Proserpine
Depuis que tu dors au jardin, Je ne t’apporte plus de roses. Entre inoubli et anodin, Tant de souvenirs que j’arrose.
Je ne t’apporte plus de roses, Toute la nature est à toi. Tant de souvenirs que j’arrose À coups d’absinthe, de vodka.
Toute la nature est à toi Jusqu’aux griffes de l’aubépine. À coups d’absinthe, de vodka, Je révère une proserpine.
Jusqu’aux griffes de l’aubépine, Danse l’éclat du papillon. Je révère une proserpine Où ont poussé les endymions.
Danse l’éclat du papillon Qui rêve de vivre en automne. Où ont poussé les endymions, Seules fleurent des anémones.
Qui rêve de vivre en automne Quand on a l’ombre d’un noyer ? Seules fleurent des anémones, J’écris ces mots pour t’oublier.
Quand on a l’ombre d’un noyer, Les journées deviennent quiètes. J’écris ces mots pour t’oublier, Mais tu vis toujours dans ma tête.
Les journées deviennent quiètes Entre inoubli et anodin. Mais tu vis toujours dans ma tête Depuis que tu dors au jardin.










