont Ă©tĂ© les artisans de la mise en place du protectorat. Bien sĂ»r, au lendemain de la 1Ăšre guerre mondiale, il faut caser les marĂ©chaux Foch et Joffre, Ă lâinstar de toutes les villes de France et des colonies.  A  Phnom Penh câest chose faite Ă Vat Phnom de part et dâautre du siĂšge des bureaux de la rĂ©sidence (lâactuel ministĂšre des finances).
Il est intĂ©ressant de constater que le protectorat Cambodge ne diffĂšre guĂšre des colonies voisines si lâon prend comme critĂšre le degrĂ© de francitĂ© des rues. Sans prĂ©tention Ă lâexhaustivitĂ©, on peut citer quelques exemples : le boulevard Doudart de LagrĂ©e (lâactuel boulevard Norodom) se taille la part du lion et pour cause, car le capitaine de corvette est lâartisan du transfert de la capitale de Oudong Ă Phnom Penh ; la rue Paul Bert est aussi indispensable car il sâagit du thĂ©oricien de la colonisation des dĂ©buts de la 3Ăšme rĂ©publique ; on nâoublie pas non plus la rue Francis Garnier et le quai LagrandiĂšre, clin dâoeil Ă la Cochinchine des amiraux. Il faut noter le fait fascinant que les rues de Phnom Penh alignent tranquillement les noms de personnalitĂ©s qui, si elles en avaient eu lâoccasion, se seraient probablement entretuĂ©es.
On ne trouve quasiment aucun nom cambodgien sur les artĂšres dâimportance, si lâon excepte la rue Ang Duong (1796 - 1860) avant dernier roi avant le protectorat et les quais Norodom et Sisovath, devenus aujourdâhui quai Sisovath.
Le Sangkum Reastr Niyum (1955 - 1970) : lâesprit de Bandung et les amitiĂ©s du prince
LâindĂ©pendance se traduit par un nouveau baptĂȘme en rĂšgle des rues de Phnom Penh. On revisite Ă lâoccasion lâhistoire nationale pour redĂ©couvrir des hĂ©ros dâavant le protectorat comme Ang Eng, avec des dates de naissance et de mort approximatives : 1772 -1797 ; ce dernier donnera son nom Ă la rue du Protectorat et Ă la rue Ohier qui est son prolongement.
La lecture des rues du Phnom Penh dâaujourdâhui nâa rien Ă voir avec ce qui sâest passĂ© depuis 1993 et rĂ©fĂšre obligatoirement au climat de lâĂ©poque du SRN.
Des pays sont Ă©videmment Ă lâhonneur comme le montrent les rues de France et les boulevards de Yougoslavie, de TchĂ©coslovaquie, ou de la confĂ©dĂ©ration de Russie. Le hasard nâest pas de mise et il nây a pas Ă sâĂ©tonner de lâabsence dâune rue des Etats-Unis ; les prĂ©fĂ©rences Ă©tant trĂšs marquĂ©es en faveur des pays socialistes et non alignĂ©s. Beaucoup des grandes artĂšres portent les noms de leaders prestigieux qui vont, Ă lâinstar du prince Sihanouk, marquer la confĂ©rence de Bandung, dont Nehru et Tito. Les absences, par exemple celle de Soekarno, sont aussi significatives.
Les amitiĂ©s et sympathies du prince Sihanouk y sont pour beaucoup dans les dĂ©nominations : Mao Tse Toung, Kim Il Sung (certes beaucoup plus tard) et Charles de Gaulle. PrĂšs du bĂątiment du conseil des ministres se trouve mĂȘme un portrait en mĂ©daillon du dirigeant communiste bulgare Georgui Dimitrov (1882 - 1949). Gageons quâaujourdâhui, en dehors du personnel de lâambassade de Bulgarie et des lecteurs assidus de Hannah Arendt, peu de Cambodgiens ou dâĂ©trangers vivant Ă Phnom Penh savent de qui il sâagit.
Bref, en matiĂšre de noms des rues, lâĂ©poque actuelle est parfaitement tributaire du SRN en dĂ©pit dâun intermĂšde de taille qui ne comprend pas moins de trois rĂ©gimes : la RĂ©publique KhmĂšre (1970 - 1975), le KampuchĂ©a DĂ©mocratique (1975 â 1979) et la RĂ©publique Populaire du KampuchĂ©a (RPK) (1979 - 1992).
Le temps suspendu
Le Royaume du Cambodge qui succĂšde aux accords de Paris et Ă lâopĂ©ration de lâAutoritĂ© Provisoire des Nations Unies pour le Cambodge (APRONUC) voit le rĂ©tablissement des noms des rues de lâĂ©poque du SRN. Il sâagit dâune vĂ©ritable restauration : Monivong avait Ă©tĂ© rebaptisĂ© pendant la RPK Achar Mean (1920 - 1972) alias Son Ngoc Minh, alias Pham Van Hua, du nom dâun grand communiste cambodgien qui connut son heure de gloire dans les annĂ©es 50; la dĂ©nomination de KampuchĂ©a Krom ayant du agacer les dĂ©licates oreilles vietnamiennes, le boulevard Ă©tait devenu celui de lâamitiĂ© KampuchĂ©a â Vietnam ; le quai Sisovath avait, dans lâintervalle, Ă©tĂ© baptisĂ© quai Marx...
Câest finalement une mise entre parenthĂšse de plus de 20 ans dâhistoire Ă laquelle cette restauration donne lieu.
Entre-temps la population originelle de Phnom Penh a disparu et la ville a Ă©tĂ© investie par des campagnards pour lesquels ne peuvent pas faire sens des donnĂ©es essentiellement urbaines comme la sĂ©paration des espaces public et privĂ© ou le rĂŽle de la rue que beaucoup, Ă lâinstar de ce qui se passait dans leur village, considĂ©raient comme un espace dâĂ©levage de volailles.
Dans ces conditions, la question des noms des rues devient Ă©videmment secondaire ; dâautant plus que la discontinuitĂ© de lâhistoire politique du Cambodge (7 rĂ©gimes en moins de 60 ans) a prĂ©disposĂ© Ă des modifications de panthĂ©on qui ont eu des consĂ©quences certaines sur les noms des rues.
A little over 10 years ago, a then-86-year-old Huang Yung-fu faced a dilemma. The Taiwanese government was threatening to knock down his village, as he was the last remaining resident, in attempts to build a more modern apartment complex. He was offered money to pack up his home and move elsewhere, but couldn't bear the thought of leaving the only home he'd ever known in Taiwan. That's when he started painting.
Huang, now affectionately known as âRainbow Grandpa,â was born in China. After fighting in the Sino-Japanese War and World War II, he fought for the Nationalist Party over Mao Zedongâs Communist government. When the Nationalists lost, he and 2 million others fled to Taiwan. It was here that he was housed in a makeshift village put together hastily for incoming members of the military and their families. What was meant to be a temporary solution eventually became home.
So, it came as a shock when, 40 years later, it looked like his home was going to be obliterated. âWhen I came here, the village had 1,200 households and weâd all sit and talk like one big family,â . âBut then everyone moved away or passed away and I became lonely.â With nowhere to go, he turned to art to ease his suffering.
First, he painted a small bird on his bungalow. It continued with cats, birds, and people that began flowing across the vacant buildings in the village. Then, in 2010, a local university student stumbled upon the village and after hearing Huang's story, vowed to help. He snapped a few photos of the village and began a fundraising campaign and petition to save it from destruction.
The news quickly went viral and âRainbow Grandpaâ was born. Capturing the heart of the nation, the colorful village became a huge draw for tourists and it continues to bring over a million visitors each year. Best of all, Huang gets to keep his home.
âThe government has promised me they will keep this house and this village,â he said. âI was so happy and thankful.â

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Paintings of 'Rainbow Grandpa,' 97, save Taiwan village
Vivre avec les morts de Chbar Ampov
Câest un petit bidonville Ă la pĂ©riphĂ©rie de Phnom Penh, Chbar Ampov, rien de trĂšs original ni de trĂšs nouveau si ce nâest que les baraquements et abris de fortune sont construits autour des tombes dâun cimetiĂšre vietnamien.
Quelques dizaines de familles vivent ici, victimes de lâexclusion, de la pauvretĂ©, ou de la malchance aprĂšs avoir entrepris le voyage depuis leur province pour tenter de trouver une vie meilleure dans la capitale.
Avec une croissance démographique annuelle à deux chiffres, Phnom Penh a du mal à proposer des habitations pour les habitants à trÚs petits revenus, ils seraient ainsi plusieurs milliers à avoir élu domicile autour de cimetiÚres, créant ainsi de petites communautés, des villages dans la ville, au sein desquels prostitution, abus, drogue et maladies sont malheureusement présents.
Dans cette communauté, la présence des morts ne semble pas affecter particuliÚrement les enfants qui deviennent rapidement souriants ni les adultes. Les enfants jouent autour des tombes, grimpent dessus. Certains adultes utilisent les dalles autour des tombes pour laver le linge ou faire sécher riz et viande.
La dĂ©sinvolture vis-Ă -vis de la prĂ©sence de tombes pourrait peut-ĂȘtre sâexpliquer par une conception trĂšs diffĂ©rente des Cambodgiens concernant les dĂ©funts. Avec la prĂ©dominance de la religion bouddhiste, les crĂ©mations sont de loin le sort le plus frĂ©quent rĂ©servĂ© aux morts dans le royaume. La tombe chrĂ©tienne traditionnelle et lâenterrement seraient donc des concepts tout Ă fait diffĂ©rents chez les Cambodgiens, voire inconnus pour une grande partie dâentre eux.
Certains habitants ont mĂȘme utilisĂ© les tombes comme une extension de leur habitation, y installant un potager ou quelques siĂšges pour en faire un endroit de dĂ©tente.
Quant Ă Ă©voquer les fantĂŽmes, un jeune habitant aux avant-bras tatouĂ©s, assis sur sa mobylette et fumant des cigarettes bon marchĂ© rigole en dĂ©clarant : «â⊠câest vrai quâon y pense un peu au dĂ©but, mais aprĂšs on sây fait. Si les esprits des morts enterrĂ©s ici rĂŽdent, câest plutĂŽt nous qui les dĂ©rangeons, pas lâinverseâŠâ».
Quelques enfants ont la chance dâaller Ă lâĂ©cole du quartier. Certaines familles gagnant suffisamment dâargent pour se nourrir et assurer lâessentiel, mais pas suffisamment pour se loger convenablement
Si quelques-uns ont des emplois, lâactivitĂ© la plus frĂ©quente reste la collecte des dĂ©chets, le travail sur les chantiers de construction, mais aussi la prostitution qui permet Ă quelques familles de survivre, mais en a prĂ©cipitĂ© dâautres dans le malheur avec lâapparition du sida, plusieurs jeunes filles et mamans sont sĂ©ropositives, mais bĂ©nĂ©ficient dâun petit soutien avec des visites rĂ©guliĂšres dâune assistante sociale.